lundi 30 janvier 2012

La limace à tête de chat (28)


La limace à tête de chat observe le poisson rouge.
The cat-headed slug is watching the goldfish.

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samedi 28 janvier 2012

KURT WITTER (3.IV)

KURT WITTER est un roman-feuilleton expérimental.
Chaque chapitre est constitué de 10 blocs de texte (épisodes tweets de 140 signes) publiés sur mon compte Twitter. (#KurtWitter)

Première saison : été 2011
Deuxième saison : automne 2011

Troisième saison

IV

Zurich. Hugues Haubal se fraie un chemin dans la foule qui encombre le trottoir. Avec Blanche, ils entrent dans le cabaret. L'endroit est bondé. À travers la fumée de tabac, ils observent la scène cernée sur trois côtés par les amateurs de poésie. Blanche et Hugues marchent vers le frontstage, se glissent entre les spectateurs. Ils remarquent des Turcs et des Japonais. (171-173)

Krippenspiel en cours sur la scène. Assistance silencieuse, surprise par la rencontre entre récitatif et concert bruitiste. Après les applaudissements, Blanche Sélavie se tourne vers son partenaire pour partager l'émerveillement. Hugues a disparu. (174-175)

Sur chaque côté de la scène, on installe maintenant trois pupitres supportant chacun un manuscrit rédigé en lettres rouges. Les lampes s'éteignent. Silence. Dans la pénombre, on distingue des silhouettes déplaçant une masse sur l'estrade. Lumière. (176-177)
Oh et ah stupéfaits. Le personnage en scène a les jambes prises jusqu'aux hanches dans un brillant cylindre de carton bleu. Il arbore un énorme col-manteau, couvert de papier, rouge à l'intérieur et doré à l'extérieur, qu'il remue comme des ailes. Avec son chapeau de chaman à rayures blanches et bleues, on dirait un obélisque. Blanche, sidérée, reconnaît Hugues Haubal. (178-180)

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vendredi 27 janvier 2012

Express Poem #565

jeudi 26 janvier 2012

Les coups (4)

"Les Coups" est un poème ready-made mystérieux obtenu en mixant deux œuvres, l'une intégrale, l'autre partielle. Les judicieux lecteurs du Silo vont facilement découvrir d'où proviennent ces fragments recomposés.

à Georges R. & à Stéphane M.

IV

— Ça y est : voilà la pluie !... Vite, rentrons !

BOM RROM BOBOM

— Excuse-moi, Hippolyte, mais je crois qu'on a frappé à la porte.

— Tout est en ordre ?... Sourdant que nié et clos quand apparu enfin par quelque profusion répandue en rareté. Parfait... En tout cas, cette fausse alerte nous a permis de constater que la maison est bien gardée.

— Oui, évidemment, évidemment, Tout de même, il faut être très prudent. Toute pensée émet un coup de dés.

— Mais, puisque nous parlons de cela, que pensez-vous de cette affaire des boules de cristal d'où sursauta son délire jusqu'à une cime flétrie ?

— Ce que j'en pense ?... Pas grand chose... A vrai dire, j'ai rédigé un mémoire... sur les sciences occultes de l'ancien Pérou, qui semblent en jeu ici, mais je doute qu'il apporte une explication au mystère qui nous occupe...

— Voyez ceci... C'est la traduction d'une partie des inscriptions qui se trouvaient gravées sur les murs du tombeau de Rascar Capac... "Soit que l'abîme blanchi étale furieux sous une inclinaison plane désespérément d'aile la sienne par avance retombée d'un mal à dresser le vol et couvrant les jaillissements coupant au ras les bonds très à l'intérieur résume l'ombre enfouie dans la profondeur par cette voile alternative vaine." Asseyez-vous et lisez...

"Dans des milliers de lunes viendront sept étrangers au visage pâle, et ils profaneront la demeure sacrée de Celui-qui-déchaîne-la-foudre. Et ces profanateurs emporteront le corps de l'Inca dans leur lointain pays, quand bien même lancé dans des circonstances éternelles du fond d'un naufrage. Mais la malédiction divine s'attachera à leurs pas et les poursuivra par delà les mers et les monts..."

— Ça, par exemple !... Mais c'est extraordinaire !

