vendredi 9 décembre 2022

The Starscrewer n° 08 printemps 1978


 

« Star Screwer comes alive » n° 08, publié en mars-avril 1978, déposé au Service des périodiques de la préfecture du Pas-de-Calais le 29 décembre 1978. Tirage de 500 exemplaires. Prix du numéro 5 F. Format A4. Abonnement annuel 25 F. 32 pages en offset et en ronéo (stencil électronique).

Couverture : Dessin de P. R. Lawson

page 2 : Collage bande dessinée de C. P. Washburn (1977)

page 3 : Sommaire

pages 4 à 12 : suburban monastery   death poem (part zero & part one) par d. a. levy (1942 – 1968) traduit de l’américain par Henry-Le-Welche et Lucien Suel, portrait de l’auteur par Josiane Suel.

page 13 ; Bob Dylan par Charles Bukowski, poème publié dans le #10 du « Coldspring Journal », traduction de Lucien Suel

pages 14-15 : Auch das ist nur eine Wolke par Heny-Le-Welche, Lausanne, mars 1978, illustré et mis en page par l’auteur.

pages 16-17 : D’un carnet, Ils ont encagé la Terre, Privation sensorielle, Chanson, Auréoles (pour Anne Waldman), poèmes de Michael Mc Clure, extraits de « Ciels de Jaguar », traduction de Georges Louisy et Nidra Poller, © l’auteur et Christian Bourgois, éditeur, 1978, que nous remercions.

pages 18-19 : HEY RAY for Ray Bremser (in the mood of Chet Baker), poème de Charles Plymell en anglais

pages 20 à 25 : Eté 77 Californie ‘Space Civic Center’ U. S. A. par Claude P. Washburn, traduction de l’américain par Mary Beach.

pages 26 à 28 : Je suis, Déclaration d’importance, L’âge du nirvana, Dans de beaux draps, quatre poèmes de Nanos Valaoritis, traduction de l’anglais par Lucien Suel.

page 29 : La fille dehors au n°1 de Strawberry Patch, poème de Charles Bukowski, traduction de Lucien Suel, extrait de l’anthologie Intrepid « A DECADE & THEN SOME » contemporary literature – 1976, édité par Allen Deloach.

page 30 : Conseils de lecture

page 31 : Recueil de proverbes beefheartiens choisis par Walter Hartmann (non traduits)


 

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mercredi 7 décembre 2022

The Starscrewer n° 007 janvier 1978

« The Starscrewer » n° 007, publié le 23 janvier 1978, déposé à la Bibliothèque nationale le 30 mars 1978. Tirage de 400 exemplaires. Prix du numéro 5 F. Format A4. Abonnement annuel 25 F. 25 pages en offset et en ronéo (stencil électronique).

Couverture : Our Enemy, collage de Claude Pélieu (1977)

Editorial : Portrait d’Elvis Presley

page 3 : Table des matières

pages 4 à 6 : Le Temps des Assassins par William Seward Burroughs, traduction de Lucien Suel, © William Burroughs 1977, extrait du magazine Crawdaddy, janvier 1977.

pages 7 à 12 : Bouffe la poussière, chien menteur ! par Charles Bukowski, traduction de Lucien Suel, © Charles Bukowski 1977 (inédit aux Etats-Unis). Cette nouvelle nous a été confiée par Carl Weissner. Nous publions à la suite une copie (non-traduite) du fait divers paru dans le « Los Angeles Time » dont l’auteur s’est inspiré.

page 13 : Psychogramme, un dessin de Marie Wilson.

pages 14-15 : Ode to Zsa Zsa Gabor, un poème en anglais de Carl Weissner.

pages 16 à 24 : Nous vivons l’histoire dans un cauchemar par Claude Pélieu-Washburn avec un collage inédit de l’auteur, © C. P. Washburn, Space Civic Center, Silver City, septembre 1977.

page 25 : Pensées Européennes – 1959 par Gregory Corso, extrait de Sentiments élégiaques américains, 1977, bilingue, traduit de l’américain par Pierre Joris, © l’auteur et Christian Bourgois éditeur, que nous remercions.

4ème de couverture : Portrait de Bob Dylan 


 

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jeudi 12 septembre 2019

The Star Screwer n° 1 (1972) page 18 Poème d'Allen Ginsberg



Allen Ginsberg
dans Countdown 2, avril 1970

Rues de NewYork crânes vides
Fantômes faméliques peuplant la ville
Poupées de cire en marche dans Park Avenue,
Miroitement de lumière dans l’œil de verre
Échos de voix dans les Microphones
Arrivées de Marins à Grand Central 2 décades en retard touchés par la mélancolie
Nostalgie de l’innocente Seconde Guerre Mondiale
Un million de cadavres traversant en courant la 42ème rue
Les buildings de verre s’élevant de plus en plus haut, arbres artificiels en aluminium transparent, voitures robots « sofas, ignorant »
Rue en sens unique vers la façade de brique rouge de l’Obscur Institut du Paradis.

