mercredi 6 novembre 2019

Ourson les neiges d'antan ?

Vient de paraître 

aux éditions Pierre Mainard

Ce livre présente l’ensemble des collaborations du duo William Brown/Lucien Suel. Le peintre et le poète avaient fait connaissance dans le réseau international du Mail-Art et pendant une douzaine d’années, de 1995 à 2006, ils ont travaillé ensemble à la création de poèmes illustrés, de livres d’artistes, d’expositions, de performances.
« Ourson les neiges d’antan ? » est la question qu’avec humour, William Brown (1953-2008) posait de temps en temps, ayant vécu enfance et jeunesse au milieu des ours et des neiges du Canada, dans la fréquentation de la poésie de Villon et Rimbaud, avant de s’installer et de travailler au Pays de Galles.
Les poèmes du livre accompagnés de gravures sur bois, de dessins à l'encre ou de reproductions de tableaux :
ACIÉRIE, GRANGE ET CHARCUTERIE (Souvenirs d’Isbergues)
DIX POÈMES
RONDE
FAUST
EURYDICE
ORAGE APPROCHANT
LE NOUVEAU BESTIAIRE
REVELATION NEWPORT GUARBECQUE NEWPORT NOUVELLE JERUSALEM
BISE BRAISE
L’ANKOU-LOUP
QUATRE FOUR PEDWAR QUATE 
HAÏKUS D’HANNIBAL
Collection Hors sentiers
ISBN : 978-2-913751-76-7
90 pages 
27 x 21,5 cm 
20,00
en librairie ou sur le site de l'éditeur


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jeudi 12 juillet 2018

Transformation du poème express (2)

Daniel Cabanis nous propose une interprétation plastique du poème express n° 724 : 
 

En voyant tous ces trains à l’arrêt, M. David, le chef de gare, savourait l’ivresse qui montait en lui.

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mercredi 29 novembre 2017

Transformation du poème express

Daniel Cabanis nous propose une interprétation plastique du poème express n° 695 :

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mercredi 21 septembre 2016

Ourson les neiges d'antan ?

Vient de paraître
OURSON LES NEIGES D'ANTAN ?
Images de William Brown
Poèmes de Lucien Suel 
aux éditions QAZAQ
Livre numérique
   Ce livre rassemble l'ensemble des travaux, poèmes et images réalisés entre 1995 et 2006 par le duo William Brown - Lucien Suel.

   Il est téléchargeable au format epub ou pdf contre la somme de 2,49 € sur le site des éditions QazaQ.

   Voici le sommaire de l'ouvrage :

Aciérie, grange et charcuterie (Souvenirs d’Isbergues). Trois gravures sur bois et un poème en vers justifiés.

10 Poèmes. Dix poèmes en vers justifiés et dix dessins à l'encre de Chine.

Ronde. Linogravure avec un poème en vers justifiés.

Faust. Quatre linogravures et un poème.

Eurydice. Trois gravures sur bois et un poème calligramme en vers justifiés avec double acrostiche.

Orage approchant. Poème en vers justifiés d’après deux tableaux.

Le Bestiaire. Gravures sur bois et poèmes (Le chat de Guarbecque, Le macareux, Le castor, L'ours, Le kipper mystique, Club de rencontres, Complainte du pain perdu, Comptine de l'orignal et du cheval, Comptine du loup-garou, comptine du chameau).

Révélation Newport Guarbecque Newport Nouvelle Jérusalem. Poème en vers justifiés d'après un tableau.

Bise braise. Poème en vers justifiés et affiche illustrée et calligraphiée.

Quatre – Four – Pedwar - Quate. Quatre linogravures et un distique en quatre langues. Traduit en anglais par W. Brown, en gallois par David Greenslade et en picard par Ivar Ch’Vavar.

L'Ankou-Loup. Poème en vers justifiés et dessin à l'encre de Chine.

Haïkus d’Hannibal. Trois dessins et trois haïkus.

William mon ami. Poème écrit pour les funérailles de William Brown le 25 juillet 2008 à Merthyr Mawr au Pays de Galles.


En fin de volume, on trouvera une bibliographie et la traduction en anglais de la majorité des poèmes. Certains ont été traduits en néerlandais ou en gallois.

