Un autre poème de Philippe Sabourdy
Libellés : Philippe Sabourdy, Poème

Libellés : Philippe Sabourdy, Poème
Framboises mures myrtilles fraises des bois
Les baies sauvages sont de petits trésors
Dans la nature des pierres précieuses comestibles
Le train rapide passe sous la Manche
Et nous conduit à Londres
Arrivés vers dix heures nous prenons
Un petit déjeuner typique
Saucisse haricots à la sauce tomate toasts et café noir
L’Allier passe ici près des orgues basaltiques
Nous nous baignons à cet endroit l’été
L’eau est profonde nous pouvons plonger des rochers
Les colonnes de l’Assemblée nationale font écho
Aux colonnes de l’église de la Madeleine
Qui se trouve de l’autre côté du fleuve
Au musée du Caire on peut admirer
Toutes les merveilles que renfermait
Le tombeau de Toutankhamon et en particulier
Ce masque funéraire extraordinaire
Qui reste gravé dans la mémoire
A Noisy-le-Grand le Monument du Ballon
Rend hommage aux cinq victimes
D’un accident de montgolfière en 1913
Nous étions des scouts marins
Pendant l’année scolaire nous réparions et repeignions
Nos bateaux une fois le travail terminé
Les embarcations étaient acheminées en Normandie
Le camp d’été était partiellement consacré à la voile
Quand le bateau gîtait c’était exaltant
Mais nous avions peur qu’il se renverse
Mes parents étant partis en Auvergne
J’organisai une petite fête chez moi
Laurent avait un plan pour me procurer du shit
Nous avions rendez-vous avec notre homme
Qui arriva sur une moto volée
Il me vendit une marchandise de bonne qualité
Le jour de la fête patronale on organise un grand méchoui
Deux moutons empalés sur des broches de métal
Cuisent au dessus de profondes tranchées
Où se trouvent des braises rougeoyantes
Les villageoises préparent des tartes aux fruits
Qui sont placées dans le four banal
Pour mon premier jour à Los Angeles
Je me suis réveillé très tôt et je suis allé prendre un café
Dans la boutique Starbucks qui se trouvait près de l’hôtel
Un agent de police était debout non loin de moi
Je n’avais jamais vu un uniforme aussi impeccable
Et une coiffure aussi soignée
J’ai acheté une boisson énergétique
Et je suis sorti pour la déguster assis sur le muret
Près de l’entrée de l’hôtel
The Cribs est un groupe de rock
Constitué des trois frères Jarman
Je possède tous leurs albums ils sont réellement doués
Aucun morceau ne m’a déçu
Ils ont forgé une œuvre importante un style singulier
L’école de ma fille avec à l’entrée le drapeau tricolore
La devise de la république le symbole de la ville de Paris
La plaque en hommage aux enfants déportés
Et les parents d’élèves qui attendent la sonnerie
Ce lieu est encore pour moi particulièrement anxiogène
Ces étonnantes photos où l’on voit
La Tour Eiffel en construction la base puis le pylône
Et cette polémique alimentée
Par des écrivains et des artistes qui s’opposaient
A l’audacieux projet de l’ingénieur
Quand je donnais un cours dans le 14e arrondissement
Près de la Porte d’Orléans j’en profitais
Pour visiter le quartier et je passais à chaque fois
Devant un immeuble où avait vécu Lénine
Avant la Révolution d’Octobre
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Libellés : Philippe Sabourdy, Photos, poèsie
Récemment, le poète Bertrand Gaydon m'a offert son ouvrage "Sonnets de la bêtise et de la paresse" édité au Corridor bleu. Touché par ce cadeau, je lui ai fait parvenir en retour un exemplaire de "Canal Mémoire", mon premier recueil écrit en vers justifiés, publié en 2004 au Marais du Livre.
Par retour du courrier, j'ai reçu de Bertrand Gaydon la lettre ci-dessous qui m'a ravi et dont j'ai voulu vous faire profiter.
| |||
Cher Lucien, merci pour votre envoi !
Canal Mémoire m’a ému et impressionné
à la lecture, et plus encor à présent
que je m’essaye à cet art d’apparence
anodine mais qui exige... euh... quoi
au fait ? Certes pas de la virtuosité
(voire, sous les vingt signes ou même
trente...), de la dextérité non plus,
point même les étincelles d’un esprit
pénétrant, mais plutôt de l’assiduité
et de la disponibilité. Sur un chemin
boueux mais bien tracé, on avance, on
progresse même, à la différence de la
forme rimée qui peut nous emporter où
nous ne souhaitons pas, la bougresse.
