jeudi 12 septembre 2019

The Star Screwer n° 1 (1972) page 18 Poème d'Allen Ginsberg



Allen Ginsberg
dans Countdown 2, avril 1970

Rues de NewYork crânes vides
Fantômes faméliques peuplant la ville
Poupées de cire en marche dans Park Avenue,
Miroitement de lumière dans l’œil de verre
Échos de voix dans les Microphones
Arrivées de Marins à Grand Central 2 décades en retard touchés par la mélancolie
Nostalgie de l’innocente Seconde Guerre Mondiale
Un million de cadavres traversant en courant la 42ème rue
Les buildings de verre s’élevant de plus en plus haut, arbres artificiels en aluminium transparent, voitures robots « sofas, ignorant »
Rue en sens unique vers la façade de brique rouge de l’Obscur Institut du Paradis.

Traduction Lucien Suel 6 septembre 2019

Libellés : , , , ,

posted by Lucien Suel at 07:36 2 comments

mardi 10 septembre 2019

The Star Screwer n° 1 (1972) page 17 Poème de Gregory Corso


Gregory Corso (1930-2001)

Salut…

C’est désastreux d’être un cerf blessé
J’suis le plus blessé, loups à l’approche,
Et j’ai mes défaillances, aussi.
Ma chair est suspendue à l’Inévitable Crochet !
Enfant j’ai vu beaucoup de choses que je ne voulais pas être.
Et moi la personne que je ne voulais pas être ?
Cette personne-qui-parle-à-elle-même ?
Cette personne-dont-les-voisins-se-moquent ?
Et moi celui qui s’endort sur le côté
en haut des marches du musée ?
Est-ce-que je porte l’habit d’un homme qui a failli ?
Suis-je le maboul ?
Dans la vaste sérénade des choses,
Et moi le passage le plus dissimulé ?

Traduction L. Suel septembre 2019

Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 07:26 1 comments

samedi 7 septembre 2019

The Star Screwer n° 1 (1972) page 16 Poème d'Ed Sanders



extrait de « Vote ! » par Abbie Hoffman, Jerry Rubin, Ed Sanders (1972)

Je suis le Général Creighton C. Blackmarket
Je déchire les jambes des villageois
avec des mini-bombes de plastique
balancées par des hélicoptères
et des plate-formes robots
en vol stationnaire au-dessus de la jungle
Je suis la défoliation Je suis les cicatrices effroyables
Je suis les lamentations des mères dans les décombres.
Je suis les montagnes de matériel volé
sur le marché noir
du front de mer à SAÏGON
volé dans la bouche
du pauvre

Je suis le Général Creighton C. Blackmarket
Je bombarde le Nord-Vietnam sans
l’accord des autorités civiles
Je suis le Général Creighton C. TERROR
Je fonce en piqué,
vomissant des bombes
à fragmentation, mes lèvres de goule
mouchetées de bave,
sur
l’âme de
l’Amérique

Je suis le complexe militaro-industriel héroïne
JE SUIS L’HÉROÏNE
dans les écoles renommées
amenée ici en Asie du Sud-Est
par des officiels U.S. corrompus
Je suis la
roue de la mort
tournoyant dans
l’esprit de la jeunesse
transportant héroïne, racisme, sexisme, napalm et fascisme.

Traduction Lucien Suel (septembre 2019)

Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 09:02 0 comments

mardi 27 août 2019

The Star Screwer n° 1 (1972) pages 10-16 "Eagle Brief" Poème de Timothy & Rosemary Leary







Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 08:06 0 comments

samedi 24 août 2019

The Star Screwer n° 1 (1972) pages 5-9 Pélieu sur Leary





Ce long plaidoyer de Claude Pélieu en faveur de Timothy Leary a été réédité dans "Et vous aurez raison d'avoir tort !", aux éditions de la Station Underground d'Emerveillement Littéraire en 1996.
Ouvrage malheureusement épuisé.
Pour une lecture plus confortable, voir ci-dessous :

DOCTOR LEARY, WHAT THE FUCK AM I DOIN' WITH GOD'S COUNTRY PIE ?


