dimanche 20 septembre 2026

Le Crématorium

Nouvelle inédite écrite en 2017 

Le crématorium

Je ne suis pas mort.

Pas encore.

Niko ! Mon pote, c’est toi là-bas dans la boîte en bois.

Une tumeur, forcément, tu meurs, c’est clair.

L’hôpital, les rayons -pas ceux du soleil- et la chimio.

Tu maigris, tu maigris, et je me retrouve ici, assis sur ce banc de bois avec ton père, ta mère, ta sœur, les autres potes du lycée et plein de mecs et de meufs que je ne connais pas.

Tous en arc de cercle dans la grande salle.

Ça fait mal, super mal.

Toi, Niko, tu connais ça, la douleur, la peur de partir, la fin, crever, la mort, quoi !

Croire jour après jour que tu vas peut-être guérir, que le miracle viendra.

C’est trop dur, ton petit sourire au milieu des draps blancs. Ton bras décharné plein de tuyaux.

T’aurais pu te bousiller en scoot ou bien te faire renverser par un bus, un camion, même prendre un coup de couteau par un cinglé. C’est rapide. Je ne t’aurais pas vu dépérir.

Au moins ici, cette saloperie de tumeur, on va la cramer, la réduire en fumée. Ouais, comme toi, dans ton coffre en agglo.

Tout ce qu’on aurait pu encore faire ensemble. Tous les délires.

Ah ! Faut qu’on se lève ! Costar-Cravate vient de le dire dans son micro.

 C’est étrange d’observer le monde de là-haut, du plafond, vous tous, debout entre les bancs, vos crânes, vos cheveux, vos épaules. La vue de dessus, aussi, de mon propre cercueil, avec la plaque gravée 

Nicolas Rivière

2000 - 2017

Je ne souffre plus. C’est arrivé d’un seul coup. Plus rien. Le noir. Le silence. Ténèbres profondes. Oubli du temps qui passe. Une autre dimension. Jusqu’à aujourd’hui, ce grand rassemblement pour mon départ. Et moi, genre perché dans un arbre gigantesque surplombant le parking, j’ai senti arriver les voitures, les gens sortir, s’embrasser et aussi les piétons, comme toi, Jos, descendant du bus avec les amis du quartier, ceux du lycée. Je vous ai suivis de loin, vers la salle d’attente et les couloirs du crématorium. Personne ne peut me voir. Mon corps malade, amaigri, maquillé, est enfermé entre les planches et le couvercle. Je n’ai plus de matière, ne pèse plus rien. Mais il reste une présence, une sorte de télépathie, à sens unique. Jos, je saisis tes pensées, ta tristesse, ta révolte.

 

Ah, Niko, Niko, Niko, comme c’est triste, plat et chiant, le baratin de Costar-Cravate !

Déjà, comment il t’appelle : « Mesdames, messieurs, nous sommes réunis autour de la famille et des amis de monsieur Nicolas Rivière qui vient de nous quitter… Bla, bla, bla. »

J’en peux plus. Envie de crier.

Bon, c’est comme ça ; moi aussi, un jour, je ne serai plus Jos, mais monsieur Joseph Debacker.

Et maintenant, le type appelle Marjorie. Elle se lève, avance, passe à côté de toi dans ta caisse.

Elle est au pupitre. Costar-Cravate lui abaisse le micro.

Elle est belle, ta sœur ! Tout le monde la regarde.

Je tremble.

Elle lit dans un livre, un poème pour toi, pour Niko.

Ça commence comme ça « Nous voici aujourd’hui au bord du vide » et je regarde bouger les lèvres de Marjorie, au bord des larmes, au bord de l’eau, je sens vibrer sa voix, j’entends aussi un peu de la tienne dans sa respiration, dans les silences entre les mots. J’entends mais je n’écoute pas. Juste les derniers mots « plus fort que la mort ».

Cette fille est bien plus forte que moi.

