vendredi 1 juillet 2016

Poème express n° 644

Pour Gary Cummiskey

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mercredi 29 juin 2016

Les dérivées (81)


81
une caravane
station cale
absorbant le
faisceau des
satellites à
petits riens
orbitant par
nuit panique
dans le ciel
l'épidémie y
hisse idiots
en maillots/

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lundi 27 juin 2016

Alumni - d.a.levy Concrete Poems 4/19

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samedi 25 juin 2016

Les Lettres de la nuit - revisitées - 1


En 1999, j'ai publié Les Lettres de la nuit, un ouvrage de Christian Edziré Déquesnes, poète de la Grande Picardie Mentale. C'était le trente-troisième livre édité et fabriqué à l'enseigne de la Station Underground d'Emerveillement Littéraire.
En septembre 2015, j'ai reçu de Murielle Compère-Demarcy, un long texte croisant des extraits des Lettres de la nuit et mon poème L'être du Mal voyant avec sa propre relecture d'un texte aujourd'hui épuisé.
Il me semble intéressant, à la veille d'une réédition des Lettres de la nuit, de proposer en feuilleton chaque samedi au Silo, le travail accompli par Murielle Compère-Demarcy.
Vous trouverez en noir la lecture cursive, en rouge, le texte original de Christian Edziré Déquesnes, en vert, L'être du Mal voyant et, en bleu, le texte inédit de Murielle Compère-Demarcy.

Les Lettres de la Nuit
de Christian Edziré Déquesnes
revisitées par Murielle Compère-Demarcy
(mai-septembre 2015)
1999-2015
Les lettres de la nuit par Christian Edziré Déquesnes*
avec la participation de Konrad Schmitt**
& Samuel Barrel***
depuis la Station Underground d'Émerveillement Littéraire
Imprimées en Artois, au commencement du printemps de l'année 1999
c/o Lucien Suel éditeur / l'être du mal-voyant
-------
Compte-rendu déroulé à petits pas d'années-lustres par Murielle Compère-Demarcy alias la Muche
visiteuse-express atypique de la Station Underground d'Émerveillement Littéraire,
une décennie et demie plus tard (15 ans) + 365 jours.

Qui est Christian Edziré Déquesnes? *

Christian Edziré Déquesnes ch’est un canteu pi un poéte picard. I foait des érvues étou. "Jeté au monde" à Doué in 1956.
Authentique autodidacte en Pays de Poésie et d'El Grante Picardia, en Grande Picardie Mentale.
Découvre le poète serbo-croate Dušan Matic en même temps que sa passion pour le blues transmise au début des 80's par le chanteur flamand Arno. Vers la même époque, découvre l'œuvre et les entretiens du peintre de Francis Bacon, qui bouleversent sa perception du monde.
Rencontre avec l'écriture ; avec l'univers du poète Berckois Ivar Ch'Vavar : en 1995 via sa revue "L'invention de la Picardie". Naissance alors (ou renaissance) à l'écriture et à l'édition pour Christian Edziré Déquesnes.

Cf. l'expression de son spleen BleuNuit en picard et/ou en français.
Publication de nombreux poèmes dans les revues "Le Jardin Ouvrier", "La Passe" et "MIR"
Les Lettres de la nuit (éd. S.U.E.L., 1999), Toussint-ducasses (Secondes éd. du K. 2000) et, sous le pseudonyme de Victoire Perdrot.
Publications dans plusieurs anthologies : "Poète toi-même" (éd. Le Castor Astral), "Cadavre grand m'a raconté. La poésie des fous et des crétins dans le Nord de la France" (éd. Le Corridor Bleu, 2005), "Le Jardin Ouvrier" (éd. Flammarion, 2008).
Influences irréductibles :
-Le blues et le cri si cher à Francis Bacon, l'œuvre / l'univers pictural de ce peintre
-Ivar Ch'Vavar, Arthur Rimbaud, Dylan Thomas
-Lou Reed pour "Traverser le feu" (intégrale des chansons)
- Bagdala de Dušan Matic ("formidable vrai mais méconnu poète serbo-croate qui a fait connaître Breton, Aragon, Péret... en ex-Yougoslavie").

Extraits
Extrait de Les Nouveaux chants du Mabigoni - Chant quatrième - Iwerrydd bérlache, paru dans l’anthologie Le Jardin Ouvrier (Flammarion 2008)