JELLY BOMBS FRAGMENTATION NAZI ELECTRONIC GOOD AMERICAN MONSTER PHOENIX ASSASSINATION CENTRAL DOPE INTELLIGENCE NEW CONDITIONS

Les robots l'ont eu. Il est entre les mains du FBI. Il est de nouveau emprisonné en Californie. La lumière ne réplique pas, elle s'évanouit au passage. L'air du temps laboure chaque nuit. Tim Leary est entre les mains des robots.
Une rose survivante et des figures fraîches.
Hier, les chats n'ont pas perdu leur temps, une lune d'eau épelait 'liberté'.
Défonce-clou de girofle. Une fleur insensée sur le pare-chocs. Un lieu-dit qui inspire --- un doigt dans le trou béant de l'Histoire --- la guerre psychédélique, totale, religieuse, raciale --- les poèmes s'étirent sous le choc, les chansons y laissent quelques plumes, et moi je pense à autre chose.
Un langage tourné vers l'éblouissement, le message Sexy est enterré dans un sourire-gingembre.
Paysages, fissures, fleurs, échafauds, averses, crevasses, uniformes, éclairages, rock 'n' roll, strobpoets, silences, obstacles, Mafia, US gvt, Narcotics Bureau --- une phrase malade grince des dents, nuages de peau, robes poussiéreuses, le vent emmène les vieilles habitudes, tickets-caramels dans la poche du rire, conscience touchant le fond du visible, jusqu'aux étoiles de l'aurore --- les doigts noueux du langage transmettent les hallucinations des robots aux paranoïas nationales --- petite musique pour autre chose. Le vide siffle les sanglots, sculpte les bouches obscènes, les dolmens se couchent sur l'herbe rase, les chardons mangent à leur faim, et moi je pense à Leary, derrière les brumes de la résurrection.
Rock n' roll, 'Junkie Blues', larmes jointes, images rouillées, odeurs cascadantes, une aile d'aigle se décompose sous la lampe --- ténèbres-mosaïques --- Dieu n'a plus d'ennemis.
Répression & Prohibition que vous feignez d'ignorer. Foule-dentelle où commence la nuit, des fleurs boivent, et moi, à genoux dans le vent, remuant les graines de Marie Jane Florabelle, je sais que personne n'est entre mes mains --- il fait beau ce matin --- silence interminable --- encore une cigarette, la pluie nue me guette.
Depuis 1960, nous sommes dans un état de tension tonitruant qui rend tout possible, et comme tout est fiction, il faut bien vous situer quelque part.
Le jour-abîme ridé par le plomb, l'autoroute griffée par un flot de lumière, fumée emprisonnant les écrans de quartz, le supermarché est fermé --- jungles roses blanchies par la nuit --- les fleurs sauvages ne cèderont pas aux cris muets.
Le dormeur est un roc, ses lourdes paupières bruissent, et l'ombre d'un arbre gémit au bord du chemin. TV-pain beurré, café, noix, claquement de mots, vertiges de l'information, mort mort MORT --- le MOT est MORT --- la guerre est finie --- nous n'avons pas fini de grimacer, une flamme ondule et avale le cerf-volant de nylon. Les enfants disparaissent en criant dans un nuage crépuscule.
Entre mes bras la foudre.
La peur d'un regard me fait rire.
Le rire sonde le quotidien.
Un rayon de lune entre deux nuages --- le cri d'une chouette --- un frisson autour des lèvres, et puis plus rien, murmure-érection, communiqués laconiques --- tout est blanc dans la forêt.
La chair a crié.
Une fleur foudroyée. Des fraises sauvages. Le néon embrasse la nature. Le Tribunal De La Pluie a une optique différente --- je dois traverser une rue enracinée dans le temps présent --- J'ai écrit cela très vite, assis dans l'herbe, adossé au tronc d'un arbre, malgré le froid, désert lumineux & ciel argenté --- quelques larmes roulent sur une pierre.
Paysages délabrés dans le rétroviseur. J'ai écrit cela vite en vrac ici sans me soucier du froid du chaud.
Je vais d'ombre en ombre, d'écran en écran, planant de jardin en jardin, à travers ces déchirures, ces échancrures-flashes --- Une TV géante entre deux haies de fleurs, et les mots incertains détruisant le temps, les images de tous les jours pleurent et éjaculent, les vagues sont brodées d'épaves --- Land's End, Mosaïques De Rêves.
Fleurs métalliques dans un ciel vide.
Le hasard s'accorde à la durée --- tout est à vendre --- même Tim Leary --- images-embuscades que le silence prend à bras le corps.
Le bruit exprime sur le bout de la langue, le distributeur automatique manque de vocabulaire, les photocopieurs vitriolent nos bulles de savon --- le coeur percé meurt sous vos yeux, l'évènement ampute notre vision --- Nous avons créé un décalage, nous avons traversé ce que nous n'avons pas écrit, et la faim des couleurs pétrit les vieux journaux.
Un feu dévorant que la parole porte, Dieu hausse les épaules, Il s'est assis sur le siège des chiottes, Il esquisse un geste, nettoie le brouillard et regarde le temps passer --- les dolmens se tiennent par la main --- la musique circule et éclate dans les 5 dimensions.
TURN ON ! TUNE IN ! DROP OUT ! PLUS QUE JAMAIS --- le mystère reste voilé, la Terre médite, Torpeur, Douleur, qui a inventé la vie ? Qui a inventé la Mort ? (personne n'a le droit d'ouvrir une parenthèse) --- la lumière ne réplique pas, elle s'évanouit, comme l'herbe au passage.
Tout terriblement rapide. Les couleurs n'ont pas appris à compter. L'ombre hurle de douleur. Le téléphone ne cesse de sonner. La guerre nous entraîne, LE GÉNOCIDE PSYCHÉDÉLIQUE DONT PERSONNE NE PARLE (sinon les premiers terroristes de la Mafia-Pentagone-Kremlin) --- le dernier monde met l'incolore en berne, le rouge jaillit, embarquant le noir vers de nouvelles galaxies, avec les faux mouvements de l'Univers.