Le texte est un bloc d’alliage, trace
bidimensionnelle d’un hypercube, cube
façon voiture compactée et destinée à
l’aciérie, mais où comme dans un film
quelqu’un est resté pris... l’auteur.
J’avais lu Echafaudages dans les bois
de Ch’Vavar auparavant. Cette forme y
est vantée, et présentée comme propre
à capter l’inspiration (il n’a aucune
réserve contre ce terme, en apparence
dévoyé) ; on cherche la solution à un
problème, celui du compte des signes,
et, à notre insu, le poème s’élabore.
J’aime bien cette formule qui épingle
le rapport entre art et technique, et
filant la métaphore j’ai constaté que
l’inspiration recèle quelque analogie
avec l’instinct de survie, qui jamais
ne nous guide a priori mais qui force
les choix aux seuls moments décisifs.
Le texte justifié, c’est de la poésie
sous pression, sous quelques dizaines
de bar, à la différence du vers libre
qui décomprime, qui exhale, au risque
toutefois de laisser filer sa matière
prématurément. Cette forme ne perçoit
pas même la récompense de la musique,
de nature à consoler le rimeur fourbu
de trop de calcul, non : elle protège
son bien jalousement, et ne le laisse
qu’entrevoir ; elle en protège encore
le lecteur, par là-même. Avec amitiés
et très sincère admiration, Bertrand.
Libellés : Bertrand Gaydon, Canal mémoire, Correspondance, corridor bleu, Ivar Ch'Vavar, Lucien Suel, Vers arithmogrammatiques, Vers justifiés
oiseaux
OISEAU BLANC OISEAU BLANC OISEAU BLANC
ROCHE NOIRE ROCHE NOIRE ROCHE NOIRE
VOL LE LONG DES HAUTES FALAISES DE BASALTE
- Qu’est-ce que tu fais aujourd’hui ?
- Je regarde les oiseaux blancs.
- Et ensuite ?
- Je regarde les oiseaux blancs.
- Et quand tu auras fini de regarder les oiseaux blancs ?
- Je regarde les oiseaux blancs.
OISEAU BLANC OISEAU BLANC OISEAU BLANC
ROCHE NOIRE ROCHE NOIRE ROCHE NOIRE
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non-monde
Vous souffrez d’un refoulement du monde.
Vous marchez dans la rue sans regarder ce qui vous entoure.
Vous suivez votre parcours quotidien sans faire attention à tout ce qui vit autour de vous.
Vous ne voyez pas les fleurs de frangipanier tombées sur le trottoir.
Vous ne sentez pas l’odeur des lianes vermifuge pendant à un mur.
Vous ne voyez même pas les autres passants.
Vous passez d’un repère connu à un autre qui vous conduit de votre domicile à votre lieu de travail.
Vous marchez dans la rue en fixant l’écran de votre téléphone portable.
Derrière vous, une autre personne marche en fixant l’écran de son téléphone portable.
Derrière cette personne, une autre personne marche en fixant l’écran de son téléphone portable.
Vous ne voyez rien du monde qui est là, juste autour de vous.
Votre cervelle se nourrit exclusivement d’une série de signes connus et
d’images qui apparaissent sur vos différents écrans.
Ces signes et ces images constituent pour vous « le monde », qui est
un non-monde – une négation du monde.
Je ne vous aime pas.
Je ne vous aime pas.
Je ne vous aime pas.
extraits des Fragments de la Source n° 40
Libellés : Laurent Margantin
"Tu me dis que je suis belle", poème et photographie : Lucien Suel
Mise en page et en plis : Sandrine Cnudde
Revue Vinaigrette 503 chemin du cimetière 30700 Uzès
Libellés : Lucien Suel, Photos, Poésie, Revue, Sandrine Cnudde, vinaigrette
En 1996, à Roubaix, dans la "Plus petite galerie d'art du monde" créée par Luc Hossepied
N'hésitez pas à cliquer pour agrandir les photographies.
Je commence en lisant des extraits de mon recueil "Tout partout" édité par Ivar Ch'VavarEnsuite, j'installe du matériel sur la table : une bouteille d'eau, un aquarium dans lequel je dépose mon recueil entouré d'un grillage à lapin qui le maintient deboutJe retire mon veston, j'agrémente l'aquarium de l'autocollant POESIE et ajoute au matériel deux sachets et une cuvette en plastiqueJe vide le sachet de gravier dans la cuvetteJe vide le sachet de ciment dans la cuvetteAvec une truelle je mélange sable et gravierJe continue de mélanger en ajoutant de l'eauPetit à petit, avec la truelle, je fais glisser le mélange de béton dans l'aquariumJe termine en déversant tout le béton autour du livreIl ne reste plus qu'à coller l'étiquette CONCRETESur le côté de l’œuvre, j'ai placé une troisième étiquette sur laquelle on peut lire : "à la mémoire de François Hennebique, inventeur du béton armé, né à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) en 1842."L'objet est ensuite placé dans la vitrine de la galerie pour le plaisir des Roubaisiens et autres personnesLucien Suel
On retrouve dans ce texte publié aux « éditions Théâtrales Jeunesse » la même fraîcheur, le même plaisir qu’à la vue de la pièce
Un bon esprit, une bonne pédagogie, toujours avec le sourire, et petit à petit, le message se transmet, que l’on soit enfant ou adulte. C’est la même chose, il n’y a pas d’âge pour guérir de ses peurs.
