11.8.08

Bennett + Suel

Poème : Collaboration John M. Bennett & Lucien Suel (1994)

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15.7.08

Les Coleman (6)

Trouver un sens, c’est comme faire du catch avec un adversaire absent.
Plongeoir sous la surface de l’eau.
Public : pièce vue de la scène.
Ne prenez jamais un oui pour une réponse.
Cela n’aurait pas été si difficile si ce n’avait été aussi facile.
Personne dans le camp de nudistes ne se doutait qu’elle était une nonne.
Les portes cadenassées attendent notre départ.
Il n’arrivait pas à comprendre pourquoi il avait toujours assez de cigarettes jusqu’au moment où il n’en restait plus.
Écrivez toujours entre les lignes.
Le gant était à l’autre pied.
Le soleil déposa un sourire sur la lame de la guillotine.
Ayant réussi à enfiler son pantalon avec énormément de difficulté, il découvrit en fin de compte qu’il était trop petit de quatre tailles.
Que deviennent les roues du train quand les rails se rejoignent à l’horizon ?
Peux-tu venir aux alentours d’hier ?
L’épouvantail qui aimait les oiseaux.
Je n’imaginais pas que j’allais écrire ceci.
La copie était parfaite ; l’original était défectueux.
Pourquoi à son retour, le boomerang était-il différent ?
Ils avaient besoin de deux accidents supplémentaires pour terminer leur collection de taches sur tapis.
Tout petit, le bourreau manifestait un intérêt exagéré pour les ficelles.
La plante non cultivée sait comment survivre.


Le travail d’un point d’interrogation ne s’achève jamais.
Si tu ne sais pas où tu vas, tu es peut-être sur la bonne route.
Excusez-moi, mais êtes-vous quelqu’un que je n’ai jamais rencontré ?
Un puzzle dont toutes les pièces sont manquantes.
Plat du jour : restes d’hier.
Pluie : poésie mouillée.
Les valises vivent dans la hantise de finir aux objets trouvés.
La plume de ma casquette est en plastique.
L’écho du silence.
Lundi décida de prendre sa journée.
Architecture : système qui transforme l’extérieur en intérieur.
Le bocal ne peut pas contrôler la distance parcourue par le poisson rouge.

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8.7.08

Les Coleman (5)


L’assassin frappa à la porte. A l’intérieur, le paillasson disait « BIENVENUE ».
Chaque cravate a son propre nœud.
La distance entre A et B est à peu de chose près la même qu’entre ici et là.
Plus une balle rebondit, moins elle rebondit.
Une crucifixion économique utilise les deux côtés de la croix.
Les squelettes cherchent un endroit où reposer.
Le coût du prix.
Bizarre de constater que les voisins habitent toujours la maison d’à côté.
Un tissu de vérités.
Deux têtes : l’une dans les nuages, l’autre dans le sable.
Naissance : le jour du premier costume.
Triangle : carré à trois angles.
Ils allaient l’obliger à avancer sur la planche quand, par un heureux hasard, le bateau coula.
Le chien ressemblait à son ancien maître.


Même si la blague n’était pas drôle, du moins, il pouvait rire de lui-même.
Crocodile : sac à dents.
Le thermomètre fait toujours de la température.
Certaines queues sont si impopulaires que personne ne les suit.
Appuyer sur les freins est une façon de ralentir la route.
Pour une valise, l’espoir réside dans la poignée.
Le meilleur truc de ce magicien était de disparaître dans son propre cul.
Le dodo ne sait pas qu’il appartient à une espèce disparue.
Pour qu’une chose soit vendue, il faut qu’elle soit achetée.
Spirale : cercle qui n’arrive pas à décider de sa taille.
Soustraction : 2 + 2 = 3
La peinture derrière ses oreilles n’était pas encore sèche.
Puisque Dieu est partout, Il a du mal à choisir où passer Ses vacances.
Carré : ligne droite qui a perdu son chemin.
Le miroir nous montre notre côté ambidextre.
Les gens en bonne santé sont incurables.
Il leva la tête et fut surpris d’apercevoir son visage à la fenêtre.
N’assassinez jamais au premier acte quelqu’un qui joue dans le second.
Un colis empaqueté par l’intérieur.
Puisque ça ne vaut pas le papier sur lequel on l’imprimerait, il faut l’imprimer.
Il alla se coucher avec un verre de lait chaud et un revolver.
Jusqu’à présent, les vaches n’ont jamais donné le moindre signe qu’elles pratiquaient des sports collectifs.