Lait caillé à la surface de l'étang.
La résine grille dans le fourneau de la pipe.
Le hasard déborde de plus en plus.
Dieu, dans ma foulée --- je m'allonge sur un lit d'orties blanches.
(Les robots aux cheveux courts ont parlé de la peur, chef d'oeuvre du dernier quart d'heure pris en sandwich). Prélude au calme. Le vent s'échappe. Détente désespérée. Les éclairs chuchotent. Giboulées de perles. Les ipomées prennent le maquis. Il n'y a plus rien dans l'armoire aux souvenirs, sinon ce grand souffle qui bat dans le coeur.
Un signe imperceptible allume quelque chose aux quatre points cardinaux.
Nous habitons pourtant le même monde.
Le rire électrifié meurt au fond d'une allée vide.


Sur l'autoroute, néons mêlés. Je fume --- la solitude plie bagage --- quelques violettes dans la boîte à gants.
Qui veut revenir sur les pas de quelqu'un d'autre ?
En direct, branché sur le robot, sur le méga-con, ignorant ce battement d'ailes --- l'ennui ne recule pas, la haine pleure à genoux --- les ministres de la Ku Klux Kulture et les spécialistes allument leurs lanternes. « On vous avait tout permis », nous disent-ils sans rire --- nous n'avons pas à justifier notre choix --- la contre-culture s'est mis un doigt sur les lèvres. L'oeil froid de la morale bourgeoise, d'est en ouest et vice-versa, remue dans la poêle à frire, et s'agenouille pour remercier le ciel --- laissons se couler les nuages --- en direct branché sur le cul-cerveau, fouillant les goitres des législateurs et des flikiatres dansant avec les chancres, remuant dans la brume qui infecte la Vallée des Larmes, ricochant sur Fat City, avec l'herbe qui bêle sous les arcades de viande. Porteurs de vent nous vous attendions.