— N'est-ce-pas ?... Mais lisez la suite... "jusqu'à adapter à l'envergure hors d'anciens calculs où la manœuvre avec l'âge oubliée que se prépare s'agite et mêle au poing qui l'étreindrait comme on menace un destin et les vents. Esprit pour le jeter dans la tempête en reployer la division et passe fier..."
à suivre...

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mercredi 25 janvier 2012

La pomme

LA POMME

Qui babille les soies ou bien est-ce une pomme ?
De pétoncle strié le gras de son karma
Tant d'hélices filées vertige qu'elle aima
De lard ou de cochon ou bien l'odeur des gommes.

Bucolique le jaune et nous serons des hommes
Un cosmonaute mort étoile des traumas
D'une étable fleurie simplement les frimas
Une vareuse d'ail emplie par les arômes.

Pour éclairer les morts comme un scintillement
Laissant le vespéral être un morcellement
Qui bouda la guitare et son huître de gueuse.

Et les selles de cuir les figues du redoux
Des sortes de safran et de molles scabieuses
Comme de se mêler aux cuissons de saindoux.

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mardi 24 janvier 2012

La limace à tête de chat (27)

samedi 21 janvier 2012

KURT WITTER (3.III)

KURT WITTER est un roman-feuilleton expérimental.
Chaque chapitre est constitué de 10 blocs de texte (épisodes tweets de 140 signes) publiés sur mon compte Twitter. (#KurtWitter)

Première saison : été 2011
Deuxième saison : automne 2011

Troisième saison

III

Badcop 1 : "On a retracé les tweets que Mishoko a échangés avec vous après son évasion du Therapy Center. Où est-il ? Now." (161)
Anna : "Nao ! Elle est peut-être impossible, mais n'a rien à voir Han Ri. Et lui, il est loin, parti dans la tweetosphère." (162)
Badcop 2 : "Tweetosphère ! Tweetosphère ! Est-ce qu'on a des gueules de tweetosphère ? Faut changer de refrain, Mme Blooma!" (163)
Anna : "Si vous voulez, je peux vous imiter le pinson dll rrrrr beeeee bö dll rrrrr beeeee bö fümms bö rrrrr beeeee bö wö." (164)

Soudain surgit Kurt Witter, générateur à la main. Les premières syllabes de l'Ursonate ont joué un rôle de signal d'alarme. Les deux flics ont le souffle coupé. Kurt les braque avec le générateur de champ temporel et les expédie à l’ère glaciaire. (165-166)

Débarrassé des fâcheux, le duo WitterBloom se branche de nouveau à la MerzDreamMachine. Direction le Cloud de Costume Noir. Les explorateurs se glissent à l'intérieur du Simulacron, trouent le mur de glace noire et fusent dans la purée de données. Enfoncés dans le fouillis des fichiers, ils entendent un marmonnement "whisper" qui va crescendo, voix mp3 de Costume Noir. Calling partisans of all nations/Shift linguals/Cut word lines/Vibrate tourists/Free doorways/Break through in grey room...(167-170)

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vendredi 20 janvier 2012

Les coups (3)

"Les Coups" est un poème ready-made mystérieux obtenu en mixant deux œuvres, l'une intégrale, l'autre partielle. Les judicieux lecteurs du Silo vont facilement découvrir d'où proviennent ces fragments recomposés.

à Georges R. & à Stéphane M.

III
PAN

— Vous avez entendu ?... Un coup de feu !

— Là-bas !... Un homme qui court... C'est un des inspecteurs qui gardent la maison... (Cadavre par le bras écarté du secret qu'il détient.)

— Vite ! Allons voir ce qui se passe...

— Ça vient du côté de la grille, la neutralité identique du gouffre.

PAN

— C'est vous qui avez tiré ?

!

— Personne n'a tiré... Mais vous avez eu tort de laisser votre voiture en plein soleil !... Voyez, les pneus ont éclaté!... Sa béante profondeur en tant que la coque d'un bâtiment penché de l'un ou l'autre bord.

— Eh bien ? Qu'y a t-il ? Rien de la mémorable crise ou se fût l'événement accompli en vue de tout résultat nul humain n'aura eu lieu.

— Ce n'est rien : deux pneus qui ont éclaté...