 

Toutes les pensées de l’assistance grouillent dans mon esprit, ma conscience. Elles se mêlent à mes souvenirs. J’enregistre des images, des sensations. Je me sens comme un petit oiseau bleu sur le fil. Ni début ni fin dans ma Time Line. Pourtant personne ne reçoit mon « Cuicuicui ».

Je suis sans voix mais je vois sans yeux, j’entends sans oreilles.

Je sens et ressens sans peau, sans nez, sans sang.

La poésie de Marjorie, l’ironie de Jos, l’immense peine de ma famille…

Je suis plongé dans un brouhaha, un remix du passé avec le moment présent.

Je plane, totale défonce, commence à me frotter aux autres morts de mon histoire. Ils arrivent. Tous collés au plafond du crématorium comme des zombies chauve-souris, soyeux et amicaux.

Les disparus

au-dessus.

Les vivants

sur les bancs.

Je fais la différence entre la vérité et le mensonge.

Le numéro

d’un robot

dont les mots

sonnent faux.

Le chagrin indicible des miens et, en face, la mécanique passe-partout du commerce.

Encore et encore, je pense à mon pauvre corps enfermé, caché aux yeux de tous dans cet emballage, ma dernière maison avant l’évaporation finale.

 

 « Selon les vœux de la famille, voici maintenant des images de Nicolas, notre défunt. »

On ne s’y attend pas et cette vidéo sur le mur blanc, derrière ton cercueil, c’est le choc.

Je ne sais pas d’où ça sort, ces images. C’est juste avant que ta maladie se déclare.

Travelling. Tu arrives de loin, bien planté sur ton skate.

Bande-son : le souffle du vent, le bruit crescendo des roues sur le macadam.

On te voit grandir, tu te rapproches, tu t’accroupis sur la planche, te redresses, puis tu relances du pied gauche et super ollie, tu montes, tu tournes, gros plan, ton sourire prend tout l’écran. Tu retombes sur les wheels et redémarre.

J’en peux plus. Ma gorge se coince. Je reprends ma respiration plusieurs fois, mais rien à faire, les yeux débordent, ça coule, ça dévale silencieusement sur mes joues…

Je chiale devant tout le monde.

En même temps que tout le monde.

Déjà, tu t’éloignes, dos tourné, filant vers le bord du spot.

Fondu au noir.

Reste plus qu’un point rouge en bas de l’écran plat.

Ensuite, bonjour l’ambiance. Costar Cravate annonce une dernière pause musicale pendant laquelle on va se rappeler tous les bons moments vécus avec toi.

Manque de bol, musique de merde… Je secoue la tête en regardant mes chaussures.

 Viendra bientôt le moment où j’aurai totalement disparu. Personne ne dévissera le couvercle de mon cercueil pour apercevoir une dernière fois mon visage, toucher ma peau pâle et froide… On ne verra même pas le technicien s’incliner devant ma dépouille avant de la pousser dans la gueule brûlante du four crématoire et de faire monter la température jusqu’à mille degrés. Il faut épargner cette vision à la famille.

Ma mère a choisi mes vêtements mais elle a dû sortir de la pièce quand la personne des pompes funèbres m’a lavé, habillé, maquillé. Pour les soins ultimes, celle qui m’a porté dans son ventre et m’a nourri à ma naissance a dû laisser la place à quelqu’un d’anonyme. C’est ainsi. Les morts sont cachés, la mort est cachée.

Mes muscles et mes organes transformés en fumée, atomes emportés par le vent, dispersés dans l’air.

Mes os brûlés, broyés, pulvérisés, réduits en cendres, répandus dans un « Jardin du Souvenir ».

Ma pensée, mon histoire, mon âme, les restes invisibles, encore là dans le cœur et la mémoire des vivants.

Niko, avatar de Nicolas Rivière, vagabond fantôme dans les couloirs du temps.

 

À la queue leu leu, en suivant la famille, on s’approche de ton cercueil.

Dernier adieu avant la flambée.

On fait le tour, le tour de Niko.

Certains touchent le bois, le caressent, façon de te taper sur l’épaule, te serrer la main.

Regard brouillé ; je titube en lisant l’étiquette vissée sur le couvercle : 2000 – 2017.

