samedi 12 novembre 2022

50 années de poésie ordinaire et pratique

 

Lucien Suel en solo hors les murs | Propager le poème, vendredi 21 octobre 2022 from Cipm on Vimeo.

 

Lucien Suel en solo à L'art Hic & Hoc, La Ciotat

« La formule i.n.d.i.v.i.d.u brille magnifiquement dans le noir.  »

Lucien Suel vous parle de son parcours de poète ordinaire et de jardinier. Il présente les revues qu'il a publiées, ses poèmes express, ses traductions... Il déclame ses colonnes de mots, des extraits de son travail depuis la fin des années soixante-dix jusqu'à nos jours.

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mercredi 6 novembre 2019

Ourson les neiges d'antan ?

Vient de paraître 

aux éditions Pierre Mainard

Ce livre présente l’ensemble des collaborations du duo William Brown/Lucien Suel. Le peintre et le poète avaient fait connaissance dans le réseau international du Mail-Art et pendant une douzaine d’années, de 1995 à 2006, ils ont travaillé ensemble à la création de poèmes illustrés, de livres d’artistes, d’expositions, de performances.
« Ourson les neiges d’antan ? » est la question qu’avec humour, William Brown (1953-2008) posait de temps en temps, ayant vécu enfance et jeunesse au milieu des ours et des neiges du Canada, dans la fréquentation de la poésie de Villon et Rimbaud, avant de s’installer et de travailler au Pays de Galles.
Les poèmes du livre accompagnés de gravures sur bois, de dessins à l'encre ou de reproductions de tableaux :
ACIÉRIE, GRANGE ET CHARCUTERIE (Souvenirs d’Isbergues)
DIX POÈMES
RONDE
FAUST
EURYDICE
ORAGE APPROCHANT
LE NOUVEAU BESTIAIRE
REVELATION NEWPORT GUARBECQUE NEWPORT NOUVELLE JERUSALEM
BISE BRAISE
L’ANKOU-LOUP
QUATRE FOUR PEDWAR QUATE 
HAÏKUS D’HANNIBAL
Collection Hors sentiers
ISBN : 978-2-913751-76-7
90 pages 
27 x 21,5 cm 
20,00
en librairie ou sur le site de l'éditeur


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mercredi 21 septembre 2016

Ourson les neiges d'antan ?

Vient de paraître
OURSON LES NEIGES D'ANTAN ?
Images de William Brown
Poèmes de Lucien Suel 
aux éditions QAZAQ
Livre numérique
   Ce livre rassemble l'ensemble des travaux, poèmes et images réalisés entre 1995 et 2006 par le duo William Brown - Lucien Suel.

   Il est téléchargeable au format epub ou pdf contre la somme de 2,49 € sur le site des éditions QazaQ.

   Voici le sommaire de l'ouvrage :

Aciérie, grange et charcuterie (Souvenirs d’Isbergues). Trois gravures sur bois et un poème en vers justifiés.

10 Poèmes. Dix poèmes en vers justifiés et dix dessins à l'encre de Chine.

Ronde. Linogravure avec un poème en vers justifiés.

Faust. Quatre linogravures et un poème.

Eurydice. Trois gravures sur bois et un poème calligramme en vers justifiés avec double acrostiche.

Orage approchant. Poème en vers justifiés d’après deux tableaux.

Le Bestiaire. Gravures sur bois et poèmes (Le chat de Guarbecque, Le macareux, Le castor, L'ours, Le kipper mystique, Club de rencontres, Complainte du pain perdu, Comptine de l'orignal et du cheval, Comptine du loup-garou, comptine du chameau).

Révélation Newport Guarbecque Newport Nouvelle Jérusalem. Poème en vers justifiés d'après un tableau.

Bise braise. Poème en vers justifiés et affiche illustrée et calligraphiée.

Quatre – Four – Pedwar - Quate. Quatre linogravures et un distique en quatre langues. Traduit en anglais par W. Brown, en gallois par David Greenslade et en picard par Ivar Ch’Vavar.

L'Ankou-Loup. Poème en vers justifiés et dessin à l'encre de Chine.

Haïkus d’Hannibal. Trois dessins et trois haïkus.

William mon ami. Poème écrit pour les funérailles de William Brown le 25 juillet 2008 à Merthyr Mawr au Pays de Galles.


En fin de volume, on trouvera une bibliographie et la traduction en anglais de la majorité des poèmes. Certains ont été traduits en néerlandais ou en gallois.

