lundi 27 avril 2015

Collage de Claude Pélieu (40)

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vendredi 17 avril 2015

Poème express n°572

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jeudi 16 avril 2015

Niveau Huit par Mimosa (3)



c’est une curieuse posture
mais c’est ainsi que je me
dois tenir pour abriter le
merle blanc qui niche dans
mon ventre sous le plafond
de mon diaphragme qui clôt
la charpente de mon thorax
et maintient les vertèbres
de ma cage thoracique pour
ne pas qu’elle enferme les
songes de mon ami le merle
blanc qui pâlirait d’ennui
jusqu’à s’enfoncer dans la
transparence sans souvenir

je ne puis me contenter d’
une telle silhouette et de
l’inconfort qu’elle génère
pour autant il est hors de
question d’hasarder la vie
du merle blanc j’ai besoin
d’un gros Saint-Bernard ou
de l’analyse experte d’une
spécialiste en pathologies
de silhouette et c’est par
conséquent de biais que je
pousse la porte du cabinet
animé d’une démarche toute
en prudence et contrariété
le pas du crabe de Columbo

j’ai eu tout le temps pour
revenir dans mes traces et
prendre toutes les marches
à rebours jusqu’à la porte
d’entrée jusqu’à ce que la
sonnette ravale son timbre
mais j’étais sur le palier
comme dans un ventre je me
trouvais donc en communion
avec le merle blanc il n’y
aurait pas d’autre rendez-
vous symétrique à ce point
j’étais devenu le merle de
mon ventre et je me tenais
assis dans l’attente douce

s’en suivit une discussion
une prise de renseignement
ponctuée d’indication pour
ménager la mutualité de la
rencontre afin d’éviter la
noyade s’écoulant du tuyau
pointant dans la direction
du patient qui finit quand
même humecté jusqu’en haut

ce n’est qu’ensuite que le
bras de fer débute un bras
face à la carcasse du type
puis une carcasse appuyant
de sa belle inertie sur un
genou au veau l’eau au mou
de cartilage qui se craque
comme un (une ?) élastique
fossile de Danièle Gilbert

il ne ressort pas de bruit
aucune réaction de douleur
pas le moindre signe d’une
détente salvatrice qui est
l’ordinaire de la pratique
d’apposition des mains sur
le corps névrosé de toutes
parts cette issue n’a rien
d’un dénouement tant et si
bien que la thérapeute qui
ne s’y résout pas en rosit
en raison des gros efforts

elle ne se montre pas pour
autant vaincue à l’instant
de prendre congé son cadre
souriant ne me renvoie qu’
à la ligne cisaillée qu’on
dirait devenue mienne pour
les siècles des siècles de
résignation sans fondement

les jours qui suivent sont
marqués par un soulagement
progressif qui suffit à me
persuader de la sagesse de
sa thérapeutique j’accepte
donc d’observer les gestes
qu’elle me prescrit par le
truchement d’une séance de
communication téléphonique

le dos par terre les pieds
au mur les fesses au creux
de l’équerre les jambes le
long de la paroi pas tenir
son souffle écouter ce qui
se passe en respirant dans
le calme ça tire l’arrière
des jambes et le ventre se
replie sur lui-même sur le
pauvre merle blanc enfermé
dans la cage qui s’enfonce
or il n’en est rien aucune
plainte pas de froissement
d’aile pas le moindre coup
de bec dans la muraille de
viande du ventre pour dire
stop le merle blanc ne dit
rien car le merle blanc ne
niche plus au creux de mon
ventre il a pris son envol
plus besoin de marcher tel
Aldo Maccione pour masquer
la prévenance de Madeleine
plus d’orphelin à protéger
de la face du monde il est
tout partout dans l’infini
bleu amen mon ami le merle
blanc est devenu l’air que
je respire dans mes tuyaux



