vendredi 17 janvier 2025

Centenaire du poète René Ghil (1862 - 1925) par Jean-Pierre Bobillot

 René François Ghilbert dit René Ghil :
27 septembre 1862 — 15 septembre 1925
Le lui-même aujourd’hui bien oublié MARCELLO-FABRI formulait
déjà, aux p.86-87 de son « essai de mise en ordre théorique et
critique » : 1925 et notre art, édition de l’époque (1925), cet
amèrement perspicace constat :


« [...] René Ghil, créateur de l’instrumentation verbale, et
poète de la métaphysique émue. Parti de la science la plus
positive, le système ghilien va jusqu’à la spiritualisation de
la matière. Ainsi donc, « abscons », « abstrus »,— selon l’ha-
bituel critère de ceux qui, ayant du mal à définir, assument
tout de même la redoutable mission de juger,— René Ghil
est une force que tous les dix ans de jeunes équipes enri-
chies abandonnent sans gratitude. »

suivi d’une note — ajoutée en vue de l’impression prochaine —
exprimant « [s]on espoir que justice un jour sera rendue à cette
grande mémoire. »

— Où en sommes-nous ? :

• Traité du Verbe. États successifs [de 1885 à 1904], présenté &
annoté par Tiziana Goruppi, Nizet, 1978 ;
• Légende d'Âmes et de Sangs (fac simile de l’originale [1885]),
Plein Chant, 1997 ;
• Le Vœu de Vivre & autres poèmes choisis & présentés par
Jean-Pierre Bobillot (avec CD : « Chant dans l’espace » lu par
R.G. [1913] & autres fragments lus par J.-P.B. [2004]), Presses
Universitaires de Rennes, 2004 ;
• De la Poésie Scientifique & autres écrits, texte intégral con-
forme aux originales [1909, 1920] + textes choisis, présentés
& annotés par J.-P.B., Ellug / UGA-éd. (Univ. Stendhal Grenoble
III / Univ. Grenoble Alpes), 2008 ;
• Chant dans l'espace & Poèmes séparés, La Termitière, 2012 ;
• Les Dates et les Œuvres. Symbolisme et Poésie scientifique,
texte intégral de l’originale [1923] vérifié sur le manuscrit
[1922], présenté & annoté par J.-P.B., Ellug / UGA-éd., 2012 ;
• Les Dates et les Œuvres. Symbolisme et Poésie scientifique,
présenté par Anne Gourio, Labex Obvil [en ligne], U. Paris-
Sorbonne, 2013 ;
• Le Pantoun des Pantoun, texte de l’originale [1902] dans
l’ensemble « Je vous écris d’un pays lointain », « La Bibliothèque
des Impardonnables », fario, 2017 ;
• La Preuve égoïste suivi de Le Meilleur Devenir, préfacé par
Camille Sova, éd. Poétisthme, 2021 ;
* Jacques Jouet, Échelle et Papillons : le Pantoum (comprenant
le fac simile de l’originale du Pantoun des Pantoun [1902]), Les
Belles Lettres, 1998 ;
* J.-P.B., Trois Poètes de trop. Divagations sur René Ghil, Jean-
François Bory, Lucien Suel (comprenant la version enfin resti-
tuée en son intégrité, conformément au manuscrit, du chant VII
du Pantoun des Pantoun), éd. Patrick Fréchet / les presses du
réel, 2020.
— À suivre ?...

J.-P.B., le 8/1/2025

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jeudi 2 novembre 2023

R.R. 2 Christophe Tarkos

 De 1993 à 2000, Christophe Tarkos (en compagnie de Nathalie Quintane et Stéphane Bérard) fut l'éditeur de la revue R.R. (4 pages au format A4)

Voici le fac-similé du numéro 2 avec des participations de Captain Cavern, Lucien Suel, Ivar Ch'Vavar, Tarkos, Julien Blaine, Thierry Dessolas, Michel Valprémy, Michel Seuphor, Charles Dreyfus et Jean-Pierre Bobillot






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vendredi 2 septembre 2022

Permaculteur - Rockeur du Langage Poétique

 Un entretien avec Lucien Suel mené par "Poésie is not dead" le 27 août 2022 au hameau de La Tiremande. 