WHAT THE FUCK AM I DOIN' WITH GOD'S COUNTRY PIE ?
Fusion improbable de Peuple Crabe. TV-Sexe. Flash. Il n'existe pas de langage pour définir la limonade fraîche électrifiée par l'Acide, sinon celui des musiciens --- de la crème fouettée sur mon blue-jean, un orgasme éternel --- Hippyland n'existe plus, tout cela est fini, bien fini,décennies amputées par la politique & les horribles conditions, et le Docteur Leary entre les mains de la Gestapo-FBI --- le film encore une fois s'emballe, le décor n'a pas changé, O COSMIC LOOSERS !
Villes-hamburgers crachant le venin-Haine. Militants crachant le venin Haine. De leur vivant les robots s'admirent, et l'écume Virus envahit la scène spatiale, nous survivons dans ces jungles planétaires --- WHAT THE FUCK AM I DOIN' WITH GOD'S COUNTRY PIE ? I DUNNO --- des cendres emperlées roulent dans la poussière.


LA GUERRE DÉCLARÉE À LA MARIJUANA ET AU LSD EST UNE GUERRE DE RELIGION ET DE RACISME. BD-Solitude Phosphorescente --- rues splendides pavées de perles-chevelures --- fumées vertes & bleues dans la version HIGH --- version fleur de soleil FULL CONSCIOUSNESS --- BD-HIP hachée par les crans d'arrêt du vent, hallucinations planétaires concentrées dans la grisaille du jeu politique. Brouillard-mot habillant la planète d'atrocités, BD-Utopie vernie par la morve d'une génération dévorée par les microbes --- tout ça serait assez drôle (un auteur dramatique français y trouverait son compte) sans parler des vibrations de nulle part, mais Papa n'a pas voulu et Maman non plus --- courants d'air bleu blanc rouge dans les oubliettes où furent enfermés les héros & les orateurs des années 60. Confiseries Cosmiques dans le duvet du Swami-CIA, résidant maintenant à Kansas-City ou à Pékin, ébloui par le poulet frit, les hamburgers, et les drive-ins --- dix siècles de défonce pour ce TRIP --- une belle déchirure pour que le calme fasse le vide.
Les fleurs toutes voiles dehors ont inventé toutes ces couleurs. Nous ne pouvons pas ignorer toutes les bonnes vibrations, ni la répression, nous ne pouvons pas ignorer le blabla des autres, ni leur baratin clignotant à propos des drogues, des hippies, de ceci, de cela. L'ombre stéréo inonde le monde à la criée et nos fantaisies deviennent les fantaisies de l'Univers, pas celles du Pentagone, du Kremlin, de l'Europe Livide ou de Pékin --- nos fantaisies tantriques gonflées de fleurs film avec les bons et les méchants, avec les nains et les vilains, avec les vivants les nus et les lumineuses --- péninsules-arc-en-ciel aux mille visages radieux. Mais nous sommes dans le morts, avec les grands transparents et les robots, avec les glauques et les singes travailleurs --- nous sommes dans le film depuis le début et il n'y a pas de fin, Yoyo Cosmique dans l'Univers FUCK YOU rugissant de néons de jukeboxes et des sirènes de police.
Film-ricochet, flashes, silences, derniers soubresauts, et le monde-brouillard réduit en un petit tas de saletés calcinées, étalé sur un drap blanc --- LE SOURIRE DU TOURNESOL MÈNE LA DANSE, LA DÉMOCRATIE ÉLECTRONIQUE CRÉPITE DERRIÈRE VOS YEUX.
WHAT THE FUCK AM I DOIN' WITH THE FROZEN JUG BAND ?
Derrière les nuages, au galop les masques et les poubelles suivent les étoiles dansantes, et le génie de la Terre bat dans le Coeur-Cerveau-Vivant --- le Docteur Leary & des milliers de souffrants harnachés de chaînes & de dossiers ne sont plus dans les couleurs de l'arc-en-ciel.
Hier c'était déjà Tim Leary, John Sinclair, John Giorno, Ken Kesey, Pierre Clémenti, George Andrews, Jimi Hendrix, Owsley, Neal Cassady, Carl Solomon, Bob Kaufman, Lenny Bruce, Jim Morrisson, Carol Berger, Julian Beck, et tant d'autres, hier c'était --- il faut partout marmonner le chant du Peyotl, chantez, rappelez-vous de ce mantra Fox Indien Américain pour conjurer les démons, les robots, et les hallucinations criminelles de toutes les Polices du Cerveau ---
PE YO TA HA NO GA NE KWA KE CI MA NI TO WE HI YA NA NE HI KE KI KE TE TI NE NO HE NE NE HI CI HAI YA NE TE NO HE HI KE KI KE TE NO NE HI KE TI TE KI NE NO NE NE HI CI HAI YA NE NE TE NO NE KI KE TE NO

Dear Doctor Leary God Bless our Conspiracy, Nixon & his allied Robots are stuck in the knots of their bad Karma.
Muddles Green over Cut City, 28-31 January, 73.