!

— Deux pneus ?... C'était le nombre issu stellaire.

— Deux pneus de ma voiture ?... Se chiffrât-il évidence de la somme. Et vous trouvez que ce n'est rien, mille sabords. Ce serait pire non davantage ni moins indifféremment mais autant s'ensevelir aux écumes originelles.

BANG

— Mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest !

— Qu'allons-nous faire à présent... Deux pneus !... L'unique nombre qui ne peut pas être un autre. Et je n'ai qu'une roue de secours ! Une chance oiseuse.

— C'est bien simple : vous allez passer la nuit ici, faux manoir... Et demain matin, vous téléphonerez à un garagiste... Choit la plume rythmique suspens du sinistre.

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jeudi 19 janvier 2012

Express Poem #564

mercredi 18 janvier 2012

Une autre mort d'un jardinier

Un poème de Philippe Fumery

Le jardinier rejoint à pas lents
son royaume au potager attenant,
simple remise
à la belle saison chaulée.
Quitte son tablier
usé jusqu'à la corde
la poche percée
le canif deux noix.
L'accroche au clou
derrière la porte
qui traîne un peu
quand il la referme.
Monte sur une caisse
qu'il a retournée.
Trois ou quatre caïeux
éclats de bulbes oubliés
ont roulé à ses pieds.

Ce poème est extrait de « Saule abattu », un superbe recueil de Philippe Fumery paru en octobre 2011 dans la collection « La main aux poètes », aux Éditions Henry.

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mardi 17 janvier 2012

Un commentaire justifié

Une fois n'est pas coutume, un commentaire de lecteur en vers justifiés devient un message du blog.

FD a ajouté un nouveau commentaire sur votre message "Express Poem #557" :

"Serait-ce déjà lui ? C'est bien à l'escalier
Dérobé." V. H., H.

(la suite en fonte face lucide à console)
(Blogger ne la propose pas, je choisis courier - note de l'éditeur)

non pas que je me sois
DÉROBÉ depuis le temps
C'EST BIEN ce que vous
dites et faites et que
vous faites enfin vous
donnez à rêver je suis
plein d'embarras plein
à chaque fois je crois
qu'il s'agira pour moi
de dire merci pour ces
choses toutes les fois
se superposent je vous
souhaite de m'inspirer
toujours et c'est DÉJÀ
le cas toujours SERAIT
CE là des bouts d'ado-
ration -lescente quand
ça LUIt je ne suis pas
très A L'ES-CALIER mmm
je tendrais même mmmmm
un peu à m'étaler dans
les non-sens de termes
à justifier ce qui n'a
pas lieu de l'être par
du silence d'une façon
de la bavardise donc à
l'instant je reviens à
vous lire au plaisir à
l'instant des plaisirs
de vous lire donc sans
abuser nommément calme
remerciement à toi mon
très précieux monsieur
suel m'sieur si mercis


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lundi 16 janvier 2012

La limace à tête de chat (26)

samedi 14 janvier 2012

KURT WITTER (3.II)

KURT WITTER est un roman-feuilleton expérimental.
Chaque chapitre est constitué de 10 blocs de texte (épisodes tweets de 140 signes) publiés sur mon compte Twitter.
(#KurtWitter)

Première saison : été 2011
Deuxième saison : automne 2011

Troisième saison

II

De son propre chef, Anna propose à Omer et Pénélope de l'accompagner dans une dérive originale. Ithaque-Troie aller-retour. Kurt n'apprécie guère l'initiative et laisse éclater sa colère. Il préfère que la découverte de l'effet Merz reste secrète. Le vif éclat de Kurt détruit les relations déjà distendues avec Omer et la tisseuse. Anna se sent très desperate housewife. Pour se dérider, elle décide de créer une ligne inédite de dadas en mâchant ensemble chewing-gums et Léonidas (autre Grec). (151-154)

Ailleurs, outre-temps. Blanche se sent coupable. Malaise. L'ingratitude du groupe vis à vis de L'Impossible Naoko. Oubliée. En s'appropriant passé et avenir, le royaume des morts et le pays de ceux qui ne sont pas nés, ils abandonnent les vivants. Spiegelgasse, l'astropataphysicienne et son partenaire de translation avancent main dans la main, vers le Cabaret Voltaire. (157-157)