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mercredi 10 octobre 2012

Le Train de Tarkos



« Le Train » de Christophe Tarkos a été édité par mes soins à la Station Underground d'Emerveillement Littéraire en 1996. 125 exemplaires ont été imprimés et assemblés un par un sous une couverture dessinée par William Brown. Cette édition originale fut épuisée en 1998.
En novembre 2005, pour le premier anniversaire de sa mort, je façonnai à nouveau 12 exemplaires réservés à des amis proches.
« Le Train » sera à partir d'aujourd'hui publié en feuilleton dans Silo.

Ceci est le 1000ème message posté sur ce blog depuis son ouverture en octobre 2005.

MARSEILLE, 7 MAI 1996, Tarkos m’écrit que sur le caractère et sur le format et sur la noirceur du caractère, sur l’interlignage, sur le blanc entre les titres et les textes, il ne s’immiscera pas et qu’il ne comprend toujours pas pourquoi dans notre discrétion, ce train reçu en paquet lui a fait le plus grand bien.
PARIS, 25 JANVIER 1999, Tarkos me demande la disquette du Train corrigé par mes soins car c’est le prochain livre qu’il fait.
PARIS, 23 FÉVRIER 1999, Tarkos me dit qu’il a le projet de faire paraître Le train en juin 2000 et qu’il restera dans mon catalogue parce que mon livre est le plus beau qui existe.
Extraits de "Tarkos m'écrit" (publié dans la revue Fusées n°15, mars 2009)

Le Train
(Sygnognymie)
à Valère Novarina

Christophe Tarkos
Le Train (1)

Le petit train roule dans la campagne

Je ne vois pas, non, je n'en ai pas la moindre idée.

Le train circule
Je ne me le cache pas, je ne me cache pas, je n'ai pas à me cacher. Je ne me cache pas que je me suis mis là, je ne me cache pas que je n'ai pas de couchette. Je n'ai pas de couchette. Je ne me suis rien caché. Je ne me le cache pas, je ne suis pas à cheval, je ne vais pas me cacher. Je suis bien dans mon fauteuil.

Des roues à côté des roues, des roues devant, des roues derrière. Des roues par quatre

Je ne nie pas. Ai-je nié ? Je ne voudrais pas avoir nié. Je n'ai pas nié et je ne le nie pas et je ne le nierai pas. Je n'entends pas tout. Simplement, n'ai- je pas entendu une bonne partie ? Je ne nie pas. Je n'ai jamais nié. Je ne m'ennuie pas. Je n'ai pas idée.

Que la queue du train accrochée à la tête d'un wagon, que les queues des wagons accrochées aux têtes des wagons. La chenille chemine son chemin


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mardi 23 septembre 2008

Un dessin de Xtof Bruneel

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mercredi 30 juillet 2008

William mon ami







William Brown imprimant les gravures du Nouveau Bestiaire dans son atelier de la Old Library à Cardiff en 1994.
Aujourd’hui dans The Guardian, la notice nécrologique de William Brown (obituary).
Merci à François Bon, Christian Edziré Déquesnes et Patrice Houzeau qui, sur leurs blogs respectifs ont réagi au décès de l’artiste. Merci aussi à toutes celles et tous ceux qui ont envoyé leurs témoignages et leurs condoléances.
Voici une traduction en français de mon hommage à William.