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2.7.08

Les Coleman (4)

Une oasis dans le désert est une goutte dans l’océan.
L’arme du crime était le manque d’air.
Qui est venu d’abord ? L’eau ou la glace ?
Ecrire, c’est parler au papier.
L’été : l’hiver à l’envers.
Pour la Tour de Pise, tous les autres bâtiments s’écartent de la verticale.
Comme nous sommes incapables de créer des pommes, notre frustration nous les fait transformer en symboles.
Eau : bonhomme de neige liquide.
Le cauchemar freudien : un sommeil sans rêves.
En mangeant, attention de ne pas mordre votre main !
Le squelette d’un fantôme.
Les gants ne nous réchauffent pas les mains. C’est nous qui réchauffons les gants.
Les uniformes sont tous différents.
Où sommes-nous quand nous sommes perdus ?

Le clignement prend l’œil par surprise.
Le crayon reposait sagement. Il se demandait ce qu’il écrirait ensuite.
Il était minuit largement passé mais le vent était encore debout.
Sa chaussure était à l’autre pied.
Le camp de nudistes organisait son bal costumé annuel.
Le Mont Everest a atteint son sommet.
Carotte : appât pour la pêche au lapin.
L’Académie Royale des Anarchistes.
Son : trou dans le silence.
Nous sommes tous dans le même bateau et il est en train de couler.
L’ampoule électrique ne connaît que deux lettres de l’alphabet : O et F.
Le plancher et le plafond se rencontrent rarement.
Un jour, ton avenir te rendra visite mais pas tout de suite.
Un seau peut contenir n’importe quelle quantité d’eau, aussi longtemps qu’on le vide régulièrement.
Voir une baignoire dans une prairie nous remet en mémoire les miracles de la plomberie.
La raison pour laquelle une brouette a une roue, une moto deux et une voiture quatre tient au fait que les humains n’en ont aucune.
La mort : le côté apaisé de la vie.
Nous marchons dans le ciel le plus près possible du sol.
La ficelle du colis est une parente éloignée du nœud coulant du bourreau.
Un aimant pour le bois.
L’air : la tombe aquatique du poisson.
Les nouveaux balais soulèvent toujours la même saleté.
Battre un tambour n’est pas le meilleur moyen pour le faire taire.
Laurel sans Hardy, c’est comme Hardy sans Laurel.

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30.6.08

Les Coleman (3)

C’était comme essayer de verser du sang d’une théière.
Elle adorait le sol sur lequel il n’avait pas marché.
Les plaisanteries timides sont gênées lorsqu’elles font rire les gens.
Le yin et le yang sont en désaccord parfait.
L’un des crimes les plus mystérieux : l’assassinat du savon par l’eau.
Les pianistes portent assez rarement des gants de boxe.
« Pourquoi donc continuent-ils à jeter cet argent ? » se demande la fontaine aux souhaits.
Cercueil : petite habitation souterraine où vivent les morts.
Regarder la pendule peut devenir une perte de temps.
La tragédie d’une mauvaise comédie.
Les somnambules n’ont pas besoin de cartes routières.
La pendule décida de travailler tard cette nuit-là.
Jumeaux : deux personnes exactement différentes.
Un enfant qui est champion de cache-cache risque d’être devenu un adulte quand on le trouvera.
Chauve : aveugle des cheveux.


Le temps entre les doigts, du jaune d’œuf sur le visage, du sexe dans la tête et de la merde de chien sur les chaussures.
Le bruit peut être calme.
Miroir : cet œil qui observe constamment sans cligner.
J’ai grandi suffisamment pour savoir que les trucs des adultes ne m’intéressent pas.
Echo : miroir sonore.
Le monde devient plus grand quand on le regarde à travers une loupe.
Le vice est en désaccord avec versa et vice versa.
Son image dans le miroir se rasait toujours au même moment.
Les cartes routières peuvent se perdre.
La tapette à souris ne parvient toujours pas à faire la différence entre les souris et les doigts.
Dictionnaire : mine de mots.
Détective : quelqu’un qui souhaite rester indétectable.
La tranquillité des pierres est parfois tellement provocante qu’elle amène les gens à les lancer.
L’histoire pour s’endormir était fatiguée. On l’avait trop souvent racontée.
Le sucre amer est un ami de la glace chaude.
Rapide : lent qui accélère.
Le piège avait généreusement gardé de la nourriture pour la souris.
Mets ça dans ton « Ceci n’est pas une pipe » et fume-le.
Les livres ne savent pas lire.
Au bal costumé, le gendarme est venu en gendarme, l’infirmière en infirmière, le clown en clown et toi en toi-même.