Le principe est simple, et s’inspire des leçons de l’excellent Christophe André.
Il ne faut pas laisser toute la place à nos émotions, il faut savoir les analyser, pour pouvoir les étiqueter, et leur laisser une place mesurée, définie.
Prendre un peu de recul en somme.
Mais c’est exprimé ici, avec tellement d’humour, tellement de sensibilité, avec des exemples mis à la portée des enfants, dans un ton qui rappelle « Le petit Prince » !
On est ravi, on est conquis , on se laisse emmener par la touche Poésie de Marie Suel.
Et c’est réconfortant, c’est rassurant, c’est gratifiant,
ça nous fait du bien, on ne marchande pas notre plaisir.
Il n’y a pas un soupçon de mièvrerie dans ce texte. Parce qu’il sonne juste.
Dans une atmosphère toujours bienveillante, l’enfant est invité à exprimer, à identifier, à maîtriser ses peurs. En les traduisant sous des aspects concrets... en les reliant à son corps par la respiration. Tu as peur. Respire !
Tu es inquiet : respire ! Etc…
Et ça marche !
Avec le jeu de la mise en scène théâtrale, le plaisir est là, palpable, immédiat, sans détour.
« je suis un monstre de peurs »
« ce sera chaud, et doux, comme un poussin »
« tu vas la surprendre et reprendre le pouvoir »
« si je respire calmement, c’est comme un aspirateur à peurs »
« t’es quand même fort pour me raconter des histoires…
Je t’aime pépé… »
On est dans une émotion de bon aloi .
En peu de pages, un grand texte, à lire, à relire, à méditer.
Merci, Marie Suel !
Bernard Esnault
Libellés : Bernard Esnault, Marie Suel
Au "Tripostal", Lille, le 12 décembre 2025, Marché de la poésie.
Photo de Dominique Brisson, éditrice de mes deux derniers romans, "Angèle ou le syndrome de la wassingue " et "Rivière".
On peut lire, voir et entendre le texte intégral de "Plage de Berck"
00 Texte-souche
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
01 Réorganisation alphabétique
AAAAA B DDDDDD EEEEEEEEEEE H IIIIII J LLL MMM NNNNN OO RRR SSS TTTTT UUUUUU VV X
02 Anagramme
Revêtant Didier d’antimousse de Noël, Jim exhume un adulte abruti d’une valise.
03 Anagramme (autre)
Maud Vhu étudia en jubilant son trente-deuxième mur, toile à valse d’idées, nadir.
04 Lipogramme en A
Je suis debout, le vieux terril de front, en l’éther humide d’un début de journée de novembre.
05 Lipogramme en I
Je reste debout devant la vénérable halde dans l’atmosphère lourde d’un début de journée d’automne.
06 Lipogramme en E
Moi qui suis droit vis-à-vis d’un talus patriarcal dans l’air lourd avant un midi d’avant frimas.
06 bis Lipogramme en O
Je me tiens vertical devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’avant l’hiver.
06 ter Lipogramme en U
Je me tiens vertical devant le vénérable terril dans l’air moite de cette matinée d’octobre.
07 Translation
Je suis décadent devant le vindicatif tesson dans l’ajonc huppé d’une matte d’autorail.
08 Palindrome (strict)
09 Bourdon
Je sus, debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
09 Bourdon (autre)
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’auto.
10 Double bourdon
Je sus, debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’auto.
11 Épenthèse
Je suis debout devant le vineux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
11 bis Épenthèse (double)
Je suis debout devant le vineux terril dans l’aire humide d’une matinée d’automne.
11 ter Épenthèse (triple)
Je subis debout devant le vineux terril dans l’aire humide d’une matinée d’automne.
12 Négation
Je ne suis pas debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
13 Insistance
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
C’est bien moi, je suis là, j’adopte la station verticale du bipède, debout, planté devant un terril qui ne date pas d’hier, en somme un vieux crassier, historique forcément, plongé dans l’air humide, moite qu’une brise brasse mollement, en une matinée d’automne, il n’est pas midi, et ce n’est pas encore l’hiver.