Et ça me revient :

« On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.

On divague, on se sent aux lèvres un baiser

Qui palpite là, comme une petite bête… »

Le chagrin me prend la tête,

m’étouffe.

Reviens, Niko !

On te tourne le dos.

On t’abandonne.

Tu nous pousses vers la sortie.

J’embrasse ta mère, j’embrasse Marjorie.

Nos joues sont rouges et mouillées.

En levant les yeux, je vois la fumée au-dessus du crématorium.

Le vent se lève, agite les feuilles dans les tilleuls du parking.

Un troupeau de nuages traverse le ciel.

On entend le chant d’un merle.

Lucien Suel

La Tiremande, octobre 2017

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mercredi 8 juillet 2026

Le retour de Potchük

Voici un court extrait d'un morceau (20 secondes) joué par le groupe le 27 juin 2026.

Le titre : NON NON NON à l’équarrissage CIA CIA CIA (centre d'incinération animale)  

Les membres : Thomas Suel (batteur), Guillaume Marien (guitare), Benoît Queste (basse) et Lucien Suel (texte et chant)


 

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lundi 22 juin 2026

Anthoveaulogie - M. Graciano / L. Suel

Deux naissances de veaux 

1. Marc  Graciano,

Liberté dans la montagne, Corti 2013

[…] le vieux plaça une de ses mains sur l’échine de la vache et le dos tout entier de la vache se voussa et il connut un grand frisson et les pattes avant du veau commencèrent d’apparaître en dehors de la vulve de la vache et le paysan rentra ses mains avec un embout de corde dans la matrice de la vache et il accrocha la corde aux deux pattes du veau dans la matrice et le vieux l’aida à tirer la corde et ils extrayèrent le veau de la matrice. Le veau était à moitié mort-né et ils le réanimèrent en le massant avec des bouchons de paille roide et le bonhomme alla chercher une terrine de gros  sel dans la partie habitable de sa masureet il en aspergea le nouveau-né de quelques poignées et la mère se mit alors à le lécher avec vigueur. Le veau était faible et maladroit et une taie bleutée sur chaque œil semblait le rendre aveugle et pourtant le jour d’après, quand le vieux revint, le veau était solidement campé sur ses pattes et attaché au mur de l’étable derrière sa génitrice et quand le paysan le détacha, il cabriola follement pour aller rejoindre sa mère et téter le lait amouille. (p 231)

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2. Lucien Suel

"Duki sont chés viaux ?" et autres textes en picard, recueil bilingue, éditions de la Librairie du Labyrinthe, Amiens,  

D’ù qui sont, ches viaux ? 

y a longtimps d’cha, j’a donné in co d’main à min mon-nonque pou l’naissinche d’in viau.
J’avos in mon-nonque cinsier, à c’t’heure, i est mort.
Ej m’in rappelle toudis. I avot ses deux tchiotes pattes qui dépassottent dé ch’vagin de s’mère
–ches pattes dé ch’viau- ;
et min mon-nonque
-i s’appelot Mimi, ch’étot mon-nonque Mimi et sin vrai nom, ch’étot Barthélémy-
i avot lo-yé ches pattes aveuc des grosses cortes,
et mi ech’sacquot, ch’sacquot, sacquot, ch’sacquot aveuc li. Cha sacquot.
El vaque, alle avot du mau, mais alle dijot rin.
Ch’étot enne vaque hollandaisse, blanque et noire.
Et
pis to d’in co, cha y est, v'lau ch’viau qui sort ; l’v'lau qui gliche ; i queut dins l’palle et pis s’armet d’bout tout in trin-nant : jen-n sais pon si qu’ch’étot d’frod ou qui t’not pon core bin l’équilipe.
Aprés, comme qui étot arlévé, in a délo-yé ches fichelles, pis chelle vaque alle a passé s’lanque d’zeur sin pitit. Ch’étot fin biau d’vir cha.
Mi, quand qu’j’étos jon-ne, qu’j’arvénos d’l’école
ej ravisos ches viaux dins ches pâtures.
Quand qu’j’étos moin jon-ne,
ej ravisos ches files, quiquefos dins ches pâtures.
A c’t’heure qu’ech vi-in viux,
ch’aré ches viaux qu’j’voudros ravisés ;
mais in-n sont mi pus dins ches pâtures.
Tout cha, ch’est fini.
A c’t’heure, ches viaux i sont infremés.
Tertous des clones !
Et pis, des files, in-nin vo pu gramint non pus dins ches pâtures.
Pus d’viaux,
pus d’files,
pus rin !