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24.6.08

Les Coleman (2)

Le novice savait tout
Les robinets goutteraient sans arrêt si on les laissait faire.
Dans ce grenier il y avait une lucarne et un Rembrandt
Il était coupable de n'avoir commis aucun crime.
De la confiture de fruit défendu.
Pour prendre une photo, appâtez l'appareil avec du film.
La vitre perdit sa virginité à cause d'une brique.
On utilisa trois clous pour fixer l'icône du Christ au mur.
Y a-t-il une vie après la mort après la vie après la mort ?
Le cow-boy mit ses lunettes de soleil et chevaucha vers le soleil couchant.
Il est temps que la Princesse se transforme en grenouille.
Les murs nous permettent de savoir de quel côté nous sommes.
Les bougies mangent de la cire.
Ou il était sourd, ou son cœur avait cessé de battre.
Les Indiens furent d'accord pour enterrer la hache de guerre et cacher le calumet de la paix.
Les clowns ne sont pas drôles, voilà pourquoi ils sont tristes.
Escalier : endroit où le haut et le bas se rencontrent.
II était confus. C'était clair.
Toutes les collisions se produisent à la bonne vitesse.


La tragédie d'une mauvaise comédie.
Regarder la pendule peut devenir une perte de temps.
Les somnambules n'ont pas besoin de cartes routières.
La pendule décida de travailler tard cette nuit-là.
Jumeaux : deux personnes exactement différentes.
Un enfant qui est champion de cache-cache risque d'être devenu un adulte quand on le trouvera.
Chauve : aveugle des cheveux.
Le ballon de foot ignorait dans quel camp il se trouvait.
Le public tiède applaudit avec des gants.
Cela n'aurait pas été si difficile si ce n'avait été aussi facile.
On aperçut un périscope miniature émergeant à la surface de sa tasse de thé.
Toutes les semaines, le cannibale devait trouver un nouveau boucher.
Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi il avait toujours assez de cigarettes jusqu'au moment où il n'en restait plus.
Jusqu'à présent, les vaches n'ont jamais donné le moindre signe qu'elles pratiquaient des sports collectifs.
A quel moment court est-il assez long ?
Pierre tombale ; marque-page de la mort.
Le crématorium fut réduit en cendres.
Qui est le dernier venu, la poule ou l'œuf ?
Ecrivez toujours entre les lignes.
Tr :L S.

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18.6.08

Les Coleman (1)

Nous publions sur ce blog le contenu de l'ouvrage de Les Coleman "Je suis trop vieux pour mourir jeune" , irréflexions & dessins, édité par la Station Underground d'Emerveillement Littéraire en 2005, et aujourd'hui épuisé.

Le crime de l’oiseau en cage est sa capacité à voler.
Pan : le mot qui tue.
L’argent est la base de toute richesse.
Les Martiens ont sans doute cru à l’existence des humains de la même façon que les humains croient à l’existence des Martiens.
Le verre est là pour empêcher l’extérieur de rentrer et l’intérieur de sortir.
Les pigeons chient sur toutes les statues sans discrimination.
L’organe de reproduction des châteaux de sable est le seau.
Les jours font la queue pour devenir aujourd’hui.
Les fenêtres ne font pas comme les gens : elles sont nues dans la journée et habillées la nuit.
Nous sommes le métal attiré par l’aimant de la mort.
Quand les couleurs passent et ternissent, on les remplace par des couleurs fraîches et pimpantes.
On a rarement entendu parler d’un cinéma installé au sommet d’une montagne.

Les sous-marins de luxe ont leurs propres piscines.

Les trains s’arrêtent en gare pour attendre le départ des rails.

Le jour décida de se séparer de la nuit et de suivre sa voie personnelle.

Le verre est silencieux jusqu’à ce qu’il se brise.

Toutes les pièces du puzzle joignirent leurs efforts pour retrouver celle qui manquait.

Chaque page d’un livre connaît la page d’en face par cœur.

Les fenêtres propres voient mieux.

L’œil pense et le cerveau voit.

Le jaune et le bleu se perdent toujours quand ils cherchent le vert.

Le feu a signé un pacte suicidaire avec l’essence.

Le bâton de marche n’était pas trop sûr de ce qu’il devait faire lorsque l’homme commença à courir.

La cuillère adore la chaude caresse de la soupe.

Les jouets sont les enfants du réel.

Le feu d’artifice ne se donne en spectacle qu’une seule fois.

La lumière se cache dans l’ombre.

Tout finit par arriver à ceux qui attendent et si ce n’est pas le cas, il leur suffit d’attendre davantage.

Les gens qui n’ont pas le sens de l’humour ont de la chance. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent.

Traduction L. Suel

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2.6.08

Coupe-carotte

Coupe-Carotte est un petit livre qui présente les prolongements que j'ai donnés au cut-up entre 1972 et 1996. Cela va du texte aléatoire (mots sortis d'un chapeau) au vers justifié, en passant par le poème express et le détournement. J'avais rassemblé ces matériaux, cette carotte géologico-littéraire pour rendre hommage à l'inventeur William Burroughs après sa mort en 1997. Publié par Marie-Laure Dagoit en 2002 aux éditions Derrière la salle de bains, dans la collection "Poésies mécaniques", aujourd'hui épuisé, Coupe Carotte vient tout juste d'être réédité en version numérique par Publie.net dans la collection "Formes brèves" avec une très amicale présentation de François Bon.