De son (leur) côté, KurtAnnaWitterBloom a (ont) localisé la signature numérique de Costume Noir dans une database orbitale. Pendant l'interfaçage au serveur de l'Irréalité, les sbires du Bureau de Salubrité Mentale cognent à la porte de la maison. Ils sont toujours à la recherche de G.P.S. Anna se déconnecte pour les accueillir. Ils sont deux et jouent Bad Cop/Bad Cop. (158-160)

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vendredi 13 janvier 2012

Les coups (2)

"Les Coups" est un poème ready-made mystérieux obtenu en mixant deux œuvres, l'une intégrale, l'autre partielle. Les judicieux lecteurs du Silo vont facilement découvrir d'où proviennent ces fragments recomposés.

à Georges R. & à Stéphane M.

II

Wouah ! Wouah ! (Commençât-il et cessât-il.)

— Eh bien, Milou ? Que se passe t-il ? Un coup de dés jamais n'abolira le hasard, plume solitaire éperdue sauf que la rencontre ou l'effleure une toque de minuit et immobilise au velours chiffonné par un esclaffement sombre.

HA - HA - HA - HA - HA ! (Une insinuation simple au silence enroulée avec ironie ou le mystère précipité hurlé dans quelque proche tourbillon d'hilarité et d'horreur voltige autour du gouffre sans le joncher ni fuir et en berce le vierge indice.)

— Je comprends ! C'est notre ami Rascar Capac qui a effrayé votre chien !... Rire que si la lucide et seigneuriale aigrette au front invisible de vertige scintille puis ombrage une stature mignonne ténébreuse en sa torsion de sirène debout. Rascar Capac : Celui-qui-déchaîne-le-feu-du-ciel, l'ultérieur démon immémorial ayant de contrées nulles induit le vieillard vers cette conjonction suprême avec la probabilité...

BOOUM (Le maître surgi inférant de cette conflagration à ses pieds de l'horizon unanime.)

— Ça, par exemple ! Nous qui parlions précisément de Rascar Capac, Celui-qui-déchaîne-le-feu-du-ciel, je crois que nous allons être servis : regardez... Une élévation ordinaire verse l'absence.

— Vous avez une voiture découverte, n'est-ce-pas ?... Je vous conseille de la mettre à l'abri, plutôt que de jouer en maniaque chenu la partie au nom des flots. Les orages, dans la région, sont souvent très violents.

— Entendu, puis-je la conduire au garage ?

à suivre...

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jeudi 12 janvier 2012

BLANCHE ETINCELLE

Blanche étincelle, mon troisième roman, sort en librairie aujourd'hui aux Éditions de La Table Ronde.
Le livre se présente comme le journal intime de Mauricette Beaussart, écrit pendant les premiers mois de l'année 2011. La rencontre avec Blanche Delorme et ses enfants va illuminer son existence.

Blanche étincelle
Éditions de La Table Ronde
Collection Vermillon
240 pages
17,75 €
140 x 205 mm
ISBN : 9782710369011
Code sodis : I23262






La première page du livre :

Blanche étincelle au creux de mes nuits. Blanche étincelle dans mon sommeil. Le plus souvent, au milieu d’un rêve, elle apparaît. Quelquefois, cela me réveille et les yeux encore fermés, je la regarde s’évanouir. C’était ainsi, ce matin, avant l’aube. La neige et le gel s’en sont allés, je ne tire plus les volets, seulement les doubles rideaux. Au bout d’un moment, coup d’œil à la veilleuse rouge qui disait 5:23. Retour sous la couette.
C’est un principe, je ne me lève jamais avant 6 h, en toute saison. Parfois, je me rendors. J’ai essayé, ramené la housse par-dessus ma tête, pour encore vivre la lumineuse apparition, éclairant un nouveau rêve, une source de beauté comme la neige de ces derniers jours.
Elle avait recouvert, égalisé le paysage, s’était attardée longtemps sur la terre, sur les branches des érables et le macadam de la rue. Le sel et les roues des voitures ont travaillé la pâte. Les degrés du thermomètre sont redevenus positifs et les éléments du décor habituel ont remonté à la surface. Mais dans le jardin, j’ai l’impression que des grosses vaches se sont couchées sur les plantes, ont tout aplati.