Traduction Lucien Suel 6 septembre 2019

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mardi 10 septembre 2019

The Star Screwer n° 1 (1972) page 17 Poème de Gregory Corso


Gregory Corso (1930-2001)

Salut…

C’est désastreux d’être un cerf blessé
J’suis le plus blessé, loups à l’approche,
Et j’ai mes défaillances, aussi.
Ma chair est suspendue à l’Inévitable Crochet !
Enfant j’ai vu beaucoup de choses que je ne voulais pas être.
Et moi la personne que je ne voulais pas être ?
Cette personne-qui-parle-à-elle-même ?
Cette personne-dont-les-voisins-se-moquent ?
Et moi celui qui s’endort sur le côté
en haut des marches du musée ?
Est-ce-que je porte l’habit d’un homme qui a failli ?
Suis-je le maboul ?
Dans la vaste sérénade des choses,
Et moi le passage le plus dissimulé ?

Traduction L. Suel septembre 2019

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mercredi 13 décembre 2017

L Suel à l'aveuglette en 2001 avec J Kerouac et P Smith (1/5)

En août 2001, Philippe Robert m’a interviewé longuement sous la forme d’un blind test. Il m’a donc envoyé par la poste (hé oui!) une cassette d’une dizaine de morceaux, à charge pour moi de les reconnaître et de répondre aux questions ayant un lien avec ce que j’avais entendu. Cet entretien a été publié en septembre 2001 à Grenoble dans le n° 49 de « Revue et corrigée ».
Nous le publions en cinq parties au Silo. Voici le premier épisode (bande-son : Jack Kerouac et Patti Smith).

1.
Jack Kerouac / Steve Allen "Readings from On the road and Visions of Cody"
Jack Kerouac lisant un extrait de sur la route, j'entends Dieu qui s'adresse à lui et lui dit : "go moan for man". Il parle de son frère mort, de son père mort, de sa mère au loin... Cette lecture accompagnée au piano est dans ma tête depuis le début des années 70. J'avais réussi à en capter un extrait à la radio, chose rare à l'époque. J'avais aussi une cassette de Burroughs éditée en Allemagne et j'ai expérimenté mes premiers collages sur bande magnétique en mêlant les voix de Kerouac, Ginsberg et Burroughs, plus un extrait du premier album des Fugs. C'est de Kerouac que je me suis toujours senti le plus proche, par l'éducation, la religion (catholique par l'éducation et bouddhiste par l'étude), ce balancement continu entre être dans le monde et se retirer du monde... et quelle œuvre ! Ces temps-ci, soirs d'été, je me délecte à lire Dharma, le grand inédit posthume (comme annoncé en couverture), en fait un immense collage journal émouvant, érudit et poétique...

La Beat Generation semble être à l'origine de ta vocation d'écrivain... Tu as rencontré Claude Pélieu et édité Starscrewer en France... Y a t-il d'autres écrivains qui t'ont marqué et pour quelles raisons ?

Les écrivains qui m'ont vraiment marqué sont dans la beat generation, Kerouac et Burroughs, dans le vingtième siècle français, Louis-Ferdinand Céline et Georges Bernanos, et dans le 19ème siècle, Joris-Karl Huysmans et Léon Bloy ; je peux ajouter le poète Arthur Rimbaud et tous ceux du mouvement dada. Je fais aussi un cas particulier des Chants de Maldoror, le livre qui a marqué ma jeunesse... Il y a deux ans, à Liège, Jacques Izoard qui me questionnait en public s'étonnait de me voir citer Bernanos avec Burroughs, à quoi je répondais que tous ces écrivains ont en commun d'être des révoltés, de dénoncer la société moderne, l'oppression machiniste et technicienne, le contrôle pseudo-démocratique, la tyrannie de l'économie, la destruction de la planète au nom du progrès, et tout cela toujours lié chez eux à un évident souci du langage, du style et de la forme.

2.
Patti Smith "Piss factory"
J'ai ce 45 tours. "Piss factory" est la face B avec Lenny Kaye. La face A, c'est "Hey Joe" avec Tom Verlaine à la guitare et toute l'histoire de Patty Hearst avec la Symbionese Liberation Army. J'aime bien ce côté talking blues, un truc d'écrivain. J'ai vu Patti Smith lors de son retour sur scène en 1998. Elle est passée à Dranouter, un grand festival folk en Flandre belge, pas loin de chez moi. J'y suis allé avec ma fille Marie qui chante aussi dans un groupe (Gomm). C'était très émouvant de voir Patti Smith, quinquagénaire comme moi, avec cette énergie, cet humour. Elle avait commencé en lisant un extrait de "Howl" de Ginsberg qui venait juste de mourir. J'étais vraiment très ému...