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22.5.08

Journal du Blosne (4)

Journal éclaté de résidence au Blosne
4
Vingt-trois nationalités ou quarante.
VAL station Blosne, station Triangle,
stationnement des voitures. Un réseau
d'échanges de savoir. Les écoliers de
Volga envoient des ballons. Nibatik à
FG4 (jouet en breton). Mixer peuplier
d'Italie avec place de Bosnie mère de
Kabylie arbre de Judée... Amélia R. a
parcouru 1500 km du soleil au froid 6
mois, du printemps à l'été, venant du
Portugal. Enfiler 12000 bouteilles en
plastique vides, sur la distance de 4
km entre Torigné, Ste Élisabeth et le
Landrel, encerclés par les déchets. A
l'hôpital sud, j'irai en octobre. Les
petits du brouillard. An'jouets Volga
Prague, Yvette, petits débrouillards.
A l'extrémité de la rue Marc Sangnier
(le Sillon), c'est le début du marché
Ste Thérèse, fruits légumes plants de
poireaux salades charcuteries laitues
cerises Burlat crevettes et bulots. A
l'Étoile du sud, ça fleurit, c'est la
floraison, le fleurissement, au pied,
et la tête bourgeonne t-elle ? Jardin
du square Alexis Le Strat ; où est la
clef du jardin ? la clef des champs ?
Marie Guerzaille est là pour mouiller
les petits bateaux ! A FG4, Elektron,
atelier de bouturage, vie des plantes
d'intérieur. TRANSFORMATION DU SQUARE
EN JARDIN. Le jardin du bouquet garni
Bonjour ! S.V.P. ! Merci ! (toute une
morale !)Au revoir ! Procrastination,
dit-elle. Onomastique du Blosne. Dans
la maison des squares, les squares de
maisons. PETIT BUDGET GRANDE CUISINE.
Le couscous du collectif d'habitants.
Trust et Buster Keaton dans le L.C.R.
Le premier ministre nous déclare : je
ne suis jamais allé au L.C.R. ! Local
Collectif Résidentiel. Les jardins de
Bintinais. Traverser le pont, vertige
sur la rocade puante, bruyante. Palet
de l'après-midi, belote du soir, dans
l'abri de jardin, une glacière pleine
de bières. Calme. Lucien voit tout ça
du haut de la tour d'Italie. Les doux
sureaux en fleurs. Le docteur venu du
Cambodge. Les talents z'anonymes. Les
étoiles. STAR. Le 8 Hautes Ourmes qui
va disparaître, une pétition pour son
maintien ! Ciné-Blosne. Sengha, bière
thaï 6°, gingembre confit. Devoirs du
soir au Triangle : lecture, ateliers.
Danses africaines. Dans l'intimité du
cabinet forain. Triangle des bermudas
d'or. Triangle d'or des Bermudes. Les
petites oreilles sont affûtées. Chien
crevé sous la lune. Je marche dans le
Blosne, je marche sur le Blosne caché
canalisé. J'imagine une pluie d'orage
sur le toit métallique du Triangle ou
mieux, une averse de grêle, j'entends
dans mon crâne les joueurs de djembés
du Blosne, et les derboukas, tous sur
le toit du Triangle ! J'entends aussi
la voix lointaine d'une femme mariée,
triste et seule au milieu des cartons
de déménagement. Je rentre. A suivre.

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18.5.08

Les pigeons de Jackson Pollock

Les pigeons de Jackson Pollock ont travaillé dans l’allée du garage.


On a entendu cliqueter la bombe de Trembling Joe, le tagueur parkinsonien.


L’expert en graphologie a certifié authentique la signature d’Isidore Isou.


Un lapin blanc se cache dans notre dessin ; sauras-tu le retrouver ?
a
a
a
Ces photos ont été prises par Denis Vanneste le 1er mai 2008 à Arras, dans la rue du Conseil, pendant le Salon du Livre organisé par l'association "Colères du Présent" à Arras. C'était pendant la performance "Photoromans", images de Patrick Devresse (présent sur la seconde photo), texte et lecture de Lucien Suel.
De cette performance, on peut voir ici d'autres photos prises par Martial Rossignol.

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13.5.08

Journal du Blosne (3)

Journal éclaté de résidence au Blosne
3
Résonances. Écriture dedans - lecture
dehors - quartier (coupe en quatre le
cheveu) intime - ville collective. La
notion de quartier : non au ¼, oui au
total ! L'unité, pas de quartier ! Je
compte : 4 quartiers = 1. Invitations
pour d'autres personnalités, pourquoi
pas William ? Si tu veux ! Collages &
poèmes à partir des documents locaux.

