samedi 12 novembre 2022

50 années de poésie ordinaire et pratique

 

Lucien Suel en solo hors les murs | Propager le poème, vendredi 21 octobre 2022 from Cipm on Vimeo.

 

Lucien Suel en solo à L'art Hic & Hoc, La Ciotat

« La formule i.n.d.i.v.i.d.u brille magnifiquement dans le noir.  »

Lucien Suel vous parle de son parcours de poète ordinaire et de jardinier. Il présente les revues qu'il a publiées, ses poèmes express, ses traductions... Il déclame ses colonnes de mots, des extraits de son travail depuis la fin des années soixante-dix jusqu'à nos jours.

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mercredi 29 janvier 2020

Claude Pélieu au Silo - VIII.3.


VIII
DE BAS EN HAUT
(Cut/up & Fold/In d'après une communication de Lucien Suel)
par Claude Pélieu

3
Écrit sur la Peau de la Guerre - l’œil jonché d'éternité - il m'a dit : « COUPE », alors j'ai coupé - tout le monde coupe dans le rire-grisou de quelqu'un d'autre - Un terroriste sur le divan de neige - trop longtemps dans la zone d'ombre - ciseaux argentés survolant Palo Alto. D'après un livret dépecé - miroir dérivant dans l'hyperespace - scaphandre de peau-crachoir - en cheville avec le créditeur juif - la Brigade de l'été hurlant dans le code-après-midi - le bal du refus - les yeux du Prince effaçant Frisco - rien n'est permis à l'intérieur - le marchand de mots de la Basse Rue aspire le bleu du ciel - nuit-bulle dans l'étable rose de Fléchin - 1977, U.S.A., étoiles lépreuses en guerre - de rares passants égorgés dans les terrains vagues - un petit village, un soir d'été marqué par une goutte de sang - des émeutiers prennent d'assaut la maison de la Saucisse - d'une seule main enregistre, Station CAROLINE - sangliers bleus embusqués dans le brouillard - on entre, on sort, c'est bien connu, et l'ennemi intérieur est toujours là - abattu par le Pécore Psychédélique dans le ciel du Nouveau Mexique - s'est fondu dans bleu et rose, le Poète chloroformé par les mots de quelqu'un d'autre - ce qui reste du notre père de nos Pâques ? Une croix d'ébonite noire devant Fort Nylon - sifflera pour rire Nylon sur la Voie Express - Captain Nemo, 8 rue Brise Blanc - images devenues ministres - faisait le nègre devant un colombophile - Brocéliande étouffée - l'échelle mobile de qui ? Chenilles-mots grinçant au-dessus de Fort Knox - son lit-cage-scaphandre - HLM-crachoir je suppose - Gais Ciseaux enregistrent en Californie, depuis longtemps - la Confédération Chrysler salue bien bas les chômeurs du Tiers-Monde - Suicide du colombophile juif - il fait encore jour - les Dodgers vont sûrement gagner - entre les lignes d'étoiles, Algèbre Céleste en direct - coupé dans l'oeil du Captain Nemo, alias Glaçon Noir - des heures passèrent - ce sont des mots qui ont incendié cette Disco - grisou-refus - brouillard rouge dans les yeux d'une paire de Nègres, ont poussé la plaisanterie jusqu'à être frères Siamois - Octobre sur la peau du monde - boules colorées laissez-moi rire - banlieue laiteuse - ne coupez plus Brise d'Automne - d'une seule main, abattu dans le Nord de la France - écrit dans une rue qui mène à la mer - franges de ciel de l'ennemi bleu - ce qui reste maintenant ? Pas grand chose - la guerre des lettres roses - Mini K7 explosant au-dessus des corons, du bout des doigts, ni bleu ni rose - après-midi déchiquetée au pied du mur du ciel.

Mill Valley, October 18, 1977
St. Luke, U.S. took possession of Porto Rico,
1898, silence doth seldom any harm

4:30 pm/5:30 pm, Pacific Time

Claude Pélieu a réalisé ce "cut up" et "fold in" à partir de mon poème "Moteur Epouillage, journal de voyage 1958-1978" qui fut ensuite édité par Gilbert Humbert dans le n° 1 de la revue Le Point des indices (1979) avant d'être repris en 1988 dans mon premier recueil intitulé "Sombre ducasse" aux éditions de la Station Underground d'Emerveillement Littéraire.