 Un panorama de l'activité du poète interrogé dans divers lieux : le jardin, le bureau, la bibliothèque, la salle d'archives, le bois, la terrasse... 

 Le montage est encadré par deux lectures de poèmes en vers arithmogrammatiques "Ossuaire" (1994) et "Les Tas" (extrait du poème "Les Terrils" composé en 2005)



 

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mercredi 2 février 2022

Trois revues poétiques

 En janvier 2022, j’ai reçu trois revues de poésie qui m’avaient sollicité bien des mois auparavant. Dans l’ordre d’arrivée : Le Journal du Bout des Bordes, Bacchanales, La Main de sable.

J’espère que c’est le signe d’un possible retour à la vie au cœur de la funeste période dans laquelle nous sommes encore plongés.


 Le Journal du Bout des Bordes. Le 5 juin 2019, après avoir participé à une table ronde sur les langues régionales organisée dans le cadre du Marché de la poésie, alors que j’errais dans les allées, j’ai rencontré Jean-Luc Parant et Kristell Loquet. Nous avons parlé un moment dans la pluie et le froid. Ils m’ont invité à envoyer quelque chose pour le prochain numéro de cet extraordinaire journal. Ce numéro 15 est daté 29 octobre 2011 – 29 octobre 2021.
Relié, 640 pages, 25,0 cm × 33,0 cm × 5,6 cm.

« Le Bout des Bordes est comme un gigantesque almanach - un arrêt dans le temps - contenant les différentes propositions de près de 300 écrivains et plasticiens : autant d'artistes, autant d'utopies, aux côtés de leur ami Jean-Luc Parant dont la poésie et l'art continuent de former un petit traité de cosmogonie. » (Marcel Le Poney, éditeur)

Historique du Journal du Bout des Bordes, voir ici.

Pour ce numéro, j’ai composé un ensemble arithmogrammatique, un poème en 12 strophes de 12 vers de 12 caractères et offert deux poèmes express somptueusement reproduits, le n° 0611 dédié à Jean-Luc Parant, créateur du journal et le n° 0717 pour Kristell Loquet, directrice de la publication.

 Lors de notre rencontre en 2019, était aussi présente Marie-Sol Parant, fille de Jean-Luc qui m’a proposé de participer à son projet de cartes postales « phrases d’artiste » qu’elle imprime dans son atelier en Normandie. Elle en façonne 50, ensuite numérotées et signées par l’auteur de la phrase. Voici la mienne :


  

 Bacchanales est la revue de la Maison de la poésie Rhône-Alpes. Pour ce nouveau numéro (n°66) intitulé Farandole / Fac’n’Doll, Jean-Pierre Bobillot a eu carte blanche pour réunir 61 poètes et artistes, fournissant un large panorama de la poésie expérimentale d’aujourd’hui. Liste et présentation ici

308 pages dans un format oblong de 15 cm x 29,5 cm, nombreuses pages en quadrichromie.

Ma participation s’intitule « Faut que ça cogne » poema express, 23 versets composés à partir de 23 poèmes express légèrement parfumés de violence verbale.

 

La Main de Sable est une revue récente créée par Laurent Margantin qui rassemble dans chaque numéro des textes manuscrits par les auteurs invités. Le n° 3 vient de paraître avec des travaux de Stéphane Chavaz, Auxeméry, Sergio Schmidt Iglesias, Florence Trocmé, Alain Lance, Claudine Chapuis, Anne Cury-Koenig, Lucien Suel. Il est présenté ici sur le site Œuvres ouvertes.