Le Blosne est écrit. Palimpsestes des
chênes avec les traces, boursouflures
des barbelés incrustés sous l'écorce.

Où est le cimetière du Blosne ? Parmi
les lumières de mai, les nationalités
du Blosne. Salut à toi ! Petit Béru !

Les fleurs de la cité descendaient du
Mt Thabor comme un Galaad de couleurs
(chrysanthèmes pétunias iris bégonias
verveines sauges giroflées) comme les
graines amenées par les vents, herbes
folles (j'ai laissé ma flore Bonnier)
dont on ignore le nom. Les écrans des
maquettes virtuelles de la ville sont
invisibles. Prisonniers allemands, le
bombardement sur Rennes, les échos et
les prières. L'origine des légumes et
l'origine des gens (cf la revue "Pour
Nos Jardins"). Les couleurs du Blosne
dans mes yeux : blanc gris vert bleu.

Les castors. Ce vieil arbre auquel se
sont frottées les vaches encore là au
milieu du Blosne. Le vent d'ouest sur
les jardins familiaux du Bintinais. A
la place d'ouvrier, on dit familial !

Comme la figure de l'ouvrier, son nom
disparaît, pas lui. La Z.U.P. aussi a
disparu : Le Blosne est né. Fait à la
main, la liste des noms et des objets
à recopier. Le bois des Ourmes, aussi
appelé bois des Allemands. L'arrière-
grand-père d'une petite Berlinoise au
repos éternel au Blosne dans la terre
d'ici ? Carrefour 18, la couture, les
menaces sur le centre social. Le C.C.
« Centre Commercial, Centre Culturel,
Culture & Congrès, Comité Central, ou
Centimètre Cube » Barrer les mentions
inutiles. Haie de pyracanthas buisson
ardent, après le Thabor et P.P.U. qui
mue. Chênes, charmes et pins parasols
géants. NOUS AMÉNAGEONS LES ABORDS DE
LA STATION LE BLOSNE. J'écrirai aussi
un poème sur les arbres des Ourmes, à
la dame de C18 qui me l'a demandé. Le
soir, Yvan dans son bunker, son bloc.
On voit les tags, les graphs, lui, il
les regarde. Faire une liste des mots
modernes, une liste de grossièretés :
optimisation, gestion, communication,
promotion... galette-saucisse UBU BIG
DADA ! Caroline m'a raconté : La raie
torpille, on la tape, on la matraque,
on la retourne, on lui marche dessus,
on lui fait cracher son jus. Silence,
noir silence, afghan (noir), Libanais
(rouge) & la françafrique noire, noir
procès. Fête du jeu (tours en bas des
tours) Ass. des Tunisiens de Bretagne
& soirées en bas des tours. La Z.U.P.
construite entre 1960 et 1975 3 km de
long 1,2 km de large. quartier maille
îlot ORANGE TRICOT OCÉAN 19000 habit.
(pop. en baisse). Si on me dit que la
pop est en baisse, cela signifie-t-il
que le rap & le slam sont en hausse ?

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5.5.08

LSD, mein Sorgenkind

La couverture de mon exemplaire de LSD, mon enfant terrible par Albert Hofmann.
Albert Hofmann vient de mourir (le 29 avril 2008) à l'âge de 102 ans.

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30.4.08

Journal du Blosne (2)

Journal éclaté de résidence au Blosne

L'Ille et la Vilaine. La Vilaine sous
les parkings. L'air, l'iode, la pluie
et les nuages, le vent d'ouest. Poème
pour Desnos, Theresienstadt. Ghérasim
Luca, Roumain, mort dans la Seine, et
Tristan Tzara, un autre Roumain ! rue
de Roumanie ! Lectures de poésie tous
les samedis, place de Zagreb. J'étais
à Zagreb en 1969 et à ... et à ... Le
voyage depuis l'HORIZON, les tours de
garde, de guet, VERTICALES, la croix.
Avoir le plan SOUS LES YEUX ! William
S. Burroughs : Tours, Ouvrez le feu !
TOWERS OPEN FIRE ! Ritournelles, puis
cartopopote, (salut, ubo !) Perturber
l'évidence (ex : la télé commande) et
laisser une trace, comme la LATDC. Je
pense à toi. L'amour est au Blosne et
je l'ai fait à la main. Macédoine. Le
square de Macédoine, la macédoine des
squares. L'album de famille surgit du
quotidien comme poésie cachée. Poèmes
trouvés du Blosne. Voici un résistant
à la société du spectacle (il ne paie
pas de redevance !). La pensée grimpe
moins vite que le CAC. Nous vivons la
crise morale. La terre des hommes est
-elle à tous les hommes ? Les mots du
triangle, décalage de phase, décalage
de phrase. Lumières qui obscurcissent
la vue. L'instant t, minuscule phase,
formule de la sinusoïde. L'argent est
gratuit. L'être est humain. L'Afrique
est loin. Nan et Thomas. La maison se
construit. La résidence est au Blosne
en juin 2001. Encre verte sur le plan
d'urbanisme, jardins familiaux au sud
du Blosne. La prison des femmes entre
la gare et le Blosne. Le Thabor reste
immobile, derrière la transfiguration
du Blosne, Chateaubriand Alfred Jarry
avant le Blosne ? Le dictionnaire des
noms propres : Bloomsbury Blosne Bloy
(Léon). S'emparer de l'espace humain,
géographique, culturel-multi, voleurs
du temps, transformer les instants en
langage désarticulé (urbanistique ?).
IMMERSION. DÉAMBULATION. RESTITUTION.