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lundi 2 juin 2014

Ce qui reste

Deux vers extraits de "Nous ne sommes pas morts" (éditions du Dernier Télégramme), photographiés par Valérie Champigny dans une rue de Sète.

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vendredi 20 décembre 2013

Protolimace à tête de chat

Cette image nous a été offerte par Le Lièvre de Mars, une des plus intéressantes librairies de Marseille (21, rue des trois Mages). A visiter : L'entonnoir du Lièvre.
Merci à Dax et Jean-Roch.

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vendredi 6 décembre 2013

Poème express : Vague de pitié

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vendredi 6 juillet 2012

"Sonde" par François Bonneau

Cinquième participation au projet des vases communicants.
Tous les premiers vendredis de chaque mois, des auteurs se prêtent leurs blogs, écrivant en duo l'un chez l'autre.
Ce premier vendredi de juillet, je suis heureux d'accueillir François Bonneau. A partir de la même photographie de François, nous avons tous deux écrit un poème en vers arithmonymes.
12 vers de quatre mots pour lui et un quatrain de 12 mots pour moi.
Ma participation apparaît sur L'Irrégulier, le blog de François Bonneau.



Bic en main, elle
Pose pour la galerie ;
Vient le passant pressé.

Voix posée haut, gazouille,
Velours, elle interpelle, et
Ajuste, pose son regard :
« Siouplait, cinq minutes, chrono ! »
Puis pose questions, coche :
« Rarement, peu souvent, toujours? »
Pose poutre sur traverse :
« Merci pour votre accueil ! »

Pause, enfin : A sondé.

François Bonneau – Vases Communicants – Juillet 2012

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vendredi 3 février 2012

Toujours Mallarmé

Je participe pour la deuxième fois au projet des vases communicants.
Tous les premiers vendredis de chaque mois, des auteurs se prêtent leurs blogs, écrivant en duo l'un chez l'autre.
Ce premier vendredi de février, je suis heureux d'accueillir le travail de Jean-Christophe Cros, entre image et mot (voir par exemple ses "Phalanges terreuses").
Voici dans Silo sa série photographique "Toujours Mallarmé", un travail en cours Pour un tombeau d'Anatole de Stéphane Mallarmé.
Jean-Christophe Cros anime le site BOAT A IDÉE pour lequel j'ai écrit "Maumau se met en boîte", une petite suite en vers justifiés.

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TOUJOURS MALLARMÉ




Jean-Christophe Cros

Pour voir ces images en grande version, suivre ce lien vers la galerie de Jean-Christophe.

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mercredi 1 décembre 2010

Faire son trou dans le monde des lettres

PERCER DANS LA LITTERATURE
Un résumé en 8 photos de ma performance du 17 octobre 2010 au Musée d'Art Contemporain de Marseille dans le cadre du Festival Poésie Marseille








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samedi 20 novembre 2010

Mais lis mes lots (1)

Sur le blog du Tréponème bleu-pâle : Une photo (en bas de la page) tirée de la performance "Manifeste pour l'Occupation des Stèles et Monuments Abandonnés" initialement publiée dans Doc(k)s n°46, Ventabren, 1982.

Pour télécharger la version audio (accordéon Laure Chailloux, voix Lucien Suel), issue du livre "D'azur et d'acier", c'est sur le site de La Contre allée.

Jules Suel en compagnie d'Arthur Rimbaud.

Sur le blog de Didier Moulinier, une vidéo-visite du studio de Mary Beach & Claude Pélieu.

Des nouvelles de Mauricette Beaussart.

INTERNATIONAL SUEL !

La frite à moustache et la limace à tête de chat en vacances au Maroc (courtesy Thierry Dessolas)

Une alerte Google originale pour "Livre des esquisses" :
Le constructeur coréen livre des esquisses officielles dévoilant les futures lignes de sa routière Grandeur, connue sous le nom d'Azera sur certains marchés ...

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lundi 5 juillet 2010

SOMBRE DUCASSE 2

Chapitre I
NOUS N'AVONS RIEN A PERDRE & NOUS N'AVONS RIEN A GAGNER.