Après avoir participé aux deux premiers numéros avec des extraits de mon roman « Rivière » qui paraîtra en mars 2022, j’ai proposé un travail réalisé avec le peintre Jean-Pierre Thomas, un petit recueil intitulé Mémorial de sable minute dans lequel apparaissent huit courts poèmes sablonneux : Rose des sables, Langue de sable, Tempête de sable, À chaux et à sable, Pâte sablée, Château de sable, Sables mouvants, La Dune.

 

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mercredi 7 avril 2021

Anthoveaulogie Apôtres O'Connor Bobillot

 60

Les actes des apôtres

7 - 41

 Ils fabriquèrent en ces jours-là un veau (d'or), et ils offrirent un sacrifice à l'idole, et ils se réjouissaient des œuvres de leurs mains.

 

61

Flannery O'Connor

Mon mal vient de plus loin (1956)

Biblos, Gallimard, achevé d'imprimer le 25 mars 1991

page 669

Un jeune nègre qui portait un seau d'aliment pour les veaux parut au coin du hangar aux machines et se dirigea vers elle.

page 690

C'est alors qu'elle déclara : « Et c'est là que papa fait paître ses veaux. »

page 691

« Crois-tu que ça m'intéresse de savoir où il fait paître ses veaux ? Crois-tu que je vais laisser un veau se mettre en travers de mes affaires ? Que cet idiot aille les faire paître où il voudra ; je me fous de ses veaux. »

page 697

- On pourra plus les voir, et ça c'est la pelouse, et mon papa y fait paître ses veaux. »

page 701

Mon papa y fait paître ses veaux. ... « Il te roue de coups, hurla-t-il, et voilà que tu te fais de la bile pour ses veaux.

 

62

Jean-Pierre Bobillot

Morceaux choisis

Les Contemporains favoris - achevé d'imprimer le 15 mai 1992

 page 10

Le veau dont la chair est rougeâtr

e voyez d'une belle coulure ajoutez quelques goutt

                  d'Eve au rite

dans la gorge, en flambées de transparence cinglante. (

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mardi 23 mars 2021

Anthoveaulogie Joyeux Parti Communiste Harrison Sillitoe

43

Dan Ferdinande, Lucien Suel, Francis Debeyre, Jean-Pierre Bobillot & Achab Zorba,

Manifeste du Joyeux Parti Communiste (1993)

Le Grand-Hors-Jeu ! n° 71 achevé d’imprimer en Floréal MVIIM

 page 90

La découverte de l’Amérique, la circumnavigation de l’Affre à fric donnèrent à la sournoiserie naissante un charnier d’actionnaires. [Veau d’or.]

 

44

Jim Harrison

Faux soleil (1984)

U.G.E. 10-18 n° 1955 nouveau tirage juin 1992

 page 116

Je repérai du canard, des côtes de veau, de la chair de crabe, des huîtres et des pinces de tourteau, avant de me détourner en bâillant.

page 278

J’avais très envie de rognons de veau, mais cela signifiait que j’en profiterai pour descendre un verre de whisky […] Les rognons de veau m’avaient fait penser à la promesse d’Eulia de me rendre visite à New York, où je ne la présenterais sûrement pas à mes amis.

page 287

Sa cuisine était tout ce qu’il y a de plus WASP – soupe froide au concombre, quelques brocolis, une minuscule côte de veau sans garniture.

 

45

Alan Sillitoe

La solitude du coureur de fond (1960)

Editions du Seuil Collection Folio n° 530 achevé d’imprimer le 14 janvier 1974

 page 239

Ça l’enchante, ce gros pansu de salaud avec ses yeux de veau.