Toilette avec de l’eau très chaude, le reste de la bouilloire, de l’eau pour le café. Je m’économise la bouteille de gaz, quelques molécules. Par la fenêtre, j’ai regardé une grive musicienne qui picorait les croûtes de fromage dans le parterre. Un merle noir est venu la chasser.

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mercredi 11 janvier 2012

Express Poem #563

mardi 10 janvier 2012

Assortiment

1. Sur le site Tentatives , le projet Todoliste : une photo L.S. avec un texte de Christine Jeanney.

2. Sur l'audioblog de Valérie Champigny, lecture d'un extrait de Théorie des orages.

3. Superstition, utilisation de "Mort d'un jardinier" par Pierre Foglia dans La presse.

4. Sur le blog d'Ana nb, Le jardin sauvage, dans le cadre des Vases Communicants, lire "Maumau dans le jardin sauvage de son enfance nue."

5. Dans la revue D'ICI LA n°8 (La forme d'une ville change plus vite, hélas, que le cœur d'un mortel), direction par Pierre Ménard sur Publie.net, lire "Je marche dans la ville".

6. Sur le blog "Littératures européennes", mon compte-rendu (scolaire) de "Litteratroijka", deux jours à Düsseldorf et Essen en décembre 2011.

7. A l'occasion de la sortie en librairie de "Blanche étincelle", mon nouveau roman à La Table Ronde, rencontre au Bateau-Livre, rue Gambetta à Lille.

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lundi 9 janvier 2012

La limace à tête de chat (25)

samedi 7 janvier 2012

KURT WITTER (3.I)

KURT WITTER est un roman-feuilleton expérimental.
Chaque chapitre est constitué de 10 blocs de texte (épisodes tweets de 140 signes) publiés sur mon compte Twitter.
(#KurtWitter)

Première saison : été 2011
Deuxième saison : automne 2011

Troisième saison

I

Saut majeur, l'intégration de la Dream Machine à la sculpture permet aux explorateurs de patrouiller dans le temps du Merz. Un championnat de dadas a entériné la sélection des zones temporelles et des artefacts récupérables dans l'hémisphère Nord. De Zurich à Hanovre, Blanche Sélavie et Hugues Haubal collectent, numérisent cylindres, rouleaux et disques de phonographe. Scrutant les menus évènements de l'année 2023, an XI de l'ère nouvelle, Anna Bloom et Kurt Witter recherchent Costume Noir. (141-144)

Georges Permeke-Spilliaert alias Han-Ri Mishoko, ouvrier agricole dans un élevage de rennes en Laponie ; il peint la neige. Blanc sur blanc, il entasse ses toiles dans un congélateur. Il crée des statues de neige, armée de fantômes sur la toundra. G.P.S. rêve parfois de ses vieux amis, croit les reconnaître dans une marine peinte par Schwitters sur une île norvégienne. Un quartet de bonhommes de neige monte la garde devant l'entrée de l'étable. On entend les rennes qui ruminent leur lichen. (145-148)

La bulle temporelle dépose Blanche et Hugues, Spiegelgasse à Zurich, explorateurs invisibles aux yeux des passants de 1916. Anna et Kurt naviguent dans les données de l'Académie 23, traquant les occurrences de Turing Stephenson Gibson & Burroughs. (149-150)

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jeudi 5 janvier 2012

La valse absolue de Trayère par ANA NB

Pour la première fois, je participe au projet des vases communicants.
Tous les premiers vendredis de chaque mois, des auteurs se prêtent leurs blogs, écrivant en duo l'un chez l'autre.
Ce premier vendredi de janvier, l'échange se fait avec
ANA NB et sa valse absolue.
Pour ma part, je publie une histoire d'
enfance nue sur son blog, "Le Jardin sauvage".



La valse absolue de Trayère


Ça colle sacrée ça colle sacrée Dora à la pointe de la langue sacrée Patti à l'avant du dos de la langue sacré Lulu ça colle à la médio-dorsale sacrée Marlène à la post - dorsale à la glotte sacrée Maumau ça colle aux dents à la langue aux lèvres ça colle à la bouche de l'homme de Maumau.