Acoute bin ! L’mëneu dech carabanc i avot brainmint kér el rad’tè.
Abile toudi abile abile i dévalot abile. Din chés bassures rade rade !
Toudi fèle é-pi din ch’bérlache ostrènme vla ll’ahure feinale. Aaaargh !
L’bérlache edpu eque j’a ké.u din l’monne. Ech bérlache
Conme in clo cron. Din min gaziot i joke mie toudi parèl
Ch’bérlache qu’in n’sèt nin détonbir pi tœrne, bérlache,
Cha tœrne é-pi cha s’àrtœrne eddin, ch’bérlache innzou l’pio
- Ouèche eque chés jins qu’i sè’te toute, i n’veul’te pon
Ell intinde, ech bérlache. Pinséz ! Core toudi l’bérlache i tœrne, i
Tœrne - idju ! – réconparape à ènne épiule, agule, qu’ale tœrne, tœrne-tœrne
Din mn’eul d-ou qu’ale s’intike core in s’àrtœrnaint
Sur li-mènme pour èle s’infiké din m’cacoigne ed labeu.
Cha fét d’ma, l’bérlache-la, ch’t’ènne rude angouche.
Ch’ét ll’éxistinche, ichi in ba, qué dalache, ch’é-t insin.
Filacar dérachant l’pio, du qu’in n’sèt nin l’éwanté,
Qu’i broule ! ch’ét ch’bérlache incrinké din m’t :ète machukée,
Pi i m’vinkira. Répiyeu qu’i rakeur bérlache por et’ dire :
"Ch’ét pon pace eque te sake su l’keue dech sorét
"Eque ti t’aira du caviar. Ch’ét pon nin-pu pace eque
"Te t’acate ènne rikinpète d’épeut’nal eque ti te t’sintira
"Fin bénache à l’f :éte-gardiniére à no përzidint" pi àcoute, te peu
Résséyé d’canjé tout d’ti, ech bérlache i n’ canjra mie.
[…]
(en vers arithmonymes de douze)
Traduction du picard
Écoute bien ! Le conducteur du char à bancs aimait bravement la vitesse. / Vite toujours plus vite, vite il dévalait. Dans les fonds, promptement ! / Toujours dare-dare et dans l’extrême hurlement voilà l’infortune finale. Aaaargh ! / Le cri tel que depuis que je suis tombé dans le monde. Le cri / Comme un clou tordu. Dans mon gosier jamais identique il ne reste / Le cri qu’on ne peut desserrer et il tourne, cri, / Ça tourne et ça se retourne en soi, ce cri sous la peau / - Là où ceux-là qui savent tout ne veulent pas / L’entendre, le cri. Dites voir ! Encore toujours tourne le cri, il / Tourne – crédieu ! – pareil à l’épingle, l’aiguille, qui tourne, et tourne-tourne / Dans mon œil où elle se fiche encore en se retournant / Sur elle-même pour s’enfoncer dans ma cervelle de pauvre hère. / Il fait souffrir, ce cri, oui, quelle douleur atroce. / Mais c’est ainsi, l’existence ici-bas est telle. / Barbelé déchirant la chair, feu auquel on ne peut échapper, / Et qui brûle ! c’est le cri embranché dans ma tête meurtrie, / Et il me vaincra. C’est rugueux que r’accourt le cri pour te dire : / "Ça n’est pas parce que tu tires sur la queue du hareng-saur / Que tu auras du caviar. Ce n’est pas parce que tu achètes une redingote d’épouvantail que tu te sentiras / Béat d’aise à la garden-party du président" et écoute, tu peux bien / Essayer de changer tout de toi, le cri, lui, ne changera pas.
À suivre…
La semaine prochaine : Qui est Konrad Schmitt ?

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vendredi 24 juin 2016

Poème express n° 643

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mercredi 22 juin 2016

Les dérivées (80)


80
la masse tue
l'herbe/lent
procès parmi
les graines/
corpuscules/
train d'onde
charriant la
lumière unie
de sévérité/
le faux mage
sonne cloche
pure volonté

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lundi 20 juin 2016

Purina - d.a.levy Concrete Poems 3/19

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vendredi 17 juin 2016

Poème express n° 642

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mercredi 15 juin 2016

Les dérivées (79)


79
le rayonnant
fleuve court
à la vitesse
du savoir de
la parole de
l'image dans
les canaux à
l'ombre/fond
sonore total
la nostalgie
s'effiloche/
buée méduse/

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mardi 14 juin 2016

Colimaçon



Albert Sisyphe essaie sa machine à voyager dans le temps. Prêt ! Partez !
Il met les pieds dans le pas de la vis sans fin.
Titubant à Très Grande Vitesse dans la spirale des siècles, il ignore
s’il file vers l’infini ou s’engouffre dans le néant...

Sur une photo de  Patrick Devresse, 4 lignes de 12 mots de Lucien Suel
D'autres "photoromans" ici.