Où sont les veaux ?

Il y a bien longtemps, j’ai aidé mon oncle pour la naissance d’un veau.
J’avais un oncle paysan ; depuis, il est décédé.
Je n’ai jamais oublié. Ses deux petites pattes sortaient du vagin de sa mère
-les pattes du veau- ;
et mon oncle
-il s’appelait Mimi, l’oncle Mimi, un diminutif de Barthélémy-
avait noué des cordes aux pattes du veau,
quant à moi, je tirais, tirais, je tirais avec lui. On tirait sur les cordes.
La vache souffrait en silence.
Elle était de race hollandaise, blanche et noire. 
Soudain, c’est fait, voilà le veau qui sort ; il glisse, tombe dans la paille, puis se redresse, tout tremblant : j’ignore si c’est à cause du froid ou de son manque d’équilibre.
Ensuite, comme il était debout, on a dénoué les liens et la vache a passé la langue sur son petit. C’était beau à voir.
Quand j’étais jeune, rentrant de l’école,
j’observais les veaux dans les près.
Plus tard, moins jeune,
j’observais parfois les filles dans les près.
Aujourd’hui, vieillissant,
je voudrais de nouveau voir les veaux ;
mais ils ne sont plus dans les près.
Tout cela, c’est terminé.
Maintenant, les veaux sont enfermés.
Tous des clones !
Et, des filles, on n’en voit plus beaucoup dans les près.
Plus de veaux,
plus de filles,
plus rien.

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lundi 13 avril 2026

Une réponse totalement justifiée

Récemment, le poète Bertrand Gaydon m'a offert son ouvrage "Sonnets de la bêtise et de la paresse" édité au Corridor bleu. Touché par ce cadeau, je lui ai fait parvenir en retour un exemplaire de "Canal Mémoire", mon premier recueil écrit en vers justifiés, publié en 2004 au Marais du Livre.
Par retour du courrier, j'ai reçu de Bertrand Gaydon la lettre ci-dessous qui m'a ravi et dont j'ai voulu vous faire profiter.

Cher Lucien, merci pour votre envoi !

Canal Mémoire m’a ému et impressionné

à la lecture, et plus encor à présent

que je m’essaye à cet art d’apparence

anodine mais qui exige... euh... quoi

au fait ? Certes pas de la virtuosité

(voire, sous les vingt signes ou même

trente...), de la dextérité non plus,

point même les étincelles d’un esprit

pénétrant, mais plutôt de l’assiduité

et de la disponibilité. Sur un chemin

boueux mais bien tracé, on avance, on

progresse même, à la différence de la

forme rimée qui peut nous emporter où

nous ne souhaitons pas, la bougresse.

Le texte est un bloc d’alliage, trace

bidimensionnelle d’un hypercube, cube

façon voiture compactée et destinée à

l’aciérie, mais où comme dans un film

quelqu’un est resté pris... l’auteur.

J’avais lu Echafaudages dans les bois

de Ch’Vavar auparavant. Cette forme y

est vantée, et présentée comme propre

à capter l’inspiration (il n’a aucune

réserve contre ce terme, en apparence

dévoyé) ; on cherche la solution à un

problème, celui du compte des signes,

et, à notre insu, le poème s’élabore.

J’aime bien cette formule qui épingle

le rapport entre art et technique, et

filant la métaphore j’ai constaté que

l’inspiration recèle quelque analogie

avec l’instinct de survie, qui jamais

ne nous guide a priori mais qui force

les choix aux seuls moments décisifs.