William mon ami, cuisinant chez lui, tout en nous expliquant la recette de sa fameuse sauce gravy,
William esprit d’invention et humour, William souriant, riant et blaguant,
William avec ses pinceaux, ses crayons, ses gouges, ses rouleaux encreurs, ses cuillers en bois, « Regarde ces mains ! Je peux tout faire, tout partout. »
William dessinant, creusant, gravant, imprimant et peignant dans la Old Library, à Cardiff,
William dessinant, creusant, gravant, imprimant et peignant dans son église, la cathédrale Saint-Etienne à Llangynwyd,
William souriant, enseignant aux enfants de la vallée de Maesteg,
William citant Arthur Rimbaud, « Le Bateau Ivre » :
« Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs.
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. »
William et son zoo personnel : loups, macareux, chameaux, castors, ours, orignaux, éléphants et harengs saurs,
William travaillant dur, chaque jour prenant le bus de Bridgend à Llangynwyd, William livrant des tableaux, réceptionnant des tableaux,
William des centaines de toiles et d’aquarelles, William rouge jaune & bleu, William noir & blanc, William orange, William brun,
William dans les magasins de fouffes, achetant des langoustines en plastique rouge, des araignées vertes, des moutons gonflables, toutes sortes d’insectes en plastique,
William le matin à son bureau, écrivant de la main gauche des centaines, des milliers de lettres,
William et sa collection de tampons en caoutchouc, jouant, dessinant et décorant des enveloppes, pratiquant le mail art tout autour de la planète,
William en toutes saisons sans manteau, seulement une chemise et une veste : « Je n’ai pas froid, je suis canadien. »,
William parlant en langues, anglais, gallois et français et citant Gilles Vignault : « Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver. »,
William à Vimy, regardant son nom William Brown gravé sur le Monument Canadien,
William dans les Flandres goûtant les bières belges et mangeant des frites à Bruges sous la neige, William dans les Flandres et en Artois et Picardie visitant les cimetières britanniques hantés par les fantômes des deux guerres mondiales,
William avec son énergie implacable, William prolifique et généreux, donnant tout, intéressé par chaque personne, par chaque histoire, William avec Tony dans un bar envisageant de créer l’Association des Gens de Peu,
William à Cardiff enseignant l’art du portrait à des personnes âgées, leur offrant des biscuits et du sherry,
William à l’Université de Swansea donnant une conférence sur l’art de Chardin,
William dans les pubs, expliquant de nouveaux projets, au travail devant une pinte de cidre,
William prenant soin de Carys, prenant soin de ses parents, de sa famille et de ses amis,
William ne prenant pas trop soin de lui-même,
William heureux avec sa vie, aimable et fidèle, semper fidelis,
William et tous ses amis, William avec Malcolm et Keith, et Gareth et Colin et Anthony et David, et Peter et Hervé et Adrian et Johannes et Ivor et tant d’autres encore et encore,
William tellement triste quand Tony est mort, William c’est ton tour maintenant, trop tôt, trop vite,
William arpentant les souks du Maroc ou de Tunisie, observant fruits et légumes, prêtant attention aux odeurs et aux couleurs, à l’apparence des gens,
William voyageant de l’Ecosse au Canada, puis l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Irlande, les Etats-Unis, la France, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Grèce, pérégrinant vers la Galice, vers Santiago, vers Saint-Jacques de Compostelle, William marchant sur la terre, pour nous donner joie et beauté,
William comme tout véritable Celte, intéressé par les esprits, les loups-garous, Mari Lwyd et les maisons hantées, William inventeur de la Vénus de Blaengwynfi, Glamorgan,
William et son admiration pour Georges Danton, « Bourreau ! Montrez ma tête au people ! »,
William lisant William Burroughs et James Lee Burke, lisant les poètes Louis Mc Neice, Hedd Wyn, Edward Thomas, WH Davies, Wilfred Owen, Dylan Thomas, Ronsard et François Villon, « Mais où sont les neiges d’antan… »,
William téléphonant en français avec cet accent québécois typique, « Christ en calvaire ! »
William m’appelant, disant avoir eu la vision de la petite église de Guarbecque, mon village natal, comme la Nouvelle Jérusalem descendant du ciel au-dessus du Transporter Bridge de Newport, et ensuite peignant cette vision,
William peignant des ours sur les bus de la ville de Newport, William essayant d’obtenir des empreintes de pattes d’ours en disposant des flaques de plâtre liquide dans les dépotoirs de Toronto,
William jouant avec son fax : « Attention je pousse le bouton. »
William sur la scène du Biplan à Lille, « Je fais mon cirque », apparaissant sous une douche de lumière rouge, déguisé en loup-garou, avec des mitaines d’homme-loup et un masque, provoquant les rires en cascades des spectateurs,
William à Londres, à la East West Gallery, un mot simple et gentil à chacun,
William pendant l’Eisteddfod, ressemblant à un barde avec sa barbe rousse,
William mangeant des moules à Perros-Guirec, en Bretagne, William goûtant du vin français à Carcassonne, William à La Taverne Flamande d’Hazebrouck, il y a deux ans, si fatigué...
William, « Mais où sont les neiges d’antan ? »
William, « Mais ourson les neiges d’antan ? »

Voici une petite histoire par William. Il a écrit ce texte et me l’a envoyé en avril 1998. C’est un souvenir d’enfance, l’année de ses cinq ans.
Ontario
C’était il y a près de 40 ans, une station service dans l’Ontario. Sans doute pas loin de Parry Sound – Pointe au Baril – Je ne me souviens pas précisément… En tous cas il fait chaud et sec, et c’est le mois d’août… odeurs d’essence. Je repère une voiture avec des plaques américaines. Etat de New York… avec un grand ours mort attaché en travers du capot.
Près des pompes, j’ai voulu donner des biscuits au fromage à un petit ours enchaîné. Il était trop occupé à essayer de se débarrasser des vers qu’il avait au cul. Encore aujourd’hui, je le vois patiner en rond sur son derrière en dérapant dans le gravier.