14 Ablation
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide.
15 Ablation (autre)
Je suis debout dans l’air humide d’une matinée d’automne.
16 Double ablation
Je suis debout dans l’air humide.
16 bis Triple ablation
Je suis debout.
17 Contresens
Les résidus ? C’est pas moi.
18 Autre point de vue
Dîtes, va falloir penser à bouger, j’peux pas nettoyer, là.
19 Variations minimales
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
Je fuis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
Je nuis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
Je luis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
Je suis debout devant ce vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
Je suis debout devant le pieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
20 Antonymie
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
Je suis couché derrière le récent creux dans le vide sec d’une soirée de printemps.
21 Amplification
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
Je ne me couche pas, ni ne recule, me retourne encore moins, non, je suis debout, et pas sur le côté mais bien devant, frontalement, en face du vieux terril, cette montagne dont ont accouché les mineurs, cet inamovible témoin que je fixe, les yeux dans les yeux, aspergé de poussière et de mémoire, dans des conditions météorologiques de saison, sans doute que le taux d’hygrométrie est assez élevé, c’est le climat, même instable, c’est le matin, et c’est l’automne…
22. Diminution.
Je vois un crassier.
23 Permutation
Je suis debout dans l’air humide d’une matinée d’automne devant le vieux terril.
24 Contamination croisée
.Je suis debout devant le vieux terril où les gens se croisent presque sans se voir, où la vie de l'immeuble se répercute, lointaine et régulière.
.Oui, cela pourrait commencer ainsi, ici, comme ça d'une manière un peu lourde et lente, dans cet endroit neutre qui est à tous et à personne dans l’air humide d’une matinée d’automne.
25 Isomorphisme
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
Je suis attablé près de la fontaine sous le mûrier imposant d’une place de village.
26 Synonymie
Je suis dressé face au vénérable crassier dans l’atmosphère moite d’un matin d’arrière-saison.
27 Fine déduction
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
Le chti n’a pas sa mémoire dans sa poche.
28 Contamination (autre)
Je suis debout devant le vieux terril dans les jardins d’Hamilcar.
29 Isoconsonnantisme
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
J’essuie des bidons, vin lavé, tiré, lie, douleur mais dédain, ne m’étonne des tonnes.
30 Isovocalisme
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
Celui de nous tous rêvant de dieu évitant dure issue de parier aumône
31 Isophonisme
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
Je sue hideux, boude vends-le vie, eux terrent îles d’An, les rumies de dunes, ma tine et d’eau tonnes.
32 Boule de neige clinamenoïde (strict)
J
e s
uis
debo
ut dev
ant le v
ieux ter
ril dans l’
air humide
d’une matiné
e d’automne.LS
J
e s
uis
debo
ut dev
ant le v
ieux ter
ril dans l’
air humide
d’une matiné
e d’automne LS
32 ter Boule de neige clinamenoïde
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
Je suis debout
devant le vieux
terril dans l’air
humide bleui d’une
matinée d’automne.
33 Hétérosyntaxisme
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne.
L’air est humide en ce matin d’automne, le vieux terril se tient devant moi.
34 Alexandrin(s)
Je suis debout devant le vieux terril dans l’air
Plutôt humide d’une matinée d’automne.
35 Interrogation
Suis-je debout devant le vieux terril dans l’air humide d’une matinée d’automne ?
Jean-Michel Raveu est l'auteur de ces 35 variations. Il est aussi l'auteur de 35 fois 35 variations, un énorme travail.
Voyez ci-dessous la liste des 34 autres bénéficiaires de son talent :
Variation 1 Kafka
Variation 2 Carroll
Variation 3 Buzatti
Variation 4 Butor
Variation 5 Saint Exupéry
Variation 6 QUENEAU
Variation 7 Flaubert
Variation 8 MALRAUX
Variation 9 Calvino
Variation 10 Céline
Variation 11 ORWELL
Variation 12 VALERY
Variation 13 Jack LONDON
Variation 14 Tabucchi
Variation 15 Harrison
Variation 16 Conan Doyle
Variation 17 Baricco
Variation 18 Leblanc
Variation 19 Hemingway
Variation 20 YOURCENAR
Variation 21 Roth
Variation 22 SUEL
Variation 23 Cervantes
Variation 24 olafsdottir
Variation 25 Marx
Variation 26 Hugo
Variation 27 Echenoz
Variation 23 Mc Cullers
Variation 29 Shelley
Variation 30 Austen
Variation 31 Maupassant
Variation 32 Woolf
Variation 33 Handke
Variation 34 Modiano
Variation 35 Melois