Libellés : , , ,

posted by Lucien Suel at 09:01 1 comments

jeudi 22 août 2019

The Star Screwer n° 1 (1972) page 4 Allen Ginsberg


Libellés : ,

posted by Lucien Suel at 07:37 0 comments

mardi 20 août 2019

The Star Screwer n° 1 (1972) couverture exergue sommaire

Bernard Froidefond (1948-2007) fut le créateur de ce magazine dont il édita 6 numéros entre 1972 et 1973. Voir la fiche Wikipédia.







Libellés : , , ,

posted by Lucien Suel at 07:48 0 comments

vendredi 12 juillet 2019

Poème express n° 777

posted by Lucien Suel at 07:27 4 comments

vendredi 5 juillet 2019

Poème express n° 776

posted by Lucien Suel at 07:26 2 comments

vendredi 28 juin 2019

Poème express n° 775

posted by Lucien Suel at 07:28 2 comments

vendredi 21 juin 2019

Poème express n° 774

posted by Lucien Suel at 08:26 2 comments

vendredi 14 juin 2019

Poème express n° 773

posted by Lucien Suel at 07:28 2 comments

vendredi 7 juin 2019

Poème express n° 772

posted by Lucien Suel at 18:16 9 comments

samedi 1 juin 2019

Poème express n° 771

posted by Lucien Suel at 07:03 2 comments

vendredi 24 mai 2019

Poème express n° 770

posted by Lucien Suel at 07:36 3 comments

mercredi 22 mai 2019

Trois petits tours avec « L’Albatros » 20/20


Ainsi s'achève la publication au Silo de ce texte qui décrit l'activité de la médiathèque d'Armentières en 20 blocs de 1000 signes composés pour les 20 ans de l’ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques)T
Tours et détours en bibliothèque : carnet de voyage (2012)
20
annoncé la rencontre toute la semaine en proposant
mes livres dans son magasin. Prolongations tout en
dédicaçant des exemplaires. La discussion continue
devant les livres. Style, démarche, lecture à voix
haute... surtout avec celles et ceux qui n’avaient
jamais approché mon écriture. Tout ceci au cœur de
l’activité persistante de la médiathèque : enfants
fouillant dans les caisses, personnes allant faire
enregistrer leurs livres, d’autres lisant... Petit
à petit, les participants à la rencontre s’en vont
et je continue à bavarder avec Keara. Je lui signe
son exemplaire, ainsi que celui de la médiathèque.
J’écris une phrase sur l’affiche où sera collée ma
photo avant de trouver place dans le Hall of Fame.
Il faudra donner mes amitiés à Grégoire Delacourt,
mon successeur samedi prochain, et à Guillaume que
je regrette de ne pas avoir vu. Je fais mes adieux
à Keara, qui manifeste encore sa joie d’exercer ce
métier, le bonheur de faire ce qui lui plaît. Elle
dit : « J’aime les livres. » Je quitte L’Albatros.