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mercredi 23 janvier 2019

Un poème de Jean-Pierre Bobillot (7/8)


la mort qui est dans la vie & la vie qui est dans la mort aussi

(phraguements)


Je pense que demain je penserai probablement le contraire Je pense que ce n'est pas une raison
Je pense qu'il n'y a que l'Improbable qui vaille la peine d'être pensé ou mieux : Je pense qu'il n'y a que l'Impensable qui soit probant & donc, qui vaille la peine d'être pensé (écrit)
Je pense qu'il n'y a que la pensée de l'Impensable qui vaille la peine d'être écrite Je pense qu'à l'instant même en écrivant ces derniers mots qui ne resteront pas longtemps les derniers je pense probablement le contraire Je pense que ce n'est pas une raison Je pense que c'est la raison (la Raison ?)
Je pense qu'il restera bien peu de choses de tout ça & que c'est la raison même de le penser & que ce n’est pas une raison pour ne pas l'écrire Je pense qu'il faut maintenant écrire comme si chaque mot qui est toujours le dernier était le dernier écho ou l'ultime éclat d'une civilisation immémoriale & oublieuse & pour cela bientôt oubliée
Je pense à celui (ou celle) qui un jour peut-être dans une autre civilisation lira ces derniers mots qui seront peut-être pour elle (ou pour lui) les premiers : ce peu d'être...
Je pense que je ne sais pas ce qu'il (ou elle) en pensera Je pense que je ne sais pas ce qu'elle (ou il) pensera Je pense que je ne sais pas ce que pour lui (ou elle) sera la Pensée Je pense que je ne sais pas ce qui pour elle (ou pour lui) sera l'Impensé: ce trop d'être... ce trou d'être ?...
Je pense qu'on me passera difficilement ces quelques phrases Je pense (que) Je pense Je Je pense qu'il vaudrait mieux quelquefois ne
Je pense qu'écrire, c'est tout ou rien Je pense que l'Infini, c'est tout ou rien Je pense qu'on pourrait écrire aussi : tout où rien...


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lundi 21 janvier 2019

Un poème de Jean-Pierre Bobillot (6/8)


la mort qui est dans la vie & la vie qui est dans la mort aussi

(phraguements)


Je pense au vertige Je pense à ce vertige : l'Infini qui me cerne (me déborde) & qui me pénètre Qui me fait n'être ?
Je pense à ce trouble infini qui est encore plus trouble & plus infini que le double Infini de Pascal qui est déjà assez trouble comme ça
Je pense que demain je penserai peut-être le contraire Je pense à ce jeu de mots (qui me plaît assez) : peu-d'être...
Je pense qu'il y a encore bien trop de lyrisme petit-bourgeois dans tout ça Je pense que demain je penserai peut-être le contraire de ce que je pense aujourd'hui & que cela me paraît aujourd'hui improbable Improbable mais point impensable Et probant
Je pense que Montaigne l'a déjà fort bien dit longtemps avant moi Je pense que ce n'est pas une raison

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mercredi 16 janvier 2019

Un poème de Jean-Pierre Bobillot (5/8)


la mort qui est dans la vie & la vie qui est dans la mort aussi
(phraguements)

Je pense à ce vertige : chaque mot qui s'ajoute à un autre À tous les autres (trop ? ou jamais assez...)
Je pense à ce vertige : penser à tous les mots auxquels s'ajoute celui que je suis en train d'écrire (de penser)
Je pense au vertige qui ici & maintenant s'ouvre sous le moindre de mes pas & de mes mots Je pense que demain peut-être ou tout à l'heure ou même dans un instant tout cela sera irrémédiablement emporté
Je pense qu'il est dérisoire que je pense Je pense qu'il est plus dérisoire encore que j'écrive (que) je pense Je pense qu'il est à peine moins dérisoire que j'écrive (qu')il est dérisoire que je pense
Je pense qu'il n'est pas dérisoire qu'il y ait de la Pensée

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lundi 14 janvier 2019

Un poème de Jean-Pierre Bobillot (4/8)


la mort qui est dans la vie & la vie qui est dans la mort aussi

(phraguements)


MORT ! qui viens de « moR-dre la pomme » c'est hélinand
je voudrais pas creVer c'est boris vian
ce mortel ennui c'est gainsbourg
une « belle mort » c'est pouR les viVants
la « petite mort » aussi
comm'une petite morte c'est nina
« eros thanatos », touça... tout l'monde sait ça
faulX commune fosse commune lieux communs
toul'monde est seul dans son linceul
toul'monde a peuR toul'temps ;
& toul'monde sent fou ou faiX sang blanc il faut être toujours iVre
pouR ne pas sentiR l'horrible fardeau du TEMPS c'est baudelaire encore
« mort subite » c'est une gueuZe
celui qui boit de la gueuZe c'est l'abbé petltjean