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mercredi 15 avril 2015

Une autre poignée de liens



Trois textes inédits
Non-sens obligatoire, en vitrine à St-Amand-Les-Eaux sur le blog « Paroles d’Hucbald »
Le coussinier (texte et photos), dans le n°3 de la revue numérique "Archimou".
Ossuaire (version augmentée) dans "Lendemains de fête", aux éditions Publie.net.
Critiques
Mort d’un jardinier
L’article de Romain Verger sur le site "Membrane".
La conférence de Jean-Pierre Bobillot à l’Université de Grenoble
Blanche étincelle
Après La patience de Mauricette, K. rend compte de sa lecture enthousiaste de Blanche étincelle sur son blog "Interférences".
Je suis debout
Jacques Demarcq a beaucoup aimé cette anthologie et il le dit dans le "Cahier Critique de Poésie" du CIPM.
Aunryz propose des lectures ralenties de Je suis debout sur le site "Mots liés". Il parle aussi de ce livre sur le site de "Babelio".
Joël Jegouzo célèbre Je suis debout sur son blog « Du texte au texte ».
Antoine Maine écrit un poème après m’avoir entendu lire des extraits de Je suis debout dans l’émission « A quoi ça rime » sur France-Culture.
Patismit
A la Médiathèque de Clisson, on aime Patismit ! On le dit sur "Addict-Culture".
Poèmes express
Le poème express affiché au Mur Saint-Martin :
Autre photo à Cherbourg à l’ESAM, avec la "Revue du Mur St Martin". Toujours à Cherbourg, photos de l’accrochage et du vernissage.
L’auteur devant son œuvre, 185 rue St Martin (photos J.C. Agboton-Jumeau).
Sur le blog "Archéologie du quotidien, archéologie du futur", le poème express devient du street-art (3 photos).
Quelques poèmes express inédits sur le site de la revue "Décharge".
Poèmes express par les étudiants à Cergyland, à partir d'un livre d'Annie Ernaux, atelier, article et reportage photos par François Bon.
Parution
Poèmes à dessiner et à colorier, collection Petit Va, édition du Centre de Créations pour l'Enfance de Tinqueux
Archives sonores et vidéos
Lecture du poème « Orage approchant » au collège Paul Langevin de Couëron, 2mn30, 31 mars 2015, vidéo d’Estelle Gaucher, Maison de la Poésie de Nantes.

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mardi 14 avril 2015

Phrases (17) par Ralouf



J'ai rêvé que je regardais le reflet d'étoiles filantes dans la pupille circulaire d'un bœuf, au milieu d'un champ de cannes à sucre.
On est plus indulgent envers les cils qu'envers les poils du nez.
J'ai mis trois grains de sable étoilé dans la poche de ma chemise.
Le chevreau noir rencontré sur le chemin me donne envie de brouter des éboulis de thé au jasmin, et des éboulis d'enfance.
Un insecte unijambiste est entré en communication avec mon mollet via ses antennes mobiles. On a joué à "Elevator action" avec une feuille.
La boîte crânienne : j'imagine le videur et le prix des consommations. Mais la musique vaut le détour.
Ce matin, j'ai tapoté le sable humide ; il sonnait creux, j'étais un peu surpris.
Il y a quelques années un singe s'est évadé du zoo de Ueno. J'imaginais le rencontrer au détour d'une rue... J'aimais ce singe/songe.

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lundi 13 avril 2015

Collage de Claude Pélieu (39)

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samedi 11 avril 2015

Il pleut ou il fait beau... (54)

Sortie : nulle. Je reviens en ville sur fond de mélopée monocorde,
hordes, des voix graves psalmodient litanies ponctuées de coups de gong,
et mon seul désir entre les rideaux est que lumière filtre,
qu'en poches je me retrouve avec mon imper bien mastic,
que le pli je le sorte d'en soie en inadvertance,
qu'en poche doublée il apparaisse autant qu'en pluie redoublée.
Ça y est, je suis rentré. Il pleut, je rebrousse dehors.
à suivre...
« Il pleut ou il fait beau tout le temps au début », un feuilleton de St. Batsal(le pôle qu'elle nie)
ce texte n'est pas tiré d'un vrai fait divers, de même que toute ressemblance, y compris en URSS.

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vendredi 10 avril 2015

Poème express n°571

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jeudi 9 avril 2015

Niveau Huit par Mimosa (2)



Dorothée de la Moto est une sainte sorcière
elle porte des bottes à fermeture éclair et
la taille de sa jupe est un peu trop grande
donc elle la remonte sans fin ni cesse pour
la replacer par dessus de son slip de satin
blanc cassé son foulard carré comme un képi
palestinien est en vérité un cache-nez pied
de poule tiens voilà qu’elle porte une mule
claquette elle a pris de l’eau de mer alors
elle grelotte ainsi qu’une feuille dans son
pagne de squaw avec un verre de bière alors
qu’il faudrait du rhum au tonneau versé par
un gros Saint-Bernard qui fume la pipe elle
se change sous le vestiaire d’une serviette
éponge à grosses bouclettes rouges elle est
de nouveau pimpante mais sainte sorcière la
revoilà pimpante en une Dorothée de la Moto 

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