Le texte justifié, c’est de la poésie

sous pression, sous quelques dizaines

de bar, à la différence du vers libre

qui décomprime, qui exhale, au risque

toutefois de laisser filer sa matière

prématurément. Cette forme ne perçoit

pas même la récompense de la musique,

de nature à consoler le rimeur fourbu

de trop de calcul, non : elle protège

son bien jalousement, et ne le laisse

qu’entrevoir ; elle en protège encore

le lecteur, par là-même. Avec amitiés

et très sincère admiration, Bertrand.

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dimanche 8 mars 2026

Vient de paraître "Vinaigrette" n° 37

 


 

"Tu me dis que je suis belle", poème et photographie : Lucien Suel

Mise en page et en plis : Sandrine Cnudde 

Revue Vinaigrette 503 chemin du cimetière 30700 Uzès

 

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jeudi 23 octobre 2025

« Respirer (douze fois) » de Marie Suel

Un rendez-vous pour fêter la parution du texte de Marie Suel chez "Théâtrales Jeunesse"

Lecture musicale de la totalité du texte "Respirer (douze fois)",

par Marie Suel (L’enfant), Lucien Suel (Le vieil homme), Stéphanie Cliquennois (la voix didascalique),

accompagnés à la guitare par Guillaume Marien (guitariste des groupes Gomm et Guillaume & Marie).

Suivie d’échanges et dédicaces.

 Le samedi 29 novembre de 17h à 18h15 à La Manivelle.

 La Manivelle Théâtre
18 rue Louis Lejeune
59290 Wasquehal (Nord-France)
Tél : 03 20 28 14 28

Entrée libre (places limitées au studio, réservation indispensable : www.lamanivelletheatre.com )


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lundi 15 septembre 2025

Pour Thomas Suel

 Portrait de Thomas par Jean-Pierre Thomas

 

Poème pour Thomas par Lucien Suel
 

 

 Programme de Thomas en septembre-octobre 2025 par lui-même

avant hier (7 septembre) Tiger Böhlm jouait au Relais des Moëres à Teteghem dans la cadre de "la drôle de fête", ça c'était hier, donc ça sert à rien d'insister. Mais le lieu est très chouette, ce qui se fait là-bas est très très beau, je vous encourage à y aller tantôt. Vous pourriez trouver des infos sur fablabeffetpapillon.fr 
 
Tiger Böhlm a d'autres concerts prévus dans les semaines qui viennent, ce vendredi 12 septembre notamment à 20 h dans le cadre du Ballast Yeah, un nouveau festival à Gauchin Verloingt (c'est vers loin mais c'est avant loin quand même) avec d'autres groupes comme M'sieur Jacq, Nurse's dead bodies, Jacynthe, Renfor Kaiss ou Roscius, vous trouverez le détail de ce festival qu a lieu tout le week-end sur le site lesballastiers.org  je ne mets pas de lien cliquable dans ce message  car sinon les robots me prennent pour un des leurs et vont manger ce message avant qu'il vous arrive, vous perdriez alors la liberté de le lire ou de ne pas le lire.
 

les 20 et 21  septembre prochain, la compagnie Sensitropes organise son festival annuel à Estaires, cette année ça s'appelle Feu de Joie, en ce qui me concerne, j'y interviens en tant que poète sous une forme in situ en partie improvisée le samedi 20 à 18 h mais avant moi il y aura un concert de Rosa Parlato, après des contes par Marie Ginet et Cécile Pérus ; le lendemain entre autres le concert du WaterGang Band, le tout autour d'une exposition de huit artistes contemporains dont je vous laisse découvrir les noms sur le site sensitropes.com, et petite précision, tout cela est gratuit et pour ce qui est de l'adresse, c'est dans le Jardin de Sensitropes, rue de Lille à Estaires et on y accède par l'entrée du cimetière, ce qui ne présente aucun danger
 
le vendredi 3 octobre, à 18 h 30 au théâtre de Poche de Béthune, douze membres de l'association Coulisses présentent à nouveau "Volcanique", une lecture mise en scène que j'ai créée avec eux en mars dernier autour de textes variés ; c'est dans le cadre du temps fort "théâtre amateur" organisé par le théâtre de Béthune, qui s'étale sur plusieurs jours et dont vous trouverez le détail sur le site theatre-bethune.fr
 