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mercredi 9 janvier 2019

Un poème de Jean-Pierre Bobillot (3/8)


la mort qui est dans la vie & la vie qui est dans la mort aussi
(phraguements)


y a-t-il une vie aVant la mort ça c'est une vraie question
y a-t-il une mort aVant la mort aussi (ça va sans dire)
le mort saisit le vif c'est une eXpression mais qu'est-c'que ça veut dire au juste ?
la morte amoureuse c'est théophile gautier
la mort amoureuse c'est maria casarès (dans orphée)
le mort c'est pas seulement au bridge
la place du mort c'est pas seulement à côté du conducteuR
le véritable collaborateuR c'est la mort c'est céline qui dit ça
« mort naturelle... d'ailleurs, tout'mort est naturelle ! » c'est viCToR francen iVre-
&. c'est dans la cité de l'indicible peuR...

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lundi 7 janvier 2019

Un poème de Jean-Pierre Bobillot (2/8)


la mort qui est dans la vie & la vie qui est dans la mort aussi
(phraguements)

aujourd'hui maman est morte c'est l'étranger
ce qui me tue dans la vie c'est la mort c'est le concombre masqué
ce qui me tue dans la vie c'est la mort, oui
cette vieille histoire de morts-vivants c'est pouR ça, non ?
& ces histoires de religion aussi, hein ? & de philosophie ?
que philosopher c'est apprendre à mouriR c'est montaigne
ceux qui vont mouriR te saluent ! c'est les gladiateurs
mort au champ d'honneuR c'est un euphémisme
et rapprocher le plus possible la vie de la mort c'est le quart d'heure de cul­ture métaphysique

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mercredi 2 janvier 2019

Un poème de Jean-Pierre Bobillot (1/8)


la mort qui est dans la vie & la vie qui est dans la mort aussi
(phraguements)

mort de quelqu'un c'est jules romains
la mort en ce jardin c'est bunuel
mort d'un jardinier c'est lucien suel
petit mort pour rire c'est tristan corbière
la mort des amants c'est baudelaire
la mort du loup c'est vigny
la mort de l'auteuR c'est barthes
la mort de l'auteuR c'est la naissance du lecteur c'est un peu vite dit, non ?
la dispaRition élocutoiRe du poëte c'est mallarmé
la pResque dispaRition vibRatoiRe d'un fait de nature aussi
« après que les poèt's... ont dispaRu... » c'est trénet
le dormeuR du val... mort! (& bientôt ressuscité...) c'est rimbaud
le dormeuR du val viVant (... & bientôt mort !) c'est sanseverino
« quand il est mort le poèèète » c'est gilbert bécaud
«puisque le clown est mooooort » c'est giani esposito
le cheValier jouant aux échecs avec la mort c'est le septième sceau
le masque de la mort rouge c'est EDGAR poe
« ell'ne va pas me claquer entre les doigts la garce » c'est brigitte fontaine-
& c'est dans cooooomm à-laaaaaaa radiooooooo...


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mercredi 4 mars 2015

ELECTRO-RESTES




Note de 1’auteur
Cette guirlande lumineuse (et clignotante) fut réalisée pour Electre à partir de bribes choisies dans cinq romans publiés dans la collection "STYX NOIR" :
-"UN GARS DU MÊME NOM", de Prosper Crébillon.
-"BEAUX RESTES EN CAVALE", de Johnny Giraudoux.
-"DOUBLE MEURTRE CHEZ LE MÉDECIN LÉGISTE", de Hugo von Hofmannsthal.
-"LES MÉMÉS-ÉRINYES ATTAQUENT", de Eugene Gladstone O'Neill.
-"L'APOLLON DU RÉVERBÈRE", de Benito Pérez-Galdos.
avec dans le rôle d'Electre, Lola, et dans celui d'Oreste, Johnny ; Apollon étant le grand patron de l'Electric Company.
C'est une production S.U.E.L. (Secours d'Urgence à une Electre Légendaire.)
Collage réalisé en 1987 et publié en janvier 1988 dans l'ouvrage collectif "La guirlande d'Electre" édité par Sylvie Nève et Jean-Pierre Bobillot.