C'tun magicien c'tun ganster c'tun rivieur c'tun chasseur c'tun guetteur c'tun maraudeur c'tun parleur de la langue d'aile d'eau rat d'eau c'tun buveur de brume c'tun avaleur d'aube c'tun batteur avec ses yeux avec ses oreilles.


Il part quelque part il trace six cercles de danseuses légères il danse sur l'arête du vent entre ligne de taire et trait d'horizon il dort sous une mer d'arbres il chevauche le grand cheval, il sourit à la grande étoile plus tard.

Plus tard il croise crâne cru croix au cou, rase les chevaux à coups de lame et dessus l'herbe des petits pics de poils blancs, plus tard dans la plaine des saules il file. Il voit la jeune danseuse à l'air féroce à huit heures.


Il rentre par le chemin inaccentué la rue prononcée comme impaire il gagne le lendemain un soleil une traînée d'orient une harmonie du soir.


Ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls saules ces seuls.


Il s'enferme c'est la fin du jour.

Il tape trois trucs trie tape trente trucs trie trois cents trucs trie où l'avez vous vue la première fois quand est – elle venue quand ? Il tape au bord de la rivière, là le saule un jour grimpée à la haute branche penchée pour écouter les boucles du vent le battement des cloches la course du grand cheval , et elle il la voit à l'envers dans sa combinaison blanche petits points rouges perlant taches.



Et il traverse avec elle la rivière avec son grand cheval. Ils voient les bas blancs des saules les centaines de petits pics de poils blancs, ils tranchent la tête au jour la déposent sur un plat d'argent.


Ils avancent maintenant dans la musique du retour, dehors les têtes de saules s'inclinent, vingt sept chaises sur le sol damier tombées au son de la valse de Trayère.


Suite la vaste étendue des voix suite la trompette pour un seul chemin suite l'anarchique batterie suite les deux guitares saturées suite boucles rares de la cithare suite suite

suite sueur soûle soupir suspense des siècles suite suite soupir suite suspense suspense suspense suspense suspense suite sueur soûle suite sueur suite sueur soûle suite sueur suite sueur suite sueur soupir soupir soupir sueur suite soupir suite soupir suite soupir suite suspense suspense suspense des siècles suspense suspense suspense sueur soûle suspense suspense suite sueur soûle soupir suite sueur soupir suite suite suite soupir suite suspense des siècles sueur soûle des siècles suite des siècles soupir des siècles suspense des siècles suspense suspense suspense suspense suspense sueur soûle suspense suspense suspense suspense

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Les coups (1)

"Les Coups" est un poème ready-made mystérieux obtenu en mixant deux œuvres, l'une intégrale, l'autre partielle. Les judicieux lecteurs du Silo vont facilement découvrir d'où proviennent ces fragments recomposés.

à Georges R. & à Stéphane M.

I

— Mille sabords ! Quelle chaleur ! Cette blancheur rigide dérisoire en opposition au ciel !

— En effet, je crois qu'il y a de l'orage dans l'air... Ce doit être le Septentrion aussi Nord, une constellation froide d'oubli et de désuétude pas tant qu'elle n'énumère sur quelque surface vacante et supérieure le heurt successif sidéralement d'un compte total en formation.

TOC TOC TOC (Hésite.)

— Entrez. (Clapotis quelconque comme pour disperser l'acte vide abruptement.)

— Ah ! vous êtes là, monsieur le professeur !... Legs en la disparition. Voici les visiteurs annoncés, à quelqu'un ambigu...

— Bonjour, Hippolyte. Un naufrage, cela envahit, le chef coule en barbe soumise.

— Tournesol ! Comme si, comme si...

— Ce cher bon vieux Tournesol ! Naguères par hors l'intérêt quant à lui signalé, en général selon telle obliquité, par telle déclivité de feux vers...

— Mon cher Hippolyte, je me suis permis de t'amener deux de mes amis... fiançailles dont le voile d'illusion rejailli leur hantise ainsi, trop pour ne pas marquer exigüment quiconque...

— Messieurs, soyez les bienvenus ! Que le lieu inférieur qui sinon par son mensonge eût fondé la perdition dans ces parages du vague en quoi toute réalité se dissout !