le samedi 11 octobre Tiger Böhlm sera en concert à l'Arrêt Création à Fléchin
 
Le mercredi 15 octobre, à 20 h au théâtre de la Verrière à Lille, le spectacle Mue que j'ai co créé l'année dernière avec Nadia Ghadanfar, Christian Pruvost, Cédric Duhem, Marine Cendre,  Camille Blanc, Juliette Delfosse et Olivier Charre. Il paraît que c'est beau. Vous trouverez des détails sur le site du théâtre : verriere.org
 
Le jeudi 16  octobre à 19 h et le 17 octobre à 20 h, toujours au théâtre de la verrière à Lille, je présente [nø], poème parlé en solo. Des détails à la même adresse.
 
Ensuite en octobre et novembre, il y aura sans doute d'autres concerts de Tiger Böhlm et des rendez-vous publics autour de la résidence que je mène depuis quelques semaines et jusqu'en décembre avec l'artiste sculpteur Alessio Orrû dans les villes et villages de Villers-au-Bois, Carency, Souchez, Ablain saint-Nazaire, Angres et Liévin mais ils ne sont pas encore calés,  je vous en dirai plus tantôt, ou pas.
 
et puis qui sait, peut-être enfin la sortie du disque de Tiger Böhlm
 
mais d'ici là... 

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mercredi 2 juillet 2025

Au milieu du monde


 

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jeudi 19 juin 2025

Poésie visuelle au jardin



 photo J.S.

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mercredi 19 février 2025

L'Odalisque - livre pauvre

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mardi 11 février 2025

Livre d'artiste M. Desmée & L. Suel

 X/X


 
  X/X


 Cette reproduction numérisée et légèrement tronquée est dédiée à Modolo de Sanilhac.

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vendredi 7 février 2025

VERDUN, livre d'artiste

 


Lucien Suel, 2023

"Livre pauvre" sur une proposition  de Daniel Leuwers

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mercredi 5 février 2025

BORYSTHENE DNIEPR DNIPRO

 Volga 3645 km

Danube 2889 km

Dniepr 2287km


Dniepr canal navigable sur 2000 km

Dniepr source d’énergie électrique

Dniepr réseau d’irrigation


Le Dniepr source en Biélorussie

Le Dniepr coule en Russie

Le Dniepr traverse l’Ukraine


Au long des âges, les silures du Dniepr et de son affluent la Bérézina, ont sûrement goûté la chair des envahisseurs : les Mongols, les Français, les Allemands…

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lundi 3 février 2025

Poema Express

Le poème ci-dessous a été composé en recopiant un choix de mes poèmes express. Le titre a été choisi dans le poème n° 859 ci-contre.  Les différents vers (poèmes express) sont aussi visibles sur ce blog en tapant les trois chiffres dans la case "recherche" en haut à gauche de la page

 

On n’oublie pas son premier amour

 