Les vains et les esclaves de nulle part se rincent les doigts dans la cuisine prose & pine. Sous le feu des fusils à canons sciés, ils dégoulinent dans les éviers du coulag planétaire. Leurs chuchotements malsains sont masqués par des bruits de toux urbaine approximative.
Les justiciers, jupes relevées, pataugent dans des débris de montage scolaire audiovisuel. J'ai longtemps rêvé cette promenade dans des bureaux encrassés aux murs lacérés de graffitis, n'est-ce-pas ?
A l'écart du tumulte, dans le village, les jeunes enfants destinés à l'espace ont compris l'essentiel de la situation : trois ou quatre choses qui se détachent clairement. L'un des esclaves connaît leur maison combinée avec la photographie du mot repère en question. Dans le temps, les magnétophones sont déclenchés. Suivez la flèche, l'itinéraire est codé. Vous pouvez toujours utiliser l'espace pour régler l'exploitation des plus âgés : en effet, le milieu local est triste et sale :"il faut", "on ne peut pas".
La dernière intervention rapide du Professeur Mavol-Mavort ne fut qu'un gargouillis testiculaire dans ses intestins pourris, un dessein librement mis à exécution. La salle dans laquelle il "discourait" était chapeautée d'une énorme cheminée d'où s'échappaient des volutes de fumée noire. Arbeit macht frei, you know ! Des enfants étaient juchés sur des sièges percés, les genoux entre les mains. "Ils sont des significations d'adultes, réussit à articuler le Professeur, un idéal de la représentation."
Evidemment, je ne vous dis pas tout, on pourrait faire "plus vite". Mais quand on en est au stade de l'initiation, on ne se trompe pas. Il est nécessaire de prendre conscience du problème en circulant. En fait, ôter le couvercle de la caisse suffit amplement dans pratiquement tous les cas, à condition, bien entendu, d'avoir pensé à supprimer tous les inutiles, et les accessoires.
Chacun leur tour, les justiciers avaient dû plonger le nez dans une boîte en carton qui se déplaçait autour de la salle. Dans le fond de la boîte, je supposai qu'on pouvait s'esbaudir l'esprit et les sens en contemplant un spectacle de strip-tease en réduction. Après la procession, la boîte était revenue se placer devant l'estrade du Professeur Mavol-Mavort, et l'on n'apercevait plus que les lunettes fumées de celui-ci ; sa tête semblait flotter au-dessus du carton. Il bredouilla : "Pas d'autres problèmes ?" L'un des assistants, tout en se reboutonnant, marmonna : "Euh, codage ? euh, éclairage ? moi, euh, photos essentielles."
L'imprégnation doit être la plus longue possible. Photographiez des lieux connus, trop connus, me direz-vous. Eh bien, on peut contrôler ! Changez la situation et CONTRÔLEZ ! Modifiez la mémoire, aplatissez les ondes alpha... Vous m'suivez. "Ne bouleversez pas tout quand même, intervient M. Jesaistout, tout ceci pose des problèmes considérables : nouvelles utilisations, nouvelles interventions, mettez une table ici, mettez une table là-bas, oui, 99% d'entre nous avons le mort au sommet !"
Ceci est très intéressant : enveloppez Saint Paul dans une feuille de papier, orientez Nord-Sud, soleil couchant, soleil levant. Tous ces éléments sont à introduire de façon à approfondir l'espace gauche d'un autre. Sur la photographie, certains personnages sont plus près, d'autres plus loin, etc... Comment représenter cela, c'est à dire, comment l'inoculer ? Début, milieu ou fin ?