Aujourd’hui, je veux croire que William donne la main à ce petit garçon qu’il était dans les années cinquante, qu’il a rejoint l’enfant innocent qui était resté présent au fond de lui.
William tu me manques. William, tu nous manques.

Traduit de l'anglais par DL & LS

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lundi 28 juillet 2008

Les funérailles de William Brown

William Brown (photo Bernard Mitchell)


Les funérailles de William ont eu lieu ce vendredi 25 juillet au Pays de Galles dans le petit cimetière de Merthyr Mawr. Merci à tous ceux qui ont témoigné leur sympathie. Voici le « Tribute Poem » que j’ai lu pendant la cérémonie.


William my friend,
William my friend cooking in the kitchen, explaining how to make that tasty gravy sauce,
William inventiveness and humour, William smiling, laughing and joking,
William with his paintbrushes, pencils, carving tools, inkrollers, wooden spoons, “Look at these hands! I can do anything anywhere.”
William drawing carving woodcutting printing and painting in the Old Library in Cardiff,
William drawing carving woodcutting printing and painting in his Church, St Stephen’s Cathedral in Llangynwyd,
William smiling, teaching to the children in Maesteg Valley,
William quoting Arthur Rimbaud "The Drunken Boat"
« Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs.
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. »
William and his own personal zoo : wolves, puffins, camels, beavers, bears, moose, elephants and kippers,
William working hard, everyday taking the bus from Bridgend to Llangynwyd, William delivering paintings, collecting paintings,
William hundreds of canvas and watercolours, William red yellow & blue, William black & white, William orange, William brown,
William in junk shops buying red plastic lobsters, green spiders, inflatable sheep, all sorts of plastic bugs,
William in the morning at his desk, left hand writing hundreds, thousands of letters,
William and his rubber stamps collection, playing, drawing and decorating envelopes, sending mail art all around the world,
William in every season, no coat, only his jacket and a shirt “Je n’ai pas froid, je suis canadien” – “I’m not cold, I’m Canadian.”
William speaking in tongues, English, Welsh and French and quoting Gilles Vignault “Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver”,
William in Vimy, looking at his name William Brown engraved on the Canadian Monument,
William in Flanders tasting Belgian beers and eating French fries in Bruges under the snow,
William in Flanders and Artois and Picardy visiting British cemeteries haunted by the ghosts of world wars,
William with relentless energy, so prolific, so generous, giving everything, interested in every person and every story, William with Tony in a bar planning to create the Riffraff Society,
William in Cardiff teaching the art of portrait to aged men and women, offering biscuits and sherry,
William in Swansea University talking about the art of Chardin,
William in public houses explaining new projects, working in front of a glass of cider,
William taking care of Carys, taking care of his parents, his family and friends,
William not too much taking care of himself,
William happy with his life, faithful and kind, semper fidelis,
William and his many friends, William with Malcolm and Keith, and Gareth and Colin and Anthony and David, and Peter and Hervé and Adrian and Johannes and Ivor and more and more,
William so sad when Tony died, William now it’s your turn, too soon, too fast,
William walking in the souks of Morocco or Tunisia, staring at the fruit and vegetables, paying attention to the smells and colours, to the silhouettes of people,
William travelling from Scotland to Canada, to England, Wales, Ireland, United States, France, Belgium, Germany, Holland, Greece, pilgrimaging to Galicia, to Santiago, Saint-Jacques de Compostelle, William walking on the earth, to give us joy and beauty,
William as a true celtic boy interested in spirits, loups-garous and haunted houses, giving birth to the Venus of Blaengwynfi, Glamorgan,
William and his admiration for Georges Danton, “Bourreau ! Montrez ma tête au people !”
William reading William Burroughs and James Lee Burke, reading the poets Louis Mc Neice, Hedd Wyn, Edward Thomas, WH Davies, Wilfred Owen, Dylan Thomas, Ronsard et François Villon, “Mais où sont les neiges d’antan…”
William French speaking on the phone with that typical québécois accent “Christ en calvaire !”
William calling me, saying he had the vision of the small church of Guarbecque, my native place, as a New Jerusalem coming down from the sky over the Transporter Bridge in Newport and painting that vision,
William painting bears on the Newport city busses, William trying to get prints of bear paws by putting liquid plaster in a damp in Toronto,
William playing with his fax machine : “Attention je pousse le bouton.”
William on the stage in Lille, “je fais mon cirque”, appearing under a red light douche, masked and disguised as a loup-garou, wolf-man mittens and mask, while the audience can’t help laughing and laughing,
William in London at the East West gallery talking to everybody with kindness and simplicity,
William at the Eisteddfod, looking like a bard with his red beard,
William eating mussels in Perros-Guirec, Brittany, William tasting French wine in Carcassonne, William at La Taverne Flamande in Hazebrouck, two years ago, so weary...
William, « Mais où sont les neiges d’antan ? »
William, « Mais ourson les neiges d’antan ? »

