mardi 4 mars 2008

Le jardin ouvrier

EDITIONS FLAMMARION
COLLECTION POESIE
dirigée par Yves di Manno.
Parution le 11 mars 2008

Le jardin ouvrier 1995-2003
Ivar CH'VAVAR & camarades

Fondé en 1995, le Jardin ouvrier achèvera sa trajectoire en 2003, au terme de 39 livraisons (et d'une vingtaine de suppléments). De présentation modeste et d'une diffusion quasi confidentielle, cette singulière entreprise va très vite s'avérer l'un des laboratoires les plus actifs de la recherche poétique contemporaine, expérimentant des modes de composition radicalement nouveaux tout en cherchant à rendre compte de l'état d'épuisement actuel de la société. À partir du « cercle picard » que Ch'Vavar avait déjà constitué autour de lui (avec Konrad Schmitt et Lucien Suel notamment), la revue accueille très vite de jeunes collaborateurs, alors presque inconnus - comme Christophe Tarkos, Nathalie Quintane, Olivier Domerg et bien d'autres - qui vont y fourbir leurs premières armes. L'anthologie établie par Ivar Ch'Vavar lui-même retrace l'ensemble de cette aventure collective et en constitue si l'on veut la « matrice », plutôt que la quintessence... La matérialité des textes ici réunis, leur manière de prendre en charge le réel sans rien abdiquer de leurs revendications formelles en font un objet étrange, très éloigné de l'image qu'on a généralement de la «apoésie » -dont la bienséance est ici battue en brèche et les perspectives réinventées.

Un fort volume de 416 pages au format 200 x 200 mm : 25 €
Présentation Philippe Blondeau
En couverture : Dessins Pinocchio par Annette Messagier.

Ivar Ch'Vavar est né à Berck en 1951 et vit à Amiens. Depuis les années 1970, il a animé d'innombrables publications «aclandestines » et fondé en 1985 L'Invention de la Picardie - dont le volume inaugural : Cadavre grand m'a raconté (sous-titré : la poésie des fous et des crétins dans le nord de la France) a été réédité en 2005 par le Corridor Bleu. Inlassable défenseur de la langue picarde, auteur (sous plus de cent hétéronymes) d'une œuvre protéiforme - mais qui reste à découvrir -, il considère le travail collectif accompli autour du Jardin ouvrier comme l'aboutissement (provisoire) d'une recherche menée à l'écart des instances poétiques « officielles ». La revue Plein Chant lui a consacré en 2004 un numéro qui est aussi un hommage à sa longue résistance.

A lire également

sur Remue-net, l'article de Dominique Dussidour
sur le site de Pierre Campion, l'article de Laurent Albarracin
sur le site de Décharge, l'article de Claude Vercey
sur le blog de Charles-Mézence Briseul
dans Poézibao, Journal permanent de la poésie, l'article de Florence Trocmé
sur le Sitaudis, l'article intelligent et enthousiaste de Nathalie Quintane

Dans la Foire à tout, un court extrait
et pour acheter sur le site des éditions Flammarion...


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posted by Lucien Suel at 14:19

5 Comments:

Blogger antoine brea said...

voilà qui va encore me faire dépenser mes quelques sous dans du papier plutôt que dans du vin !

00:20  
Anonymous souvienstoi said...

Beau voyage que je fais dans ton univers bien à toi

17:22  
Blogger S.L. said...

L'ivre de poésie...

10:09  
Anonymous P.Viera said...

Et din l 'Quinzaine n°967 (16-30 april 2008), pagge 27 par
TIPHAINE SAMOYAULT

19:42  
Blogger S.L. said...

Ah, jel savo ! Gramin merci, camarade ! (page 15)
Abéto !
LS

19:50  

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