Le numéro 11 de Starscrewer est consacré au punk, quelque chose d'important pour toi...
Sur Radio-Banquise, tu as programmé beaucoup de garage et de hardcore...

J'avais publié un poème inédit de Patti Smith dans le n° 11 de Starscrewer, en 1978-79. C'était une grande époque de créativité après la récupération des idées des années 60. Bazooka Production, néo-dada, la destruction de la mode, la musique faite par tous... De nouveau, on trouvait des 45 tours à acheter (Desperate Bicycles, Spherical Objects, Buzzcocks, X-ray spex...) Ça n'a malheureusement pas duré très longtemps. En 1982, j'ai participé à la création de Radio-Banquise, une radio libre associative. J'avais une émission, "Bris-collage" et je diffusais toutes ces musiques non commerciales, bruitistes, faites à la maison, et qui m'arrivaient par la poste...
Être punk aujourd'hui, ça ne veut plus dire grand chose. Par contre, on peut encore être dans l'underground, le non-académique (en gros, ce dont on ne parle pas dans les médias dominants), dans une logique de l'échange, voire du don, en dehors du profit.
à suivre...


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mardi 23 juin 2015

Un poème de Gary Cummiskey



J'aurais aimé connaître Bob Kaufman
Contre vents et marées
Pour toi mon amour
Je me suis endormi la bouche pleine de lumière
Passent les heures
Voici le temps des aveux profonds
des pages de folie
du pur jazz de la baie de San Francisco
ÉTEINS LA LUMIÈRE
Cette école me tourne autour de la tête 
Il y a des OISEAUX
des OISEAUX
qui emplissent cette maison de bonnes vibrations et de jazz
C'est un couac
la chanson 
d'un tournesol
pour un portrait au regard triste
Voici les signes annoncés
le ruissellement du SAXOPHONE DÉMENT
des poètes solitaires !
Gary Cummiskey
Ce poème de Gary Cummiskey a été traduit de l'anglais par Bruno Sourdin. On verra des photos et lira d'autres poèmes de Gary sur le blog Syncopes. 
On peut suivre l'auteur sur Twitter et consulter sa page Wikipédia.

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mercredi 1 avril 2015

"Fils de..." par Jean-René Lefebvre



FILS DE
Fils de rien, fils de personne, fils de chien, fils de Bobonne, fils de la Madone, fils subtil d'un arôme d'esprit saint, fils dénoué, renoué, avoué comme une faute, fils de bonne famille, fils prodigue, fils que défit le destin, fils ramassé à la louche, fils de toutes et tous, fils de Patti Smith fille des rues de New York et de Mapplethorpe, cheval blanc au revers du veston, horse! horse! amour éthiopien de Rimbaud le fils, fils d'Allen Ginsberg poète intact que n'entamera jamais nul Léviathan ou Moloch, barbe guillerette, tablas, ragas, Sangha de Chögyam Trungpa, fils des droits civiques, Martin Luther King, Muddy Waters, John Lee Hooker, fils de Jack Kerouac sur la route, voiture, voilure, vois-tu l'allure de ce prince qui te baisa au front le jour de ta mort, fils de John Coltrane, petite église de bois bleu au bord de la route, chants liturgiques, messe pascale, nouveau dieu, blue note, ciel dégagé, Afrique subaquatique grondant dans les filets de la mère patrie, fils de William Burroughs, exterminateur menant sa troupe de garçons sauvages, junky impeccable en costard cravate, Chrysler rose au fond de la cour c'est là que tu fais l’amour certainement défoncé aux dernières nouvelles par téléphone agile aux ailes de papier kraft, fils d'une main qui n'ignorait pas que l'autre écrivait un poème de bitume, un poème pour l’asphalt jungle d'une route où traçait une horde de chimpanzés, fils d'un lapin blanc dans le jardin d'Alice et de Jefferson Airplane insultés par quelques hell’s angels shootés au premier rang, fils de Cream et de Clapton, God is everywhere on the sunshine of your love, God is a politician in my white room, fils d'une musique de drogué, drogué toi-même, fils de l'absinthe Verlaine, verte statue de sel couverte d'algues au bord de la mer étale en allée avec le soleil, fils de Rimbaud le fils et d'Artaud le momo, ne te retourne pas ou tu perdras ta toile et tous ses fils et dès lors à qui téléphoner tes dernières nouvelles au bout du fil ?

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