Here is a short story written by William. He wrote that piece and sent it to me in April 1998. It is a child memory, un souvenir d’enfance, when he was 5 years old.
Ontario
So it’s nearly 40 years ago, and I am at a gas station in Ontario. Maybe not too far from Parry Sound – Pointe au Baril – I can’t remember exactly… anyway it’s dry, hot and August… smell of gas. I noticed a car with American Plates… New York State… and a big dead bear strapped across the hood.
Near the pumps, I tried to feed some Cheezies to a little bear chained up. He was too busy trying to scrape the worms out of his ass. To this day, I remember him scooting around the gravel.

I do think that William is now holding the hand of that little boy he used to be in the fifties. He rejoined this innocent child who has always been a part of himself…

William I miss you. William, we miss you.

Lucien Suel
La Tiremande, 20 Juillet 2008


Avec William, à la porte de son studio de Llangynwyd

Voir l’article de Laura Gascoyne paru dans The Independent.
Pour voir toutes les collaborations avec William, cliquer sur le libellé Bestiaire, et le libellé William Brown.

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vendredi 18 juillet 2008

William Brown (1953-2008)



Adieu, mon ami...

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vendredi 15 juin 2007

Eurydice




EURYDICE EURYDICE
UNE ÉCHELLE OBSCU
RE VERS TON ENFER
Y DÉVALER/AMOUR/Y
DESCENDRE/CHALAND
IVRE DE CHARON/RI
CTUS DE MORT/AVEC
EURYDICE EURYDICE

EURYDICE EURYDICE
UN AMOUR SUSPENDU
REVIENS-MOI ! EUR
YDICE/LE NOIR/N'Y
DEMEURE DONC/RAID
IE EN LA MORT/ICI
C'EST MOI/LÀ/BLOC
ECRASÉ DE TÉNÈBRE

EURYDICE EURYDICE
UN ASTRE CORROMPU
RÈGNE EN BAS/NOIR
YOLE NOIRE D'EURY
DICE/MON POIGNARD
INUTILE APRÈS LUI
CHARON LÂCHE DONC
EURYDICE EURYDICE

EURYDICE EURYDICE
ULTIME ÉCHELLE DU
RETOUR/LA DOULEUR
Y EXPIRE/MON EURY
DICE/ELLE ME MORD
INFINIMENT/LE CRI
CHAVIRE EN LE LAC
ETERNEL/MA BEAUTE

EURYDICE EURYDICE
UNE OMBRE VOLE SU
R ORPHÉE/CHANTEUR
YO-YO MORTEL/EURY
DICE/IL REDESCEND
IL REGARDE/UN CRI
C'EST MAT/L'ÉCHEC
EURYDICE EURYDICE

EURYDICE EURYDICE
UN HOMME GÉMIT AU
ROYAUME INFÉRIEUR
YEUX CLOS/LE JURY
DES TÉNÈBRES REND
ICI SON VERDICT/I
CÔNE INTERDITE/SC
ELLÉE DANS L'ÊTRE

EURYDICE EURYDICE
UNE FLAMME D'AMOU
R JETÉE À L'ENFER
Y BRÛLANT/OH/EURY
DICE/MA LYRE TEND
INFINIMENT LE CRI
CODA/JE SUIS AVEC
EURYDICE EURYDICE
Trois gravures sur bois de William Brown et un poème à contraintes* de Lucien Suel.
* Arithmogrammatique (ou isolettrique), acrostiche, télostiche.


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mercredi 9 mai 2007

Archives de la Station Underground (6)

Publié en 1995 à Bridgend (Pays de Galles), 23 exemplaires numérotés : "FAUST" avec 4 linogravures de William Brown, deux poèmes de Peter Finch et un poème de Lucien Suel.