posted by Lucien Suel at 07:04 4 comments

vendredi 17 mai 2019

Poème express n° 769

posted by Lucien Suel at 07:34 4 comments

mardi 14 mai 2019

Trois petits tours avec « L’Albatros » 19/20


Ce texte qui décrit l'activité de la médiathèque d'Armentières est constitué de 20 blocs de 1000 signes composés pour les 20 ans de l’ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques)T
Tours et détours en bibliothèque : carnet de voyage (2012)
19
dernière. Tatiana Dumont est présente ainsi que la
libraire de Majuscule où en février, j’ai signé le
roman. Keara et moi, sommes assis en bas dans deux
fauteuils, une petite table entre nous. J’ai amené
ma poésie, mais on va parler des deux romans ayant
un rapport avec Armentières (une rime avec « Éloge
de nos terres » du 3 au 22 avril à L’Albatros). Je
me présente et d’emblée, suis amené à expliquer la
création du personnage, Mauricette Beaussart, dans
le cadre de ma résidence d’auteur de l’année 2009,
à l’EPSM. Réel intérêt de la part des spectateurs,
de l’animatrice. Plusieurs ont lu, au moins un des
romans, certain(e)s les deux. Assez naturellement,
la rencontre devient conversation commune à propos
de l’écriture, du bonheur, de l’effet de réel dans
la fiction, du régionalisme (je ne suis pas auteur
régionaliste). Ambiance agréable, chaleur humaine,
humour et spontanéité. Je finis en lisant le début
de Blanche étincelle. Une table est installée dans
le hall d’entrée pour les dédicaces. La libraire a



Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 07:41 0 comments

vendredi 10 mai 2019

Poème express n°768

posted by Lucien Suel at 07:42 5 comments

lundi 6 mai 2019

Trois petits tours avec « L’Albatros » 18/20


Ce texte qui décrit l'activité de la médiathèque d'Armentières est constitué de 20 blocs de 1000 signes composés pour les 20 ans de l’ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques)T
Tours et détours en bibliothèque : carnet de voyage (2012)
18
C’est ici qu’ont lieu représentations et concerts,
organisés par la médiathèque. Arrivée de Keara qui
m’annonce l’absence de Guillaume parti en tournage
sur une rencontre sportive adaptée au handicap, un
des axes forts du projet de L’Albatros : important
travail pour les malvoyants, embauche de personnes
handicapées travaillant au contact du public... Je
suis Keara à l’étage de l’administration, la salle
de détente du personnel, accepte un café, l’écoute
parler de Blanche étincelle, du comité de lecture,
du vote « coup de cœur » attribué à La Patience de
Mauricette. 14 h 20, on se déplace vers le secteur
adultes. Je prends la pose devant les étagères, le
linéaire de romans, en face du mur des « people »,
les auteurs invités par la médiathèque. Keara fait
deux photos de moi. On rejoint l’auditorium. Petit
nombre de personnes dispersées sur les gradins. La
porte est laissée ouverte. Quelques lectrices nous
rejoignent, puis un lecteur. Je reconnais une dame
rencontrée au salon du livre de Bondues la semaine

Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 08:00 0 comments

vendredi 3 mai 2019

Poème express n° 767


Poème express fabriqué en direct via skype pour un groupe d'étudiants de Sciences-Po, Menton.

Photo d'Amand Sonnet, ouvrier à Boulogne-Billancourt, extraite d'Atelier 62, ouvrage de Martine Sonnet aux éditions Le temps qu'il fait. Nous ajoutons cette image au poème express n° 767 en lien avec le commentaire de Piero Cohen Hadria (à lire ci-dessous)

Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 07:08 5 comments

jeudi 2 mai 2019

Trois petits tours avec « L’Albatros » 17/20


Ce texte qui décrit l'activité de la médiathèque d'Armentières est constitué de 20 blocs de 1000 signes composés pour les 20 ans de l’ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques)T
Tours et détours en bibliothèque : carnet de voyage (2012)
17
voient les aveugles, Cuisinez entre copains, Guide
des aides pour malvoyants et aveugles, 1er volume,
transcription intégrale de l’édition originale par
le Centre de Transcription et d’Édition en Braille
3bis rue du général Hoche, 31200 Toulouse. Le CTEB
remercie cet éditeur. Lire sur le bout des doigts.
Je pose la question du livre numérique. On y pense
mais pour l’instant, il n’existe pas de demande du
public. Mais je sais que L’Albatros est très actif
sur le web, qu’il existe en lien avec le site, des
blogs en partie animés par des abonnés. ZigZag, le
blog ado et Armentières en bulles, le blog BD. Yo.
3ème visite le 7/04/2012. Invitation à L’Albatros,
samedi, veille de Pâques. Comme d’habitude, laissé
ma voiture sur le parking de la gare à deux pas de
la médiathèque. La rencontre est prévue à 14 h 30.
Frédéric Cretel et Simon Kerfyser enregistrent les
retours. Keara occupée ailleurs, Frédéric m’emmène
à l’auditorium où aura lieu la rencontre. Salle de
spectacle, rangs de fauteuils disposés en gradins.



Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 07:40 0 comments

vendredi 26 avril 2019

Poème express n° 766

posted by Lucien Suel at 07:51 2 comments

mardi 23 avril 2019

Trois petits tours avec « L’Albatros » 16/20


Ce texte qui décrit l'activité de la médiathèque d'Armentières est constitué de 20 blocs de 1000 signes composés pour les 20 ans de l’ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques)T
Tours et détours en bibliothèque : carnet de voyage (2012)
16
majestueux. Le trône de la reine face aux smarties
de son peuple d’enfants. La chambre du conte offre
une vue sur l’extérieur, dallage, marches de bois,
plantations dans la cour intérieure du « palais »,
gradins de béton laissant supposer une utilisation
par beau temps. La statue d’un personnage de conte
de fées avec une couronne, perchée au sommet de la
baie dans l’encoignure. Frise ornementale au faîte
de l’encadrement, toute une rangée de bébés assis,
album ouvert entre les mains, sous cette formule :
« Moi ce que j’aime le plus, c’est quand on se met
tous ensemble pour lire des contes dans les livres
de la bibliothèque. » La lecture n’est plus intime
mais devient une affaire collective. Est-ce bien ?
Les livres en braille, présentation sobre, reliure
uniformément blanche (comme les cannes d’aveugle).
Ce sont des dossiers reliés, perforés, plastifiés,
avec une étiquette au dos (pour le personnel, pour
le stockage). Quelques titres : Les vilains petits
canards, Il n’y a que braille qui m’aille, Comment



Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 07:21 0 comments

vendredi 19 avril 2019

Poème express n° 765

posted by Lucien Suel at 07:20 3 comments

jeudi 18 avril 2019

Trois petits tours avec « L’Albatros » 15/20


Ce texte qui décrit l'activité de la médiathèque d'Armentières est constitué de 20 blocs de 1000 signes composés pour les 20 ans de l’ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques)T
Tours et détours en bibliothèque : carnet de voyage (2012)

15
Sous l’escalier partant de l’entrée, un alignement
décroissant de fenêtres étroites devant la pelouse
tondue. Affiche jaune, bleue, orange : un clown au
visage troué. Des enfants y passent la tête. Rires
étouffés. Inscription en haut "L’ALBATROS CIRCUS".
À gauche, une sorcière géante avec son balai et un
chapeau pointu noir, une espèce de poussin dans un
petit sac sur son ventre. Près d’elle, un chaudron
noir dans lequel mijotent des livres. Une soupe de
lettres ? Un bouillon de culture ? Balai et brouet
d’albatros. Sur une cloison de l’espace petits, un
ensemble de planches, la suite de l’expo BD, qu’un
homme parcourt en canadienne marron et béret vissé
sur le crâne, s’arrêtant devant chaque affiche, en
méditation, tête levée, mains jointes dans le dos.
Pièce du conte. Guéridon polyester blanc, coussins
circulaires bleus, jaunes, rouges, sur les gradins
comme des smarties géants. Le fauteuil prestigieux
de la conteuse, très confortable, formes arrondies
asymétriques, un patchwork jaune-bleu-rouge-orange


Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 07:38 0 comments

vendredi 12 avril 2019

Poème express n° 763

posted by Lucien Suel at 07:23 3 comments

mardi 9 avril 2019

Trois petits tours avec « L’Albatros » 14/20


Ce texte qui décrit l'activité de la médiathèque d'Armentières est constitué de 20 blocs de 1000 signes composés pour les 20 ans de l’ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques)T
Tours et détours en bibliothèque : carnet de voyage (2012)
14
Bacall, Construction d’un mythe, le rêve américain
en 6 tomes. Mémoires de cendres. Au mur, à gauche,
extincteur rouge évoquant l’incendie d’Alexandrie.
Devant les rayons, un jeune couple debout bavarde.
Elle, jeans, manteau, sac à dos, cheveux longs, et
lui, jeans, blouson noir, cheveux courts, radieux.
Escalier blanc, rampe transparente. Une salle avec
des sièges orange devant des écrans d’ordinateurs.
Lecteur à lunettes, au fond d’un fauteuil, absorbé
par son livre autant que par son siège. Plus loin,
un écran allumé, comme une lampe d’ambiance. Néons
aussi comme des lignes de tirets au plafond. Rails
de soutènements. Vue sur l’extérieur : poutrelles,
trottoirs en planches de bois exotique brut, herbe
rase, immeuble d’appartements en voie de finition.
À l’intérieur, un siège en plastique jaune près de
l’exposition de livres jeunesse. Hauts panneaux de
bois debout par paire avec affiches BD sous verre.
Un chevalet de peintre présente une autre affiche.
D’autres sur le sol, appuyées au dos des étagères.



Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 07:59 0 comments

vendredi 5 avril 2019

Poème express n° 762

posted by Lucien Suel at 07:40 6 comments

mardi 2 avril 2019

Trois petits tours avec « L’Albatros » 13/20


Ce texte qui décrit l'activité de la médiathèque d'Armentières est constitué de 20 blocs de 1000 signes composés pour les 20 ans de l’ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques)T
Tours et détours en bibliothèque : carnet de voyage (2012)
13
qui porte le téléphone. On voit la pelouse, un pan
de mur, le début d’une inscription N’ATTENDS RIEN.
Comme auteur, n’ai pas pu résister, suis allé voir
lettre S dans les rayons, trouvé mon best-seller :
Mort d’un jardinier serré par un clip de métal, vu
les noms de mes voisins, Eugène Sue (Le Commandeur
de Malte), Michel Subiela (Les jardins de Palerme,
Le Royaume sur la mer et Les Chevaliers de proie).
Une dame en manteau, sac à main aux pieds, assise,
genoux joints, sur un canapé design, arrondi, vert
et blanc (charte de couleurs), lisant un magazine,
ou plutôt une BD, empruntée au rayonnage derrière.
Amours fragiles/Blondes/Bob et Bobette/ rangés par
ordre alphabétique (Dewey). Absorbée par le livre.
Soigner mon enfant/Bien se moucher/ une série pour
la vie quotidienne. Des livres entrouverts, debout
sur la planche supérieure des rayonnages. Une dame
en blouson de lainage bleu, sac plastique plein de
livres pendant à la main gauche, s’est penchée sur
le côté, observant le bas d’un poster style Bogart



Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 07:21 0 comments

vendredi 29 mars 2019

Poème express n° 761

posted by Lucien Suel at 07:29 5 comments

mardi 26 mars 2019

Trois petits tours avec « L’Albatros » 12/20


Ce texte qui décrit l'activité de la médiathèque d'Armentières est constitué de 20 blocs de 1000 signes composés pour les 20 ans de l’ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques)T
Tours et détours en bibliothèque : carnet de voyage (2012)
12
livres, chaise orange. Une maman porte sur le bras
droit un enfant endormi encapuchonné. Devant elle,
la poussette vide. Albums présentés de biais et de
face dans une étagère métallique sur 2 niveaux. Le
mobilier est adapté comme à l’école maternelle. Un
petit devant le mur composé d’une dizaine de baies
vitrées rectangulaires. Livres posés dans des bacs
carrés divisés en quatre compartiments. Au centre,
les plus bas pour les tout-petits avec des albums.
Une table blanche, des chaises en plastique blanc,
orange ou vert. Le sol est moquetté. D’autres bacs
plus élevés. Recherche du confort. Albums d’éveil.
Au milieu des casiers verts, jaunes, orange, jeune
femme à grosses lunettes, debout, qui téléphone en
souriant, la main gauche sur le guide d’une grande
poussette monospace télescopique en aluminium avec
un capuchon toilé, marque Bébé-Confort. On voit le
peton du petit passager, la jambe de pantalon vert
pomme. Un sac en vannerie est suspendu au bras qui
retient la poussette. Autre sac à l’épaule du bras



Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 07:08 0 comments

vendredi 22 mars 2019

Poème express n° 760

posted by Lucien Suel at 07:40 3 comments