868. Lire ce qui était écrit sur les cartons photos nounours jouets trop douloureux.

869. Le pire est passé c’était un rêve châle délicat posé au pied du lit.

873. Elle sentit le poids chaud et souple du coussin se lover sur son épaule.

874. Le couple idéal dont tout le monde recherchait la compagnie.

888. Peut-être n’avait-elle plus l’âge de porter des talons hauts.

890. La vapeur brouillait les contours du tableau il marmonna quelque chose.

900. D’une voix grave et presque suppliante son nom oui murmura-t-elle ouiiiiii.

903. Cette tresse de jais qui s’échappait de son chapeau.

907. Je l’aimais de tout mon cœur mais.

928. Parler de tout et de rien se souvenir de ce que nous nous étions dit.

943. Bonjour tu as bonne mine toi aussi.

947. Ma chambre son lit ma douche ses affaires sa valise mon petit déjeuner leur fast-food.

948. Le chemin du cœur passe par l’estomac.

953. Repartir de zéro accueillir à bras ouverts peser dans la balance décrocher un job.

954. Planter des champs de lavande et élever des moutons.

955. Elle pleurait elle s’essuya les yeux avec la manche de son pull-over.

959. La femme blonde jeune et célibataire mésaventures chance mésaventure vous vous.

960. Envie de il faut que tu je veux que si tu me oui mais je ne je reviens de.

971. Il leva les yeux des flammes pour lui lancer un sourire.

979. C’est le pont sur l’Arno tu es allé en Italie je suis allé en Italie.

986. Un son une odeur une image les souvenirs affluent violents.

1000. Les mots entre eux étaient superflus.

Lucien Suel

 

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mercredi 4 décembre 2024

AÏE ! KOUKOU ! une histoire courte



 Cette nouvelle est inédite. Je n'ai aucun souvenir de l'époque et de l'endroit où je l'écrivis.


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lundi 18 novembre 2024

Mes breloques pacifistes

 

                                              Souvenirs des années soixante et soixante-dix

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mardi 29 octobre 2024

Fraxinus excelsior 7 Mythologie du frêne

                                                                le frêne sacré

pour les Scandinaves

axe de l'univers s’enracine

au corps d'Ymir monte au ciel

après la création de Midgard

à la périphérie de la terre par les Ases

dans  la  mythologie   grecque   le  frêne 

est l'arbre de Poséidon dieu des séismes

dans l'Iliade le javelot       d'Achille est en frêne

pour les Slaves le frêne   frêne    a le pouvoir de chasser

les serpents on se repose  élevé   à son ombre sans crainte

arbre

une chèvre            premier          un aigle est

au sommet          support        perché dans

de l’arbre         du ciel       les branches

yggdrasil         racines     un faucon vit

se nourrit de    plantées   entre les yeux

ses feuilles     -dans la-      d’yggdrasil

-sagesse-

les dieux

dragons &

-géants &

sorcières

l’aigle &

le cerf &

l’écureuil

vivent au

milieu de

-fraxinus-

yggdrasil

excelsior

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jeudi 24 octobre 2024

Fraxinus excelsior 6 Poème du frêne

 tsiep tsiep

gazouillis du pouillot véloce

dans les frênes bourgeonnant tsiep tsiep

masse et coins de métal résonnant le jardinier

fend les rondins de frênes abattus par la maladie

première suée de l’année pour la cuisinière à bois

les forts font l’effort fendre au fer les fûts de frêne

pour le feu on élague à        la scie les branches qui

touchent les murs et    frêne    fenêtres de la maison

la forêt de frênes   élevé     attend la tempête

poésie

les frênes étêtés   taptap    La vieille femme

cicatrisent        pivert         est sortie

au bord du canal  taptap    avec un cageot

la fumée monte  réveil        ramasser

nuage bleu     soleil   le bois mort

spirituel   perçant  des frênes

la brume

à travers

les dômes

22 frênes

en vortex

-racines-

-creusant-

-pivotant-

-défonçant-

le sous-sol

-planétaire-

--fraxinus--

--excelsior--

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lundi 21 octobre 2024

Fraxinus excelsior 5 Usage du frêne

 

le frêne

n’est pas un matériau moderne

pendant des siècles on en a fait du parquet

des barreaux d'échelle des gouvernails des rames

la main du jardinier se ferme sur la poignée en frêne

de la serpe qui élague les branches du frêne

comme une vache le jardinier se frotte le dos

au tronc lisse               d’un frêne seul dans

la frênaie loin du    frêne   monde des affaires

de la finance et   élevé   de la mécanique

lourd

Le jardinier rêve      objets     il rêve du cercle

endormi               bois à        de David Nash

dans son           -polir-    du dragon rouge

hamac de coton      outils      Y Ddraig Goch

suspendu entre       manches   du pays de Galles

deux frênes    pioches         Cymru

pelles

haches

bêches

-armes-

-lances-

javelots

-arc et-

-flèches-

bois dur

flexible

onctueux

fraxinus

excelsior

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posted by Lucien Suel at 10:02 0 comments