Le Professeur Mavol-Mavort s'était à présent installé sur les barreaux supérieurs de l'échelle de secours et, maintenant, oui, il braillait : "LES ADULTES SONT APPROXIMATIFS." Il hurla sa déclaration une dizaine de fois, puis, la voix brisée et les yeux larmoyants, il sauta sur une table et sortit une banane de sa poche-revolver. Par la fenêtre, on pouvait voir un petit rectangle de ciel noir. Le volume de la pièce semblait être passé du simple au double. Chacun comprenait maintenant la difficulté à obtenir un niveau moyen en milieu urbain.
Toutes les cartes routières sont fatiguées, usagées ; les spectateurs repèrent leur maison. Un ancien frénétique prend la parole d'une voix contenue, mesurée, mais néanmoins, on discerne un léger tremblement de ses cordes vocales : "Vous voulez assurer la couverture aérienne du territoire, repérer les choses, combien ça coûte ; nous devons passer un marché avec l'I.G.N., avoir un service de photographie aérienne en banlieue." Mirages ? Le pauvre ne comprend pas que l'espace préparé n'a pas de sens. Ce n'est pas grave, puisque nous serons producteurs et consommateurs de la même famille dans un espace plus rigoureux. Nous entendons assez souvent ce genre de réflexions, vents foireux et froids dans la cuisine pire époque. Les spectateurs s'embrouillent un peu dans cette journée vécue en commun. Les enfants s'affaiblissent, des crampes dans les genoux. Voilà une autre cause de difficultés, on ne peut pas penser à tout. Les justiciers n'ont pas le même ordre dans la conscience. Ils ne risquent pas de s'ankyloser. Ils font partie d'une bande dessinée individuelle, vous ne pouviez pas le deviner ! Pour le contrôle des plus âgés, nous avons choisi quelques moments importants, subjectifs. Le pré-enregistrement est déjà réalisé : bon et mauvais, noir et blanc, mettez une table ici, mettez une table là-bas. Maintenant le contrôle est permanent. On peut aider les autres sans revenir en arrière. Les justiciers et le Professeur Mavol-Mavort sont les responsables de l'élevage. Toutes les adaptations sont possibles... bruits de chaises... toussotements... Maintenant, maintenant, maintenant, on déroule la bande, pour vous. Même si le point de départ est conventionnel, le contrôle est permanent.
Souvent, le sens du Temps est indiqué par une flèche. Circulez ! Les esclaves de nulle part n'aiment pas beaucoup cela. Effectivement, l'idée d'un retour à la case-départ peut sembler inconfortable, voire dangereuse. On ne pourra pas revivre les vendredis des semaines écoulées, l'acheminement progressif vers la mort. Les vains s'agitent dans l'évier. Leurs mots nous contaminent. Pensez-vous que le contrôle nous permette de substituer de la confiture d'engrammes à l'épidémie endémique ? On est obligé de compenser, c'est touta! Mais le Professeur Mavol-Mavort ne parle qu'en son nom. Le matériel qu'il fabrique est conçu de manière à éviter toute standardisation. Ce qui ne sert pas pour quelque chose peut servir pour une autre. Où est la joie, là-dedans ? Les esclaves de nulle part sont acculés. Les enfants garderont des traces ; un souvenir concret est un souvenir qu'on crée. Ma naissance, contrôle individuel ? Si on change le point de départ, aura t-on le même point d'arrivéea? Ce n'est pas en utilisant des bandes coulissantes sur trois magnétophones que l'on anéantira le complexe comateux ! Bande, bande, bande ! Blue Stardust Jackoff ! Moi, j'étouffais, j'ai tout fait ! Alors, quel numéro ? Silence, silence, silence. Toutes ces dispositions hétéroclites, toutes ces séances particulières datent de 23 ans avant la dernière guerre. Nous comptons bien détruire l'erreur qui consiste à croire que le plus grand est le plus âgé. Détruire toute la hiérarchie serait une chose saugrenue, à moins de placer les petits, les moyens et les grands contre un mur, de manière officielle, et de déclencher le feu des fusils à canons sciés.
Le sens de l'écriture oriente tout pour tous de manière ignoble. Au cours des siècles à venir, il y a eu trop de maladresses, ça n'allait pas tout seul. Il faudra placer des garde-fous plus rigides sur les limites de nos manières de vivre aujourd'hui, séparer, mettre à l'écart les questions gênantes. Nous avons trop peu de renseignements : nos souvenirs de la Seconde Guerre Mondiale s'estompent déjà dans les vents froids et foireux. Les vieux partis au diable ont été soumis à la question trop souvent, ils ne sont plus que des modèles d'automobiles reproduits sur d'anciennes cartes postales. C'était une génération approximative sans grand sens à mon avis. Les documents sont rares, encore que, sur les murs des usines, on voit parfois des bombages du genre : I789, fait artistique ! Je possède une photographie du coeur du Professeur Mavol-Mavort et des reproductions de ses pièces de monnaie. Il y a aussi cette grande médaille sur laquelle sont gravées les devises de son baptême : du côté prose : "Eliminer ceux qui engendrent la dispersion.", du côté pine : "Laisser la radio parler à votre place."
C'est ainsi qu'on passe dans l'histoire.
Toute la salle commence à murmurer. Le conférencier dévide son discours dans une odeur de sueur de pieds et de cigarette blonde. L'assemblée des justiciers ne se rend plus compte qu'elle est prise dans une simulation de situation mathématique : et, ou, et/ou... Les esclaves de nulle part étaient revenus, eux aussi, mais ils n'avaient pas l'intention de revivre cette situation. A l'étage, il y avait des bruits de pas, talons qui claquent sur le béton. Toute la panoplie du commerce de soi-même était déballée parmi les gloussements de plaisir de ceux qui n'osent critiquer le calendrier. Dans ces conditions, n'importe qui peut amener son matériel et brancher ses amplis. La semaine prochaine ? D'accord. Les crayons boivent les lèvres enfantines. Les chuchotements se fatiguent. Les bandes que vous avez amenées sont devenues inaudibles. Annulées. Ca ne s'arrange pas. Dans certains cas de schizophrénie, les confidences ont réussi à recoller les morceaux, mais ici, pas question ! Les sièges percés débordent ; quelques enfants se torchent avec les imprimés débiles qu'on leur a distribués à l'entrée.
Bruits de feuilles froissées. Grognements. Rien n'est vrai. Tout est permis. Rien n'est permis. Tout est vrai.
"-C'est quand même un peu fort ! gémit le pécore académique.
-Question de vocabulaire, lui répond le coulag."