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28.4.08

Journal du Blosne (1)

Le Blosne est le nom de l'ancienne ZUP de Rennes où j'étais en résidence invité par Le Triangle en 2001. Ce journal a été publié dans le n° 8 de L'Instant T, numéro aujourd'hui épuisé. Le voici sous sa forme originale, en vers justifiés.
Journal éclaté de résidence au Blosne

L'esprit de finesse opposé à l'esprit
de géométrie. Les grands arbres verts
sont les plus anciens habitants d'ici
aujourd'hui. J'écrirai un autre texte
en forme de rectangle troué (dans les
trous, le ciel). Des versets 23 mots.
A suivre : la LATDC (Limace A Tête De
Chat) en visite, Ono Mastic. La place
laissée aux arbres, n'oubliez pas les
sorbiers ! Le dédale, marche entre le
square et le parc sans rencontrer les
voitures. 28 mai 2001. La géométrie a
dessiné la carte (rectangles, carrés,
cubes, parallélépipèdes, ronds-points
et lignes perpendiculaires, triangle.

Augustin. Les plantes, les oiseaux et
les personnes, les vivants. Le marché
de sainte Thérèse. Premières cerises.
La mosquée intégrée aux constructions
dans les buissons. Mémoire, vision et
résistance, humour toujours. Les noms
de rues, le ciel du Blosne, les bars,
les livres du Blosne. Sons, couleurs,
odeurs. Les déplacements. Augustin et
sa femme. Monique était sa mère. Puis
les magasins, les lieux de culte. Ils
disent : « Venez nous voir à Italie !
On vous attend ! » C'est différent du
langage des touristes. C'est toujours
mieux que de dire : « J'habite le 35,
j'ai habité le 92 ! » J'essaie autant
que possible d'éviter le "général" et
d'être plus réaliste que nominaliste.

Célébration moderne de la vie avec la
terre (in lettre de Thomas, postée de
Ouagadougou). Petits haïkus aïcoucous
de la vie quotidienne. Philosophie de
l'encore : il y a encore ceci & cela.

Vers le sud, traverser la rocade vers
la terre. La rocade est la frontière.
Go southern ! Les restes et/ou encore
la permanence de la beauté - charmes,
chênes. La nourriture, les vêtements,
l'importance du marché, cf texte d'O.
R. (merci, Arnaud !), en exergue, une
citation ? Les transports. Visiter le
marché du Landrel place de Zagreb, le
mardi et le samedi. L'usage du breton
parlé ? écrit ? Une liste des signes,
des écrits sur la voie publique, tous
les mots d'ordre-propagande-publicité
-information au citoyen consommateur.

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24.4.08

Les champs de la nuit

On peut écouter ce nouveau morceau de Cheval23.
Lors de la répétition du samedi 22 mars, Arnaud Mirland a créé la musique de ce morceau et on l'a enregistré dans la foulée.
Le texte est extrait de "Canal mémoire" paru en 2004 aux éditions du Marais du Livre.
Pour écouter, c'est .
Pour lire c'est ici.
Les champs de la nuit s'étendent sous
les nuages difformes. Par les trouées
noires se glissent les braises naines
d'étoiles, d'étoiles de saltimbanques

& Arthur Rimbaud essaie de s'endormir
dans l'herbe douce du bas-côté malgré
le bruit des mobylettes, les ouvriers
du poste de nuit à Biache-Saint-Vaast
.....................................
Le pourtour de la lune est barbouillé
de jaune ocreux. Les pinceaux pointus
des peupliers strient la voûte opaque
des cieux. Le transformateur ronronne

& Blaise Pascal dans le rond lumineux
du réverbère public frissonne au vent
du nord. Le fond de l'air effraie les
philosophes en visite à Wierre-Effroy
.....................................
Les interminables pluies de l'automne
pilonnent les jardins nus. Le silence
et la boue recouvrent les sentiers de
la nécropole. Les morts sont mouillés

& Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski se
passe la main sous la barbe en fixant
les cartes de son jeu. La buée couvre
les vitres de ce bistrot de Lozinghem
.....................................
L'églantine et le sorbier des oiseaux
et le sureau et l'aubépine et l'osier
et la ronce mélangés inextricablement
le long des rails luisants de la voie

& Jack Kerouac colle son front sur la
vitre du compartiment. Les rafales du
vent de la course giflent les fourrés
épais. Prochain arrêt, gare de Beuvry
.....................................
Accroupi dans la poussière le charbon
les cendres, le gamin remplit un seau
en plastique, verse de l'eau, touille
et coule les pâtés. La plage est loin

& Vincent Van Gogh s'est assis sur un
banc dans l'abribus. Il murmure entre
ses lèvres quelque verset du livre de
Job en attendant le bus de Courrières
.....................................

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4.4.08

Instantanés du Blosne (2)

INSTANTANÉS DU BLOSNE (2)

Sur le chantier boueux, dans les années soixante, les gamelles des ouvriers maçons étaient à plusieurs étages comme les tours qu'ils construisaient.

Trente kilomètres de tuyaux d'eau chaude zigzaguent sous le sol du Blosne. Réchauffent-ils l'eau froide et noire du ruisseau originel ?

On s'active sur les tours du Banat, on déroule les couvertures, une petite laine de verre sur les murs avant l'hiver.

Les grenouilles vertes qui vivaient dans le marécage ont été chassées par le mammouth noir, les coassements remplacés par des annonces publicitaires suggestives.

A Ste Élisabeth, le centre paroissial a été transformé en centre commercial, un cabinet radiologique à la place du confessionnal. Les temps changent.

Ici, on fabrique des puces à partir du silicium. Autour de l'usine, on va sans doute installer des espachiens. Ouah ! Ouah ! Ouah !

Le Triangle est une ferme. Le fermier s'appelle Christian. Il a une mare et une volière. Il se lance dans la culture.

Christiane cultive son jardin au balcon entre ciel et terre, un bouleau en pot et la petite maison des oiseaux accrochée au mur.

Station Blosne, pétales de béton, pistil de verre, les voyageurs entrent et sortent des fleurs, abeilles industrieuses ramenant du miel dans leurs loges.

Le long du boulevard de Yougoslavie, les racines des peupliers jouent les tunneliers sauvages, serpents sous la terre soulevant le macadam des trottoirs.
Cette deuxième série a été publiée dans L'Instant T n° 9

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2.4.08

Instantanés du Blosne (1)

En 2001-2002, j'étais écrivain en résidence dans le quartier du Blosne, l'ancienne ZUP de Rennes, invité par le Centre Culturel du Triangle.
A l'occasion de mon retour prochain au Triangle pour une soirée de lectures le 10 avril 2008, voici pendant quelques jours sur ce blog les poèmes écrits en 2001 et publiés jadis dans L'Instant T, n°s 8 & 9, par les soins de Jean Jacques Le Roux et Yann Dissez.
Pour commencer, un ensemble de "versets" arithmonymes de 23 mots chacun intitulé :

Instantanés du Blosne (1)
Le Blosne ne coule plus sous le ciel du Blosne. Le Blosne coule sous le Blosne. Une rivière noyée sous le béton, vilaine.

Le ruisseau coule dans le noir, le ruisseau est l'encre noire avec quoi s'écrivent quelques souvenirs. Bruit de pages qui tournent.

La rocade périphérique est comme une frontière au sud de la ville, une douve dans laquelle coule en rugissant le flot des voitures.

Le flot rugit en bas de la butte antibruit qui s'affaisse doucement et qu'il faudra bientôt surélever pour contrer l'envahisseur.

Le bruit des moteurs assiège les oreilles des habitants, presque tous collaborateurs occasionnels - automobiles sagement rangées en bas des immeubles, le soir venu.

Dans l'aube du Blosne, un angélus lointain, trace légère du passé dans la sourde rumeur automobile et les premiers chants d'oiseaux.

Oiseaux du matin dans les Jardins Dinariques, sifflets des merles noirs, charabia des moineaux, roucoulements des tourterelles turques à collier. Les éboueurs collectent.

Square de Bosnie, quatre corbeaux bataillent sur le gazon avec une paire de grosses pies, sous le regard intéressé d'un chat gris.

Les corbeaux vocifèrent. Les pies esquivent les attaques en silence. Le chat gris se demande où sont passées les gouttières de ses ancêtres.

Retour du Portugal, le petit pouillot véloce affûte sa scie dans le bois des Ourmes, tsyip, tsiep, tsyip, tsiep, tsyip, tsiep, tsyip, tsiep...

Les étourneaux du soir, couple en frac noir comme deux Dupont, enquêtant au pied des tours, à la recherche d'indices, mégots, miettes...