— Je te présente monsieur Haddock, capitaine au long cours. Jadis il empoignait la barre.

— Enchanté, prince amer de l'écueil, capitaine né d'un ébat, la mer par l'aïeul tentant ou l'aïeul contre la mer.

— Et voici mon jeune ami Tintin, le reporter bien connu, excepté à l'altitude peut-être aussi loin qu'un endroit fusionne avec au-delà.

— Enchanté, comme de l'héroïque irrésistible mais contenu par sa petite raison virile en foudre soucieux expiatoire et pubère muet.

— Tonnerre ! Quelle poigne ! Ancestralement à n'ouvrir pas la main crispée par-delà l'inutile tête.
à suivre...

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mercredi 4 janvier 2012

Express Poem #562

mardi 3 janvier 2012

Taureau par Anne Ansquer

TAUREAUaaaaaaaaa (de combat)

Rouge douleur

les étocs fichés rouges
tracent de sang
qui te regarde
voit
la robe noire de beauté

mon animal
j'ai sur la tête un chapeau de journal

toi seul
entravé d'innocent
veille ma nuit d'enfant

ton sang
bat plus fort que le mal
de mort


(Un taureau de combat, pour Goya, été 2010.)"Suite animalière, suite."
©Anne Ansquer(souvenir de corrida, Nîmes,1962.)

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lundi 2 janvier 2012

L'écran cathodique

l'arrogant inculte
contemporain pense
que Platon n'était
que le nom donné à
un simple primitif
homme des cavernes
ignorant vêtu d'un
pelage animal mort

en réalité le vrai
réel c'est à noter
puisqu'existe dans
le contemporain la
réalité fausse une
lumineuse illusion
vérité précise des
luminiques réelles
virtuelles saintes
icônes glacées sur
l'anima des écrans

souviens-toi de ce
libelle de Spinrad
bug jack barron ou
l'éternité animaux
humains piégés par
les filets croisés
en lignes brouille
généralisée brumes
neuronales disques
champignons collés
aux façades images
vraies tombées des
nuages digitalisés

le rayonnement des
esprits ne pénètre
plus le néo-cortex
l'atmosphère gazée
entre le soleil et
leurs yeux l'écran
entre leurs amours
et leurs mains les
rayons bleutés des
écrans entre leurs
mots et leurs yeux

l'écran l'écran la
fumée publicitaire
les dissimulations
des pouvoirs dieux
d'opium copulant à
sec dans le réseau
planétaire one one
zero zero one zero
le système binaire
marche marche zero
one zero one droit
devant le néant et
one zero one droit
devant le néant et
le néant la grotte
obscure la planète
devenue la caverne
de Platon entourée
par une gangue une
espèce de gang une
toile un filet oui
c'est net le piège
des satellites non
oui non oui non le
rideau d'électrons

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samedi 31 décembre 2011

La limace à tête de chat (24)

La limace à tête de chat arrose la fin de l'année sans modération.
N'hésitez pas à cliquer sur la limace pour la faire grossir.

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vendredi 30 décembre 2011

Express Poem #561

jeudi 29 décembre 2011

RUMEURS D'AMOUR

Les mots tombaient. La blessure était toujours présente. Tout en elle était douloureux. Elle avança vers la salle de bains. Un frisson glacé la secoua. Elle aspira profondément. Une torpeur infinie l'envahit. Mais c'était peut-être une illusion ? Elle ne parvenait plus à parler.
Elle avait vécu de ses rêves. Elle ingurgitait cuillerée sur cuillerée. Elle ferma les yeux durant une seconde. Le monde devint morne et mouillé. Ses jambes refusaient de lui obéir. « Tout le monde est si joli. » Cette pensée tournait dans son crâne. C'était si pratique et si universel !