Beaucoup n'ont pas supporté que le rêve soit terminé. Rendez-vous dans 5 ans. Je suppose qu'il y aura encore des vieilles dames hystériques qui frapperont du poing sur la table. Privilégiées ? Leurs voix sèches tombant dans les silences poussiéreux de l'après-guerre. Les vains subjugués, tous éléments confondus. Je ne suis pas une émanation gouvernementale, j'observe la nature un peu en vrac. C'est ce que je réponds quand on me demande : "Que faites-vous ici ?" Par exemple, on n'a jamais encore fait pondre les diapositives, ni obtenu d'elles une attitude de soumission. Tous les détectives mâles ont ouvert des enquêtes. C'est difficile de savoir. Les relevés météorologiques ont leur place dans la panoplie du commerce de soi-même. Les thermomètres, baromètres, pluviomètres et autres anémomètres prétendent pompeusement relier le domaine humain à son environnement. Les gens comme Mavol-Mavort ne sont pas dupes. Ils connaissent le sens du trajet. On n'a pas besoin d'insister si on n'a pas soi-même une connaissance parfaite de l'organisation spatio-temporelle dans le village. D'ailleurs, en l'état actuel, toute schématisation est prématurée.
Tout le monde est maintenant à l'extérieur. Le Professeur a pris les têtes de l'expédition. Le suivent : les justiciers, les enfants, le pécore académique, le coulag planétaire et deux vieilles dames hystériques qui déchirent leurs collants aux ronces du parcours. Toutes les cellules sont greffées sur la promenade. La fumée noire les guide dans la traversée, nuée oblique, nus et bibliques. Dans l'espace naturel des représentations, ils n'ont plus d'"ailleurs". Le Professeur sait qu'il lui faut trouver un point de comparaison plus éloigné. Oui, les magasins des fusils à canons sciés sont vides, les vains désarçonnés, les esclaves rejetés au tout à l'égout là où il y a des fleurs et des rafales de vents froids et foireux. Bien exploiter est très délicat. Les bureaux travaillent dur. Pour approcher la dimension historique. Le calendrier dans la chambre de ses parents est couvert de chiures de mouches, témoignages du passé récent. Des vieux journaux et des cartes postales jonchent le balatum craquelé. Le paysage est une de ces gravures anglaises que vous connaissez bien. A un certain moment, les personnages sont attablés devant l'auberge. Visez soigneusement. Ouvrez le feu. Cessez le feu.Si vous avez des questions à me poser concernant le Temps et l'Espace, n'hésitez pas. Mon numéro de téléphone est dans l'annuaire.
Bruit de pages qu'on tourne.
SOMBRE DUCASSE (1986)
LUCIEN SUEL
"Nous n'avons rien à perdre & nous n'avons rien à gagner" publié en mai 1979 dans le N° 12 de la revue THE STARSCREWER