Autrefois, au Pont Noir, vairons et têtards, et ceux qui pêchaient, enfants, torses nus, les pieds dans le Blosne serpentant sous le ciel.

Aujourd'hui, les enfants pataugent dans le bassin au bout du bois des Ourmes, clairière inondée de soleil comme dans Blow-up d'Antonioni.

Au Café-Confort, marché de Zagreb, la langue des poètes claque dans l'air du Blosne et résonne dans la tête des habitants.

Ils écoutent Paul Celan, Ghérasim Luca, Robert Desnos et Tristan Tzara. Ils écoutent aussi Bernard Noël, Henri Michaux, Georges Bataille et Arthur Rimbaud.

Dans le bâtiment FG4, Jean fait la différence entre poètes ordinaires et poètes super, poètes légers et poètes au plomb, question d'essence.

Centrale thermique du Blosne, chaleur pour tous, soleil du fuel venu de loin dans les tankers qui parfois se renversent ailleurs en Bretagne.

Les vélos filent sur les petits chemins bordés de verdure, les haies réduites à deux traces parallèles de peinture verte sur le macadam.

Centre social, Carrefour 18, au rez-de-chaussée, antifrozenkasbah. Au premier étage, sur une table en stratifié, on découpe un patron en morceaux.

Station Blosne. Une jeune maman fume en poussant la poussette. A l'hôpital sud, un chirurgien termine l'amputation d'un vieux jardinier.

Les paraboles avalent les ondes télévisées. Place du Banat, en longue spirale descendante, la grande corneille noire tourne autour de la grande tour.

Du haut des tours, plusieurs fois par jour, les chiens descendent, traînant leurs maîtres. Petit tour, P.M.U. du C.C., petit pari, petit pipi.

Au Marché Ste Thérèse, les galettes-saucisses sont les hot-dogs celtiques, porc et sarrasin. L'homme ne vit pas seulement de poésie.

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12.3.08

Photoromans à Béthune

"Photoromans" est un projet qui a été mené en 2006 avec le photographe Patrick Devresse. Pour chacune des photos qu'il me proposait, j'écrivais un court texte surprise de 4 lignes de 12 mots.
Ce projet est devenu une performance "projection vidéo + lecture". Nous la présenterons ce vendredi 14 mars à 19h à Béthune dans la Médiathèque Jean Buridan, Avenue de Bruxelles, Quartier du Mont Liébaut (Tél 0321250234).
Les tirages sur papier des 42 photos accompagnées de leurs textes seront exposés du 11 mars au 14 avril 2008 aux heures d'ouverture de la médiathèque.

Ci-dessous trois des "Photoromans".

On pourrait plaisanter : le mystère de la femme sans tête reste entier.
L’inspecteur Lloyd Hopkins se trouve devant un sacré sac de nœuds.
Dos nu, bras nus, épaules nues, Chantilly Lace, losanges à Los Angeles.
Les lanières ont imprimé leurs marques dans la peau du Dahlia Noir.

Devant la porte d’Eden, deux créatures émergent du bloc de saindoux.
Frères animaux unis dans un même souffle, respirant la même odeur primitive,
le bon sculpteur les a créés, porc et porc, viande et viande.
Devant la porte d’Eden, les cochons siamois attendent un hypothétique bistouri.


Les pigeons de Jackson Pollock ont travaillé dans l’allée du garage.
On a entendu cliqueter la bombe de Trembling Joe, le tagueur parkinsonien.
L’expert en graphologie a certifié authentique la signature d’Isidore Isou.
Un lapin blanc se cache dans notre dessin ; sauras-tu le retrouver ?
Pour voir l'ensemble des photos, cliquer ICI.






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16.2.08

Wholly Communion (2)

Ernst Jandl

Gregory Corso

Alexander Trocchi
Trois des participants à la soirée de poésie internationale du Royal Albert Hall à Londres le 11 juin 1965. Photos tirées du film de Peter Whitehall.
Alexander Trocchi lisant un extrait du Livre de Caïn. C'est également lui qui assura le rôle de maître de cérémonie pendant toute la soirée.
Gregory Corso lisant Mutation Of The Spirit.
Ernst Jandl performant Schützengraben (les tranchées).

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8.2.08

Wholly Communion

J'ai passé ce matin 31 merveilleuses minutes à regarder le film de Peter Whitehead, A Wholly Communion, tourné en 1965 au Royal Albert Hall à Londres. Ce film exhumé par François Bon de la fosse à bitume de Tiers Livre est visible ici.
Ci-dessus la couverture de l'ouvrage édité la même année par Grove Press à New York. Il m'a été offert en cadeau il y a quelques années. Je présenterai plus avant ce livre en complément du film dans les jours qui viennent. A suivre donc...

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