L'Abîme

La Belle Hélène


L'Invocation



L'Homoncule












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lundi 7 mai 2007

Interview Lucien Suel (6)

Lucien Suel interviewé par Nicolas Tardy , avril 2003 (6/7)
Tu as travaillé en collaboration avec le peintre et graveur William Brown, avec ta femme Josiane (photographe). Quelle incidence cela a eu sur ton écriture ? En fait, c'est le produit fini, c'est plutôt l'objet final qui est la collaboration parce qu'on travaille quand même chacun de son côté. Soit William dessine d'après mes poèmes ou l'inverse et la plupart du temps d'ailleurs c'est comme cela que ça se passe, c'est moi qui écris d'après ses gravures ou ses peintures. La collaboration c'est le résultat final, parce qu'en fait on n'a pas le même vocabulaire. Mais c'est intéressant, il y a quand même une influence quand j'écris d'après ses dessins. Il me fournit un sujet, il m'oblige à produire des choses auxquelles je n'aurais pas pensé, ce que je disais, j'aime bien qu'on me sollicite, et William a souvent des idées bizarres qui me provoquent, il a un côté très fantaisiste, alors il me propose toujours des surprises. Pour Newport Guarbecque Revelation, un jour, il me téléphone en me disant avec son accent anglais-canadien-français «J'ai eu la vision de la petite église de Guarbecque [village natal de Lucien Suel] qui descendait du ciel au-dessus du pont transbordeur de Newport comme la Nouvelle Jérusalem ! ». Voilà, ça surprend. Finalement je m'y mets, j'écris et ça marche. On a aussi présenté tout ce qu'on avait fait ensemble dans un théâtre à Lille, une vraie collaboration pour le coup. On était tous les deux sur scène, la salle était pleine et c'était vraiment intéressant parce que j'ai lu des textes et en même temps William a lu certaines traductions des textes, non pas en anglais, ça aurait été un peu facile, mais il les a lues en gallois. Pour la performance avec le poème Guarbecque Newport Revelation, pendant que je lis bras tendus, le texte se déroule et me passe au-dessus de la tête comme un pont, en même temps William dessine ce qui a inspiré le poème. Nous avons aussi montré des diapositives de ses peintures. Mais le plus impressionnant c'est quand on a lu les poèmes extraits de notre Bestiaire. J'ai lu une comptine que j'avais écrite pour lui, la Comptine du loup-garou. William est très intéressé par les histoires de loup-garou. Pendant que je lisais le texte en français, William se préparait derrière moi et d'un seul coup il y a une douche rouge qui l'éclaire. Il avait mis sa veste à l'envers, avait enfilé des mitaines avec des poils, un énorme masque de loup-garou et s'avançait vers le public en récitant le poème du loup-garou en gallois, une langue complètement improbable à Lille ! Moi j'étais dans le noir et je voyais les gens qui étaient pliés en deux dans la salle. Ça les a super-impressionnés. Avec William on s'amuse beaucoup. Cette collaboration me permet aussi d'avoir un côté international. J'ai lu à Londres, j'ai lu au Pays de Galles... Je me suis même mis à la lecture en anglais, l'an dernier dans un pub à Cardiff. J'ai pas mal de textes traduits en anglais et je vais en faire un montage.
Traduits par William ? Pas toujours par William. Les textes en anglais, je les traduis souvent moi-même. Je me méfie un peu de William parce qu'il introduit des éléments perturbateurs dans ses traductions.
Une réécriture ? Oui, oui, oui. Je me souviens que j'avais une phrase, c'était : "les chaussettes retournées du Saint-Esprit" et lui il avait traduit ça par "les chaussettes pas lavées du Saint-Esprit". Il transforme un peu mes textes, je suis obligé de surveiller de très prés.
Pour ce qui est de la collaboration avec Josiane, pour l'instant ça s'est limité à la publication du livre Visions d'un jardin ordinaire, des poèmes que j'ai écrits d'après ses photographies. Au départ c'est pas une vraie collaboration dans la mesure où j'écrivais ces poèmes pour la revue Le jardin ouvrier et les poèmes étaient publiés sans images - puisque de toute façon dans Le jardin ouvrier il n'y avait jamais d'images - et c'est seulement après, quand il s'est agi de faire le livre que c'est devenu une collaboration. Parce que moi j'avais choisi des photos un peu au hasard et certaines ne lui plaisaient pas. Elle les a donc enlevées et il y a eu certains textes que j'ai réécrits parce qu'elle m'a suggéré d'autres photos. Ce livre est vraiment une collaboration. Quand on le présente, si on expose les photos de Josiane, je fais une lecture des textes. La collaboration, ça vient aussi naturellement quand on fait du Mail Art, parce que dans le Mail Art il y a beaucoup de projets en collaboration, des petits livres ou des feuilles qui circulent sur lesquelles on peut ajouter chacun ses trucs.
Une histoire de générosité aussi ? Oui, il y a ça, il y a le côté gratuit, le don qui me plaît bien aussi. Donner des choses face à l'ambiance générale.