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lundi 26 avril 2010

CINEMAROCAPOCALYPSE

20THCENTURYPHLOXaaaaaaa MGMCOLUMBIAQUEEN
MARILYNCARNEGIESaaaaaaa GODORIGYNEBODIES
MONROEPANDORAREXaaaaaaa REXMONROEPANDOOR
CADILLACOGONEKINaaaaaaa INOGONEKGERANIUM
FLAMINGOCEDILLASaaaaaaa PEONIESGOFLAMING
ROSEROSTREETMOONaaaaaaa ROSEMOONBUDFLEET
LIGHTNINGSWEATMEaaaaaaa SCREENSLAUGHTERS
FINALCUTSCREWINGaaaaaaa SKULLSHOOTINGUSA
open up the doll
( Monroe shrine )
ali boredom

C I N E M A R O C A P O C A L Y P S E

générique de fin

M A J E S T I C A U R O R A P O L L O
C A B I R I A B E L L E T O I L E X *
C E L S I O R I V I E R A R I A N A *
P A N D O R A C K H A M ’ S A R E A *
A L H A M B R A H I M S I E C L E 2 3


I M A M C O L O R 1 4 3 1 R I A L T O
P O T E M Q U E E N P H A R A O N C E
U P O N A T I M E * M I L L E N I U M
P A L A C E D E N M O R O C C O R O S
B I F R E D I * S C A L A B R A H A M


C A S A N O V A E X P R E S S T Y X *
X L O R I E N T O I L E D R I V E I N
T O U B K A L U X * P A R A M O U N T
S T A R S C R E W E R S A R R A S I N
C O N T I N E N T A L C O L O N I A L


M A U S O L E E L D O R A D O K I N O
L A U R E L & N A N O U K E S K I M O
A T A L A N T E * H E S P E R I D E S
L I B E R T E N I K E C O L U M B I A
C O L I S E E O D E O N L U T E T I A


R I O R K O L Y M P I A L O O Q S O R
S I N B A D R E X A L A D I N V O X 9
G A L A X Y Q U I X O T E A L A M U T
M A R ( A L L ) A B O U T ( E V E ) *
& M A R A B O U T ( D E S O U F F L E


S T A R D U S T N A T I O N A L M G M
R O Y A L S P L E N D I D O S P A H I
M A R I L Y N ( & O U T ) Z O U A V E
L A S T C A L L F O R L A S C A U X *
N E F E R T I T I C E A S A R A Z A D

Hassan I Nada
(à Lucien Suel)

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vendredi 2 avril 2010

CHEVAL 2 3

Récital "CHEVAL 2 3" (lire cheval deux trois)à Paris le 6 avril 2010, à 20 h / 5 €.
La Java, 105, rue du Faubourg du Temple, 75010 Paris
Une soirée "Duos voire plus si affinités"
proposée par JM SPIT
avec
Jacques Sivan + Cédric Pigot
CHEVAL 2 3
Jean-Michel Espitallier + Kasper Toeplitz
ENOB

CHEVAL 2 3, le vendredi 11 décembre 2009 au Point de Bascule à Marseille dans le cadre du Festival « Nuit d’hiver » n° 7 organisé par le GRIM - Montevideo (prise de vue : Grim)
Deux autres vidéos du même concert par Carosch 13 : ici et .
On peut écouter un nouveau titre de CHEVAL 2 3 "Les champs de la nuit" sur le site Myspace du Guitar Poetry Tour ici.
Et d'autres titres encore sur le blog d'Arnaud Mirland : Mon Récital.

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vendredi 15 janvier 2010

Guy Debord philosophe

Image trouvée.


