samedi 28 octobre 2006

Du dessin au poème au dessin (5/10)

Il arrive que les doigts
s'enfoncent doucement de
crainte de blesser chair
comme boyau d'évacuation
d'où sortent les tristes
loups anoures et pansus.

It happens that the fingers
softly penetrate
afraid of wounding the flesh
as the drainpipe
from where come out the sad
paunched and untailed wolves.

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posted by Lucien Suel at 09:08

3 Comments:

Anonymous metalogos said...

Il doit y avoir une erreur de traduction car l’image est pratiquement la même que précédemment….A moins…a moins qu’il y ai eu inversion des images…ne sommes nous pas dans l’intraduisible avec la poésie ? Ce que je lis de Pessõa en Français n’est pas du Pessõa…non ? Ce que je lis de Pessõa en portugais n’est pas plus du Pessõa…seul le poète sait ce que sa poésie exprime…et encore, le sait il ?

16:57  
Blogger S.L. said...

C'est juste que William Brown a créé sa série d'images en considérant l'ensemble des 10 poèmes et qu'il a réutilisé ensuite son "vocabulaire".
D'accord avec l'intraduisibilité.
Pour le poète, il sait à 83% ce que sa poésie exprime.

11:05  
Anonymous metalogos said...

Si nous sommes dans l’intraduisible quel intérêt (compréhension) peut nous offrir cette tentative de traduction entre poésie et dessin ?...un saut quantique ?
Qu’elle relation transitive peut bien naître d’un tel exercice ?

09:27  

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