You collaborated with the painter and engraver William Brown, and with your wife Josiane (photographer). What repercussions did that have on your writing? Actually,the final product is the real matter of our collaboration because everyone works on their own. Sometimes William paints or draws after my poems, sometimes it's the contrary and mostly that’s the way it happens. I write after his engravings or paintings. The collaboration is in the result, because we don't share the same vocabulary. But it's interesting because he gives me a subject, I'm forced to produce things I wouldn't have thought of. As I said before, I like to be sollicited, and very often, William gets funny ideas that provoke me. He's a very fanciful guy, and he always surprises me. For example, about Newport Guarbecque Revelation, one day he called and began to explain to me in his Canadian French English accent: "I had a vision, the little church of Guarbecque (my native town) was coming down the sky over Newport transborder bridge, just like the New Jerusalem!" This is very surprising. But finally, I tried to write, to transcribe and it worked. Once, we had the opportunity to present our collaborative work in a little theater in Lille. We were together on stage, the theater was crowded. it was very interesting because I read the poems and William read some translations, but not in English, too easy, he read in Welsh. During the Newport Guarbecque Revelation performance, while I was reading the poem, my arms out and the text unrolling over my head like a bridge and falling on the floor, William was drawing the vision that inspired the poem. We also showed slides of his work. The most impressive moment was when we presented some poems from our common bestiary. I read a rhyme I wrote especially for him. It's the Werewolf Rhyme. William is very interested in werewolf stories. While I was reading the poem in French, William was preparing himself behind me in the shadows. Suddenly a shower of red light illumined him. He'd pull on his jacket back to front, some hairy gloves and an awful werewolf mask and he was heading towards the audience reciting the poem in Welsh which is a very strange language here in Lille. I stayed in the dark and could see people laughing crazily. They were quite impressed. We really enjoy being together William and I. And it's an international collaboration. I gave readings in London, in Wales. I'd even tried reading in English, in a pub in Cardiff. Some of my poems have been translated into English and I'm going to put them together for a reading.
Did William translate them? Not always. I very often translate my poems by myself. I'm a little bit suspicous about William because he can introduce disturbing elements in his translations.
Rewriting? Yes, absolutely. I remember this verse: The inside out socks of the Holy Ghost, it became The unwashed socks of the Holy Ghost. He sometimes modifies my texts. I have to be very careful about that.
Now, to have a word about my collaboration with Josiane, at the present time, the only project was the book Visions of an Ordinary Garden, some poems I wrote after her photographs. In the beginning, it wasn't really a collaboration because I was writing these poems for a poetry mag (Le Jardin Ouvrier) and they were published without the pictures - anyway there were no pictures at all in this mag - and later, when I collected the poems for the book, it became a collaborative work. Because I'd chosen the photographs a little bit by chance and Josiane didn't agree with my choice. So she removed some of the pictures, and I wrote other poems after other photographs she'd proposed to me. So the final result was a real collaboration. When we present the book, we can have at the same time an exhibition of Josiane's photographs and I give a public reading of some excerpts.
You know, when you've been used to Mail Art, collaborative work happens naturally. In the Mail Art Network, you're often invited to collaborate in collective projects, on-going projects, to add to & pass on collaborations...

A matter of generosity too? Yes, really and the fact that it's free, it's a gift. Giving your art for free when you think of the general environment...

Suite et fin : Interview 7















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posted by Lucien Suel at 10:25 0 comments

lundi 26 février 2007

Bise braise / North Wind Roast

bise braise
oreilles rouges lèvres sèches vent du
nord bise tu me coupes en deux un blé
en herbe tu le caresses au ras du sol
tu rases mes joues les poils durs ras
jaunis de ma barbe quand je marche au
nord le blé en herbe se couche sur la
terre dure lui aussi jaunit il écoute
la respiration hyperboréenne l'étoile
du nord tissée dans la brume déchirée
l'haleine de Thor réchauffe mes joues
bise tu encercles les brasseries bise
tu embrasses les perches nues dans la
houblonnière déserte tu dessèches les
perches noires tu es l'hiver du monde
tu chauffes mon corps dans l'hiver le
nord tu es là bise quand je quitte le
bar le visage en feu tu me rejoins au
carrefour tu me tournes la tête tu me
tords les oreilles tu me pinces tu me
mords les lèvres et le nez bise acier
tu blanchis ma vie tu me brûles rouge
je pisse vers le sud le dos offert au
vent ouvert au nord au souffle boréal
Lucien Suel
extrait de "Canal Mémoire"