Bien longtemps après, j'ajoute ceci reçu en commentaire :
Alessandro Mercuri said...
Bonjour / Hi
A propos de l'image de Guy Debord, Il s'agit d'un photomontage que j'ai réalisé pour la parution de mon livre "KAFKA-COLA, sans pitié ni sucre ajouté" (éditions Léo Scheer, 2008)
Regarding the image of Guy Debord, it is a photomontage I made for the release of my book entitled "KAFKA-COLA" (éditions Léo Scheer, 2008)
Bien cordialement / Kind Regards
Alessandro Mercuri
PS :
N'hésitez pas à créditer l'image si vous le souhaitez (Voilà qui est fait !)
Feel free to credit it, if you wish

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vendredi 16 octobre 2009

Kurt Schwitters en Norvège


Dans les années 30, Kurt Schwitters venait tous les étés sur la petite île de Hjertøya dans le fjord en face de la ville de Molde. C'est de là qu'il réussit à s'enfuir, au moment de l'invasion nazie en avril 1940, quand la ville fut complètement détruite par les bombardements allemands.
Il a peint ce tableau sur l'île de Bjørnsund située plus loin dans la mer. La maison du milieu est celle de Grete Kleppen, qui vient de traduire « Mort d’un jardinier » en norvégien.

Ce tableau, peinture sur bois, 74 x 74 cm, se trouve au Sprengel Museum à Hanovre.

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lundi 21 septembre 2009

Une image trouvée par Yann Dissez

Cette dame attend patiemment, mais son prénom ne commence pas par la lettre M.

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lundi 18 mai 2009

SUEL L'EXPO

Photo Laurent Guenat, Représentant à Genève pour la Station Underground d'Emerveillement Littéraire.

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mercredi 14 janvier 2009

Photoromans à Liévin

Dans le cadre du 6ème "Marché aux Livres", présentation de "Photoromans" à la galerie Arc-en-Ciel, Place Gambetta à Liévin. L'exposition sera visible du 7 au 17 janvier 2009 (renseignements : 0321448510).
Le Samedi 17 janvier, pendant le "Marché du Livre", Patrick Devresse & moi, présenterons à 3 reprises la performance lecture-vidéo associée à l'exposition, à 11h, 15h & 17h (entrée gratuite).
Nous signerons aussi notre ouvrage "Photoromans" publié aux éditions Michel Husson (distribution Pollen).
Pour ma part, je signerai également "Mort d'un jardinier", de nouveau disponible dans toutes les librairies.
Ci-dessous, une image (Devresse) & un texte (Suel) inédits des "Photoromans" :

Les jockeys jumeaux Ben et Hur ont abusé des produits dopants illicites.
Distorsion de la réalité, hallucinations horribles : déplacement de la queue de cheval,
dérèglement dans l'usage et le nombre des pattes, disparition des roues,
transformation du sulky en selle... Totalement inédit depuis l'époque des Centaures !


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jeudi 4 décembre 2008

Poussière

"Poussière" (photos Josiane Suel, textes Lucien Suel) vient d'être réédité dans une nouvelle version chez Publie.net. Le livre qui compte 80 photos est téléchargeable pour la somme de 5,50€. Vous pouvez consulter librement les 20 premières pages avec un réel confort de lecture.
Extrait du texte de présentation de François Bon (merci à lui) :
"... une recherche texte et image ancrée dans le territoire rural de l’Artois, les objets quotidiens, le travail de mémoire, dans la permanente friction du monde contemporain. Et c’est bien le texte qui, en venant s’assembler près de la photographie, quitte du même coup l’instance de représentation pour devenir fiction, parfois fantastique vaguement menaçant, ou rêveur, ou politique.
C’est eux-mêmes, Lucien et Josiane, qui ont défini la première limite de cet ensemble. Ensemble circulaire : le dernier mot de chaque poème donne son titre et son premier mot au suivant. Ainsi, le développement des textes trouve sa propre logique en dehors du mouvement narratif des images.
Ils ont continué depuis lors, et nous sommes nombreux (moi c’est le dimanche matin), à venir rêver devant ce compagnonnage en libre dérive, mais où toujours c’est une sorte d’épiphanie qui commande – ce qu’on rencontre, c’est bien notre propre monde.
Côté publie.net, en quelques mois nous avons beaucoup appris. Il était temps de reprendre cet ensemble, et lui donner une mise en page qui permette vraiment de lui faire honneur.
Et puis Lucien Suel vient de publier
une fiction, Mort d’un jardinier, texte qui participe de ce que Barthes nommait On écrit toujours avec de soi, puisque, sans être nullement autobiographique, les vecteurs d’intensité qu’on trouve dans Poussière, et notamment le rapport au territoire, à la terre en travail, aux éléments naturels et leur croisement avec nos destins minuscules, acception Michon du mot, s’y retrouvent...

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