Un autre poème de Philippe Sabourdy
Vespa 125 modèle 1958
Le garde-boue avant est orné d’une pièce chromée
Constituée de deux fines barres parallèles
Épousant ses courbes et brillant sous la lumière
Avec un petit élément plus mat pointé vers la route
Une plaque verticale protège les jambes
Et expose la marque du constructeur et le klaxon
Les pieds reposent sur un plancher où se trouvent
Des sillons remplis de caoutchouc antidérapant
Au-dessus avec en son centre le phare avant
On voit le guidon qui sur sa face intérieure
Place sous les yeux du conducteur
La vitesse atteinte et la distance parcourue
Les deux selles sont de cuir vert foncé la première
Comportant la moitié d’un solide anneau
Où le passager peut se tenir des deux mains
Plus bas de larges flancs métalliques dans leur robe beige
L’un contenant le moteur de l’engin
Et l’autre un coffre pouvant accueillir divers outils
À l’arrière une grande et belle pièce chromée
Est présente pour transporter la roue de secours
Sur sa partie inférieure et les bagages juste au-dessus
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