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lundi 12 mai 2014

Gros bouquet de liens


En janvier, dans le cadre des Vases communicants, Christine Jeanney et moi avons tous deux écrit à notre amie Mauricette Beaussart. Voici la lettre de Christine au Silo et la mienne sur le site Tentatives avec les commentaires chaleureux de ses ami(e)s  et notamment celui de Marc V. sur le blog Main Tenant.

Encore des Vases communicants avec Gnoir sur l’idée d’un poème de la taille d’un timbre-poste. Les miens ici  et le sien au Silo. 

Autre collaboration, un poème écrit à partir d’une image grattée de Thomas Dejeammes, pour son projet Dream Drum sur le site Libr-critique.

Participation au projet de la revue Archimou, n° 1 sur le thème « Limaces et coulis » avec pour support des ballons de baudruche. Voici le sommaire du n°1 et mon projet « Lost Slugs » qui se présente comme un spin-off (série dérivée) de LOST (Les Disparus).

L’intégralité de mon texte sur Bernanos, « L’enfant de Fressin », paru dans l’ouvrage Balades en Pas-de Calais sur les pas des écrivains (éditions Alexandrines, 2006 ) est à lire sur Stalker, le site de Juan Asensio. 

Mon livre « D’azur et d’acier », écrit en résidence à Fives, trouve une nouvelle actualité en étant le point de départ du projet « Les murs ont des voix » , une application sonore pour téléphone mobile mise en place par Book d’oreille  et  les éditions La Contre allée  avec ma participation et celle du musicien improvisateur David Beausseron. Des échos après l’emploi de l’application sur le blog Même les sorcières lisent  et sur le blog de l’association lilloise Lille aux livres ici  et là.  Ce travail a été présenté dans le cadre d’Urbanités numériques par le laboratoire universitaire Geriico à la Maison folie de Lille Moulins. Voici  ma lecture performance extraite de la vidéo du colloque et présentée sur le site de Tapin2.
 
Des nouvelles critiques à propos de mes deux dernières parutions Je suis debout et Le lapin mystique :
1. Sur Remue net par Jacques Josse.   
2. Sur le blog Barbotages, « Hauts ciels de Lucien Suel » l’article de Monsieuye Am Lepiq avec « Ambulant Panthéon » (extrait de Je suis debout). 
3. Sur le blog Poebzine « Lucien Suel au meilleur de sa forme », l’article de François-Xavier Farine.
A quoi s’ajoutent pour Je suis debout : La note de lecture de Jean-Pascal Dubost sur Poezibao,  et pour Le lapin mystique, l’article de Rémy Leboissetier sur le blog du Lièvre lunaire.

Concernant d’autres ouvrages : « L’auteur prend de la bouteille », dans Eulalie, un article de Marie-Laure Fréchet sur Flacons, flasques, fioles…,  un article de Pierre-Marie Thiévenaud sur Mort d’un jardinier (avec des recettes de cuisine) sur le blog Le Wagges.

Diaporama-souvenir de mon intervention à la Médiathèque de Saint Jean de Monts en compagnie de Guénaël Boutouillet (en fond sonore un extrait de ma lecture de Patismit).
 
Après le festival POEMA, lire le compte-rendu de Jean-René Lassalle sur Poézibao  et « La poésie, c’est dehors », un hommage d’Ana NB au Jardin sauvage. 

Pour terminer, ne manquez pas de visiter avec la langue, les yeux et les oreilles « Poétiquement incorrect », le site officiel de Jean-Pierre Bobillot. 

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