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lundi 13 juin 2016

Censor - d.a.levy Concrete Poems 2/19


CONCRETE POEMS d.a. levy october 1968 madison wisconsin

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vendredi 10 juin 2016

Poème express n° 641

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lundi 6 juin 2016

Black Pony - d.a.levy Concrete Poems 1/19

(For Elisabeth Edelson)
CONCRETE POEMS d.a. levy october 1968 madison wisconsin

En savoir plus sur d.a.levy
Biographie (en anglais).
d.a. levy au Silo : poème sur la mort d'un monastère de banlieue

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vendredi 3 juin 2016

Poème express n° 640

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mercredi 1 juin 2016

Trois lectures en juin 2016

1. Le samedi 4 juin avec Ivar Ch'Vavar
clic pour agrandir

2. Le lundi 20 juin avec Sophie Loizeau, Éric Houser, Nicolas Tardy, Claude Ber,
Geneviève Huttin, Charles Dreyfus & Ariane Cammarata Mouchtouris, Jean-Charles Depaule, Éric Sarner, Charles Juliet, Marie Étienne.
Paris, Maison de la Poésie/Scène littéraire à 19h30.
Anthologie de la poésie française du XXIe siècle#6 : la (Ré)-partition du poème#1
Des poètes en lectures, d’autres en performance, soirée de réunion de différentes pratiques dans la poésie française.
3. Le samedi 25 juin à Liévin

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Les dérivées (77-78)


77
les vents se
tournent/dos
& dents pris
de douleurs/
l'ouest hume
l'odeur ivre
de sa queue/
les remèdes/
les onguents
coulent dans
le vide/trop
d'écriture à
78
décoder/trop
de lignes de
coquelicots/
coq à l'âme/
à renifler/à
souffler sur
la fange/les
réponses par
le mouvement
des gaz sont
d'un domaine
allégorique/

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vendredi 13 mai 2016

Poème express n° 639

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mercredi 11 mai 2016

Les dérivées (74-76)


74
Thanatos pur
os cuisine à
l'eau claire
weightwatch/
mammifère en
eau douce au
ventre poilu
aux robustes
nageoires de
chair grise/
sa salive se
répand parmi
75
les plantes/
les végétaux
aquatiques à
essorer dans
le plastique
troué/goulot
musical sous
la jaquette/
la politique
pèse/plateau
sur le tuyau
du volcan en
76
attente d'un
signal/fumée
s'exhalant à
l'aplomb des
bords bombés
des cratères
stercoraires
d'hiver dur/
l'intérêt du
lecteur bute
de la tête à
l'angle rasé

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mardi 10 mai 2016

Eclipse de la limace à tête de chat

Hier, la limace à tête de chat était en compagnie de son biographe à Thérouanne, devant les élèves de 6ème qui ont créé des hybrides en greffant leur objet préféré en lieu et place de la tête de leur ancien doudou.

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lundi 9 mai 2016

Sale petit poème par Nicolas Tardy 2/2

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vendredi 6 mai 2016

Poème express n° 638

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mercredi 4 mai 2016

Les dérivées (73)


73
les mots les
nerfs nouent
le synopsis/
dans le labo
du chimiste/
le halo d'un
astre jaune/
enfle gros à
l'entrée des
cavernes car
le passage y
est facilité

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lundi 2 mai 2016

Sale petit poème par Nicolas Tardy 1/2

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samedi 30 avril 2016

C’est le matin que l’on grandit (48)

II n'y a pas de loi, mais des révolutions et des rotations. C'est au matin que l'on a suffisamment avancé d'hier, que l'on a suffisamment reculé. C'est au matin que l'on apprécie et le jour, et le jour. C'est au petit matin que les grandes décisions sont prises. Mais il n'y a pas de loi, il y a des rotations et des révolutions.

C'est le matin que l'on grandit.
Cédric Bernard


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vendredi 29 avril 2016

Poème express n° 637

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mercredi 27 avril 2016

Les dérivées (72)


72
les aveugles
menés par un
borgne osent
tirer à vue/
le livre dit
le véritable
nom du démon
antimatière/
grognements/
borborygmes/
les porcs se
médiatisent/

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mardi 26 avril 2016

C’est le matin que l’on grandit (47)


Il a jeté
l'éponge
sur la page
et le mot
éphémère
l'encre
s'est fait
mer
Cédric Bernard

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lundi 25 avril 2016

Somewhere

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samedi 23 avril 2016

C’est le matin que l’on grandit (46)


Il claque un peu de repos entre les pages ouvertes d'un livre. De la poussière de mots soulevés, une poésie prend vie tant qu'il est mort au temps qui persiste encore.
Cédric Bernard

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vendredi 22 avril 2016

Poème express n° 636

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mercredi 20 avril 2016

Les dérivées (71)


71

l'idiot doit
essayer ceci
enfiler tous
les nuages à
la pointe de
sa lance/axe
pour drapeau
claquant sur
le ciel/trop
de chiffons/
trop de sang
sur le drap/

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mardi 19 avril 2016

C’est le matin que l’on grandit (45)


Du avec et du sans, des jours avec le sans. Dès l'instant où c'est pour, du moment où c'est près. Rester prêt, prêt à. Positionnement post-verbal. Effectif. S'en savoir se situer. Si tu es ou pas. D'accord. Sans savoir. Rester auprès. Non pas rester, être. Être près. Je t'aime.

Cédric Bernard

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lundi 18 avril 2016

La pince de J. D. Salinger


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