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mercredi 14 juin 2017

Liste des pseudonymes - RDO 2

Récupération des Données Ordinaires

Liste des pseudonymes

À tout seigneur, tout sonneur, voici le Docteur Omnes : Le Démocrate Déçu, Le Dresseur De Pigeons, L'Homme Aux Pantoufles En Peau De Lapin, Le Désespéré Professionnel, Celui Qui En Suçait Trop, Le Peseur De Lait Pénicilliné, Le Flutiste Funèèèèèèbre, Le Programmeur En Retraite, Paul Chicon, Hareng Le Royal, Le Psychiatre Étymologique, Le Témoin Volant, Docteur Ben Oôôômm Ess Wé...
À tout baigneur, tout bonheur, voici la bienheureuse Lucie Poirel : Cosmik-Galata, Le Démocrate Du Cul, Pat'O Gas, Le Réacteur En Chef, Hair-Coated Monster, Le Vénusien-Furoncle, Le Marchand De Savoir-Saucisses, L'Abbé Catalogue, L'Être Calcaire, Mauricette Beaux-Arts, Le Slip Pestilentiel, Sherlock Krishnamurti, Le Barbier Corporel, Tro-Pi-Ga, K.K.K.Ro-noç, Le Cerveau-Trou-Roman-Photos, Lulu Tatou...



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mardi 6 octobre 2015

SOMBRE DUCASSE

Vient de paraître
Sombre ducasse
version numérique augmentée
Les éditions QazaQ rééditent mon premier recueil paru en 1988 aux éditions de la Station Underground d'Emerveillement Littéraire. L'édition originale de l'époque avait été imprimée à 30 exemplaires sur une imprimante à aiguilles reliée à mon premier ordinateur. Elle comprend des textes écrits pour la plupart entre 1966 et 1986.

Voici ma préface à cette édition rénovée :


Comme si c’était aujourd’hui…
Encore dans l’oreille, le crépitement de l’imprimante à aiguilles raccordée à
mon premier ordinateur, boustrophédon de la tête crachant l’encre noire sur le
papier qui se déroule et retombe en accordéon.

Des textes écrits entre 1958 et 1988, bribes de l’enfance, révoltes  adolescentes, expérimentations, inventions de
l’âge adulte. Tous ces poèmes envoyés par La Poste et publiés une première fois
dans les revues de l’Underground, puis rassemblés et ordonnés en un premier recueil.
Fais-le toi-même !

Sombre ducasse, comme un roman noir
de Goodis redécoupé par Burroughs.

Sombre ducasse, comme une kermesse
sous un ciel d’orage.

Sombre ducasse, comme la danse sépulcrale
du pou de Lautréamont.


De nos jours, l’imprimante est laser ou 3D, l’encre est numérique, la revue est
un blog, la maison d’édition est un site, l’underground poétique se tweete et
retweete.

Tout est faux. Rien n’a changé. Communication croissance consommation contrôle.
Standardisation du citoyen-citadin-conso-mateur. Les prévisions météorologiques
restent sombres avec des flaques de lumière ici et là, maintenant ou
ailleurs : zestes de drogue sexe & rock’n roll, prose bop spontanée à
l’assaut des slogans par la méthode cut-up -coupé collé découpé décollé-, poèmes
ready-made express, mixages verbaux monstres, profusion et désinvolture gaie de
la langue, délire de la lyre, notes sur le décor moderne et son éparpillement, mysticisme
punk rustique, auto-dérision et zéro nostalgie.

La formule individu brille magnifiquement dans le noir.




L'ouvrage de 96 pages est disponible ici en epub ou en pdf

Voici le début du livre :


... des jours et des jours et des nuits et des nuits
que je flotte dans l'espace sans pouvoir rejoindre
mon vaisseau...
Ce matin, il a de nouveau gelé autour de moi ;
l'air commence à se vicier dans mon scaphandre ;
'serait temps que j'arrive ailleurs,
mes doigts s'engourdissent,
je mets parfois plusieurs jours pour écrire un poème.
Je n'ai plus de mémoire.
Combien de fois j'ai laissé bouillir le café ces derniers kilomètres ?