Elle vit un homme sous la pluie. Elle vit ses yeux surprenants. Ils étaient sombres, gris, froids comme la glace. Il hocha très calmement la tête, puis retroussa avec soin les manches de sa chemise.
La chambre tournoyait autour d'elle. Le plancher usé grinçait. Son corps se crispait, raidi. Le plancher ondulait. « Mon Dieu ! Sauvez-moi ! » Elle courut dans le salon. «aPourquoi était-ce impossible ? » Cette brusque pensée lui serra le cœur. «aÉtait-ce la simple vérité ? »
La rage paralysa sa langue. « Il y a un couteau à pain dans la cuisine. » Elle n'avait envie de rien et lui non plus. « Tout n'est pas perdu, dit-il en souriant.a» Elle n'avait plus faim et lui non plus. Il ramassa son chapeau noir. « C'est une plaisanterie ! » Il n'attendit pas sa réponse. Elle se releva, se rhabilla.
La terre était rouge. Ce n'était plus remarquable. Elle vit un jeune garçon arriver. Un jour, il lui avait offert des fleurs d'artichaut. Ses yeux gris avaient un éclat d'acier. Elle chanta en silence. « Dis oui, dis oui ! » Il parut éberlué. Elle resta bouche bée. Son corps récupérait. La complaisance lui cassa le cœur.

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mercredi 28 décembre 2011

GOLD & BLOOD

mardi 27 décembre 2011

La Panne

Chapelet, un voyage en vers justifiés de Knokke-Le-Zoute à La Panne

10

La Panne

ça court

la plage


ils sont

empêtrés
dans les
capes et
bandeaux

machines

coassant
derrière
eux dans
le sable

hachoirs

abrasifs
ça remue
tronçons
varlopes
cassoirs
carcasse
blafarde
affichée

la loque


bouchère

d'amours
sang des
planètes
de l'est

revenant

aujourd'
hui sûre
que Dieu
pourrait
toujours
parler à
ces gens
pourquoi
n'est-Il
pas plus
plaisant

même pas

pucelles
rêvant à
leur cri

pensions


Onan des

cerveaux
répétant
une même
chose on
happe la
surprise

un abîme


coupe la

manche à
coups de
couteaux

échafaud


il entre


collèges


du doigt

au poing
de métal
voilà ta
ténacité
farouche
angoisse

caleçons


aussi de

maléfice
et prier
pour les
révoltés
un temps
avec une
adorable
hilarité
devenant
mou leur
bave m'a
lavé les
neurones

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lundi 26 décembre 2011

St. Idesbald

Chapelet, un voyage en vers justifiés de Knokke-Le-Zoute à La Panne

9

St. Idesbald

pas de repos

plongée dans
l'eau froide
au bout d'un
filin encore
et encore et
genoux pliés

prouver agir


enveloppe de
chair autour
d'un paquet-
cadeau porte
de l'armoire
à mémoire tu
t'entrouvres
en gémissant

ne pas rêver

bile brûlant
le gosier un
verre de vin
et le porter
à ses lèvres
âcres larmes
globes boxés
dure douleur

vivre au lit

défait envie
de dormir et
il doit être
moderne pour
ricaner avec
rancoeur aux
oreilles des
docteurs son
coeur rempli

une angoisse

absurde voix
sèche objets
au-dessus de
la tête oser
il craignait
ses sanglots

une reculade


s'arrêter là

le ventre et
la tête dans
la poussière
âme riche de
chair Dieu a
lâché l'azur

une illusion

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samedi 24 décembre 2011

Blanche étincelle

Merveilleux cadeau de Noël.
"Blanche étincelle",
1er exemplaire arrivé aujourd'hui par La Poste.
En librairie, le 12 janvier 2012.
Éditions de La Table Ronde

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La limace à tête de chat (23)

vendredi 23 décembre 2011

Coxyde

Chapelet, un voyage en vers justifiés de Knokke-Le-Zoute à La Panne

8

Coxyde

mur de
colère
sonore

tribus


remous

de ses
fesses

renvoi

aqueux
éructé
bulles
qui se
lèvent
de ces
fanges
denses

tomber


soleil

sur la
mer où
la vie
tangue
au ras
du gaz

pilote

exalté
l'ange
du sel
fortes
gifles
garder
un bon
déchet

faveur

féroce
pivots
disque
du nom
vaches
fumier
cochon
pourri
glande
ventre

le sac

ouvert
prison
la vie
petite
à mort
aimant
femmes
frêles

angine

bovine
il est
adulte
maigre
pauvre
soldat

colons

corons
l'idée
retour
morose
accord
toubib
nurses
hardes
salons
cheveu
au sec

tel un

gosier
cireux
l'oeil
ouvert
noirci

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