north wind roast

raw ear chapped lip
north wind
you cut me in two
the green wheat shoots
get a crew-cut too
you scrape my cheeks
wither me
if I walk north
you cut me down Thor
breath-hyperborean
the pole star whirls
in shreds of cold fog
around the brewers yards
north wind you rake
the bare black poles in the hopfields
you leech everything
you are the winter of the world
when I leave a bar
you’re there
a burning face at the cross-roads
my head spins
you twist my ears bite at my nose
you roast me raw then bleach me
I piss southwards
turn my back to you
expose myself to the blast
Translation : William Brown

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posted by Lucien Suel at 09:44 2 comments

vendredi 1 décembre 2006

Du poème au dessin au poème (10/10)

Aujourd'hui s'achève la publication des dix dessins de Peter Moreels (a.k.a. Piotr Aakoun) qui m'ont inspiré dix poèmes justifiés, lesquels ont inspiré à leur tour dix dessins à William Brown.

Le bloc fangeux
et diabolique a
noirci les eaux
du regard marin
caillot expulsé
par un moribond
dolichocéphale.

The miry and
diabolic lump
darkened water
of the marine look
clot ejected
by a dolichocephalic
moribund.




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posted by Lucien Suel at 08:41 0 comments

mercredi 29 novembre 2006

Du dessin au poème au dessin (9/10)

Les idées s'extirpent
masquées par le style
scriptural de la bête
pharmaceutique jamais
lasse d'engouffrer la
manne interstitielle.

Ideas root out
masked by the scriptural
style of the pharmaceutic
beast never
tired of engulf the
interstitial manna.


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posted by Lucien Suel at 08:18 0 comments

jeudi 23 novembre 2006

Du dessin au poème au dessin (8/10)

Le sirocco publicitaire
tourbillonne dans leurs
méandres méningés avant
d'être aspiré goulûment
par la myéline optique.


The advertising sirocco
swirls in their
meninxal meanders before
being gluttonously sucked up
by the optic myelin.





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lundi 13 novembre 2006

Du dessin au poème au dessin (7/10)

Le doigt du hasard
enduit de gras mou
s'allonge malaxeur
dans le sommeil du
pachyderme livide.

The finger of chance
soft lard-coated
streches out pugging
through the sleep of
the pale pachyderm.

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posted by Lucien Suel at 13:38 2 comments

lundi 6 novembre 2006

Du dessin au poème au dessin (6/10)

A l'avant du bateau
dans une gerbe surf
d'écume noirâtre se
campe l'énorme dure
carcasse d'officier
mangé de scorbut et
pétrifié de goudron
piqueté de saumure.

On the ship head
in a column surf
of blackish foam
the enormous hard
carcass of officer
eaten by scurvy and
petrified in brine-pricked tar
takes a firm stand.


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posted by Lucien Suel at 15:18 0 comments

samedi 28 octobre 2006

Du dessin au poème au dessin (5/10)

Il arrive que les doigts
s'enfoncent doucement de
crainte de blesser chair
comme boyau d'évacuation
d'où sortent les tristes
loups anoures et pansus.

It happens that the fingers
softly penetrate
afraid of wounding the flesh
as the drainpipe
from where come out the sad
paunched and untailed wolves.

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posted by Lucien Suel at 09:08 3 comments

dimanche 22 octobre 2006

Du dessin au poème au dessin (4/10)

Sous la pâle peau
des paupières des
cuisses des reins
se boursoufle une
incroyable larvée
germination noire
et labyrinthique.


Under the pale skin
of eyelids of
thighs of loins
an incredible larval
black and labyrinthic
germination
blisters.


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posted by Lucien Suel at 10:16 2 comments

samedi 7 octobre 2006

Du dessin au poème au dessin (2/10)


Secouée par le vent
et la houle lunaire
la fourrure ocellée
de songe la licorne
capte les morsures.

Buffeted by the wind
and the lunar swell
dream ocellus fur
the unicorn taps the bites.

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posted by Lucien Suel at 08:19 2 comments