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mardi 6 mai 2014

Sombre Ducasse (version justifiée) 80

une lune mauvaise se lève derrière un
nuage dans un simulacre de casse-pipe

un ange de l'enfer en plastique hurle
maman je n'ai rien aux dents CG avait
demandé à King-Kong de faire la photo

portrait officiel de la mort just how
rotten are you il était debout devant
la lune il assistait après un long et
désagréable exil au retour en Pologne
du père Ubu & de sa femelle la guerre
est finie engagez-vous bravement dans
le rude chemin de la vie c'est la fin

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mardi 29 avril 2014

Sombre Ducasse (version justifiée) 79

à l'époque c'est à dire maintenant le
héros Cosmik Galata n'avait pu encore
dans ses cellules inscrire le vibrant
accord de la viande des dieux incliné
sur le papier transacté à vil prix il
dessinait tout le jour dans le fortin
électronique les épais jaillissements
spermiques conçus par son stroboscope

une nuit à l'instar des créatures des
marais surgissant de son grand miroir
le monstre en manteau de fourrure lui
avait rendu visite ceci avait suscité
en lui une vive terreur pour conjurer
la peur elle lui dressait les cheveux
sur le crâne C.G. s'était tenu devant
la glace serrant dans ses tremblantes
mains de nombreuses photos jaunies de
l'autrefois éjectées dans les miroirs

la formule individu brillait toujours
magnifiquement dans le noir in-dividu

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mardi 22 avril 2014

Sombre Ducasse (version justifiée) 78

le tube-néon clignotait du morse avec
luxe et calme voluptueusement couchés
dans le sofa de la salle d'attente le
docteur Omnes et B. lisaient ensemble
l'éditorial du premier numéro du gros
hebdomadaire deux mains on les rasera
gratis Cosmik Galata l'avait rapporté
de la charcuterie debout derrière eux
Marie-Jeanne K lisait par-dessus leur
dossier entre les lignes la scène fut
modifiée donne-toi au syndicat gonflé
à l'extrême le mieux vaut son tumulte

écrasant le silence s'abattit sur les
indécis entraînant son formalisme sur
le tapis s'allongea bureaucratisation
bras écartés chacune s'ouvre dans les
réalités musclées de ses mains raides

divergences chevelures blondes prises
sentant renaître ses forces des sauts
voluptueux dans les deux bouches dans
les tendances de peau syndicales bien
différentes la vie elle-même explorer
les deux sexes & parce que partenaire
le même désir mène un débat intérieur
le modèle gémit de convoitise brusque
mouvement elle l'introduit par l'être
fondé pour être faire jour ses lèvres
la forme dans ce plaisir cette bouche
qui permet celle de la ville & grosse
montée inhérente comme délicieusement
que la main dans son pays totalitaire
vient se placer de manière à soupirer
la vérité haletante comme à l'origine
personne n'introduit un doigt autre à
sa caresse s'alignant jouissance tous
les sens en feu & encore une fois les
guides éclairés des heures passent la
tendance s'aligne peut-on citer coule
une seule main & la dernière étreinte
fut le syndicat national Omnes le vit
pénètre enfonce permettant à tous son
membre froid dominer son image réelle
pas seule cri de libération s'échappe

courants de pensée êtres livrés désir
au plaisir réciproque ami revenir sur
lui docteur Omnes alla vers son parti
unique entre les deux figures déposer
la tête sur une épaule fourrageant de
la monnaie dans les deux partis seuls
tolérés blondes parfaites pour de bon
nouveaux fonds bientôt il fuque l'air
des mains en même temps l'autre doigt
à exception recommence à enfiler leur
instituteur dur en mains vers le sexe

sentir si dure poussée interne et son
budget commence les unanimités langue
chaude Omnes rurugit quant au bifteck
son amant l'affole à mort des esprits

chaque jour le réel sera inexprimable
tandis que la nature humaine à grands
coups de reins une conscience presque
douloureuse mouillée pantelante vaine

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mardi 15 avril 2014

Sombre Ducasse (version justifiée) 77

il a envisagé des fausses réformes du
département rapidité soleil végétal &
la destruction de l'arc-en-ciel et la
souloureuse dodomisation des délégués
à l'aménagement de la vie avec lui il
faut ranger la vie en exigeant toutes
les sauvegardes de votre blocage & la
baise immédiate de première l'échelle
mobile des glaires la création du tas
du nouveau travail plus & la gratuité
de votre dignité oui demain tout peut
changer cela ne dégouline que de vous
aérez aérez aérez aérez aérez & aérez

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mardi 8 avril 2014

Sombre Ducasse (version justifiée) 76

bien envoyez les photos suivantes ici
l'acharné modère la présence du temps

respirer réalité le livre transparent

touslesjoursmanipulationsdel'institut
savantetchimpanzéaveclesatomistesenfe
rmésdanslecoeurduréacteurnucléaireetl
esaccidentésdelaroutecomptabilisésave
clesmortsdelafamineetlescharlatansdel
aparapsychologietousceuxquifabriquent
lafaussemonnaieenrouleauetquichientda
nslapositiondulotusenattendantlatrois
ièmeguerre et il peut prendre pleines
en la main les sécrétions internes ou
vivre la mue d'une chenille au milieu
du jardin défriché avec certains mots
pour libérer d'autres formes tous nos
compagnons sont étendus là là là pour
défendre les biens à tous ces gros-là
ceux qui ont l'pognon l'pognon eux-là
r'viendront mais c'est pour eux qu'on
crève et c'est fini car nos troufions
vont tous se mettre en grève allons à
vot' tour messieurs les gros d'monter
sur l'plateau si vous voulez toujours
la guerre payez payez-la d'votre peau

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mardi 1 avril 2014

Sombre Ducasse (version justifiée) 75

il est le monstre exquis celui qui va
faire du ski nautique sur les terrils
au nord-ouest du lac de Genève Suisse

le monstre de montre celui qui dévore
le jazz à la mode oui si ce n'est toi
c'est donc monster if it's not you so
c'est donc ton moteur Kronos se tapit
au fond du temple et les marchands du
temple sont toujours en retard retard
d'une guerre une guerre retardée clac

les parchemins vivants les lettres du
bavard à visibilité signifiante lieb'
ich dich entrelac cancrelat liebst du
mich une autonomie picturale dans une
répétition labyrinthique la rouille a
prouvé qu'elle est encore un parasite

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mardi 25 mars 2014

Sombre Ducasse (version justifiée) 74

dans ce fond de sacré ronron délirant
craquer brûler signes de sa main dans
pataugas-city chaudrons à pataud-city
gueule-cri Cosmik Galata soyez précis
dans la dérision jouez le bloc-drogue
avancez la mécanique ne trahissez pas
la confiance du pouvoir conservez une
expression distinguée noire & blanche

d'ailleurs le meilleur moment c'est à
l'aube pour le divin acide qui burste
dans le cerveau en même temps qu'il a
commencé à se lever à l'est le soleil
à regarder en face vérifier son heure
exacte de début dans le calendrier de
la poste ce n'est plus de la témérité

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mardi 18 mars 2014

Sombre Ducasse (version justifiée) 73

noir c'est noir hyperréalisme support
sur fesses art corporel pétrole notre
lait les prairies du léthé noires les
vagues brillantes assombries par nous
amoureusement hommes la joie illumine
les yeux de Paul Molémort puisé parmi
les sables blancs dans la nuit chaude
islamique & déversé doucement sur les
vagues vertes de l'atlantique fous de
bassan se suicidant avec enthousiasme

immenses chaudrons avec les bulles de
chaleur-vapeur qui nous soulèvent sur
les niches de vie & que les soigneurs
enfoncés soient en vous et en son dos

il eut aimé lui offrir la fleur de sa
fleur et s'évanouir dans brume-miroir

l'in-game yoyo yoyoni fille enfant ou
garçon poupée d'appétit dévorant avec
les mots & les dents transportés vers
les laboratoires des commissions dans
une nuit jaune paritaire et rendus là
annexés au dur cul de Thanatos par la
crème de soins regretterez-vous assez
de lui avoir appris le maniement d'un
pétard niant ce qui aboutit à sa mort

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mardi 11 mars 2014

Sombre Ducasse (version justifiée) 72

c'était un réel hommage aux créateurs
inconnus & le docteur Omnes lui avait
démontré l'argumentation mathématique
de 23 cm de long en plusieurs parties

qui dit créateurs inconnus pense deux
choses premièrement donc ils existent
les artistes connus puis deuxièmement
il existe des gens qui connaissent ou
ignorent le travail de ces catégories

de fait un créateur sera inconnu pour
une ou plusieurs des cinq raisons ici

petit a il souhaite rester inconnu ou
petit b le silence est décrété autour
de son travail petit c il doit rester
patient attendre son heure son siècle
petit d il n'est pas conscient d'être
un artiste petit e il ne produit rien

pour Omnes c'était peut-être aussi la
question de l'orthographe et il avait
proposé à Cosmik Galata le choix avec
ces deux possibilités d'écriture pour
vivre heureux vivons cachets ou alors
pour vivre heureux vivons cachés soit

Brigitte ne saurait jamais quel avait
été le choix de C. Galata & Omnes lui
avait dit que l'artiste inconnu était
un encouragement à la créativité pour
chacun et inversement il est possible
que les artistes connus ne soient que
des parasites on ne dit rien du culte
des morts information & propagande le
critique d'art est-il appointé par le
docteur Goebbels exposons des billets
de banque dans une galerie d'art vont
ils prendre une plus-value paradoxale
alors que l'inflation galope pataclop



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mardi 4 mars 2014

Sombre Ducasse (version justifiée) 71

Cosmik Galata avait soigneusement son
vélo rose appuyé contre la haie et il
gravissait les marches & conduiraient
à l'appartement du cinquième où Omnes
vivait depuis vingt-trois ans de quoi
ils parleraient savoir les meilleures
marques de magnétophones portatifs un
cutter une règle ou la lame de rasoir
kicoupp ou encore la paire de ciseaux
singer pour le cut-up et ce serait la
marque chanteur la cause oui on s'est
plus ou moins cru membre des brigades
gais ciseaux et alors les politiciens
laissent-ils traîner leurs bourses au
milieu des pages de leurs discours de
merde temps de réflexion & C. G. face
à la porte il frappe doucement taptap

une voix nasillarde et traînante elle
dit entreeeeez le vieil homme dans un
fauteuil roulant frotte les verres de
ses lunettes avec un petit mouchoir à
carreaux instantanément C-G se trouve
sur le plateau de tournage aussi Paul
Molémort avec lui qui s'était tenu là
caché derrière la porte il avait très
mal imité cet accent moyen-occidental
d'Omnes & donc fou il hurlait dans le
mégaphone TOURS OUVREZ LE FEU à moins
que cela ne soit dû à Gros Nonosse le
touriste temporel voyageur à l'envers
Sonork créateur mais de toutes façons
pour Cosmik Galata c'était encore une
même chose le petit capitaine (né mot
tombant) en plein Slumberland six ans
plus tard il relaterait cette réunion
mémorable à B. la saisie du spectacle

il lui décrirait l'ameublement le sol
l'habillement les 2 marins en maillot
de corps suspensoir & queues tatouées

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mardi 25 février 2014

Sombre Ducasse (version justifiée) 70

& tous ces autres soirs vie organique

c'est le cas terrestre la couronne de
fleurs & bracelets saran wrap gouttes
de sang qui perlaient à la lisière de
la muqueuse vomissant dans la cuvette
immaculée trop petit pour tirer cette
chasse sur la châsse dans le jardin à
nouveau la tête alourdie par les gros
citrons et le ciel s'il n'y avait que
lui elle court sous l'averse de plomb

en chutant dans la porte trouée Brige
s'arrête & saisissant la clef qui lui
pend entre les cuisses se glisse dans
la serrure ouvrant la porte & ce ciel
ni bleu ni rose où respirer le combat
de rage toute la nuit chaude une joue
déchiquetée vapeurs ammoniaquées dans
son vase en cristal de Venise éternel
infini éternité mais déshabille-le et
fais glisser ce short et il est corps
sans vie qu'on agite près de lui avec
Paul Molémort levant le pouce avec la
barmaid du bistrot des poètes vous en
avez besoin quand à voix haute sur la
route milano-venezia vous fourguez un
chef d'oeuvre en fait tout a commencé
quand il s'est réveillé dans une nuit
chaude islamique sur la scène enfumée
embrumée Mr. Van Vliet il portait une
redingote marron en velours bottes de
cuir à revers & tapait du pied liasse
de poèmes à la main The Mascara Snake
soufflait CG s'est extirpé de dessous
cette couverture à grain rude et il a
trébuché vers la scène enjambant tous
les dormeurs sur le passage Beefheart




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mardi 18 février 2014

Sombre Ducasse (version justifiée) 69

pcp sur tes yeux engloutie elle court
jambe sur l'eau une note une nouvelle
drogue dégueulasse a fait des ravages
d'est en ouest pcp n'y touchez jamais
descendez les dealers qui vendent une
telle saloperie aux enfants pcp ça se
fabrique très facilement c'est simple
un anesthésique puissant pour soigner
les rhinos et aussi les chevaux jadis
employé dans les zoos & les fermes on
ne redescend pas je connais une jeune
femme qui s'est arraché les yeux elle
s'est tuée les meurtriers saupoudrent
cette saloperie sur du persil du shit
mélangent ça avec n'importe quoi bref
drogue incontrôlable bref méfiez-vous
les fourgueurs ont la main lourde CPW
extrait d'une lettre à CG 23 mai 1977



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posted by Lucien Suel at 08:43 0 comments