vendredi 3 mai 2019

Poème express n° 767


Poème express fabriqué en direct via skype pour un groupe d'étudiants de Sciences-Po, Menton.

Photo d'Amand Sonnet, ouvrier à Boulogne-Billancourt, extraite d'Atelier 62, ouvrage de Martine Sonnet aux éditions Le temps qu'il fait. Nous ajoutons cette image au poème express n° 767 en lien avec le commentaire de Piero Cohen Hadria (à lire ci-dessous)

Libellés : , ,

posted by Lucien Suel at 07:08

5 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Attendre le réveil. L'opération a duré un peu plus longtemps que prévu. Trop angoissé, il garde, sur ses genoux, le livre fermé. Comme pour lui offrir une garantie sur la vie, un prochain chapitre. Coriace, ce canapé. Usé par mille autres attentes, à fixer par moment, le bouton d'alerte. Le livre se raconte une autre histoire. On évite de lire la quatrième de couverture de celle qui respire, lui semble-t-il, trop lentement, trop bruyamment. Un infirmier passe sans se soucier de nous. C'est certainement bon signe.

Zéo ¦-)

07:24  
Blogger Lucien Suel said...

Merci Zéo pour ce très beau commentaire !

07:32  
Anonymous ste said...

dans son bouton un bout du canapé

13:47  
Anonymous Anonyme said...

(il y a un jeu (un principe, une obligation, une contrainte, un essai une tentative une nécessité) dans le commentaire du P/E* souvent, c'est de dire la première apparition - un peu comme un cadavre exquis, ou une association libre - quelque chose qui serait du libre cours - et ce 767-là (hors le numéro que je découvre et qui indique un album assez frelaté de Tintin - à la réflexion, je me demande si cette qualification de l'album ne présente pas une espèce de lapalissade - pas tous, allez) (et puis la firme souffre ces temps-ci de turpitudes qu'on ne saurait moquer) (et ces/ses centaines de morts) (je m'égare pardon) ce P/E* donc indique clairement les dernières semaines d'une mère (le livre, dans le sac c'est cette merveille titré "Atelier 62") (Martine Sonnet, le temps qu'il fait 2009) et sa fille qui vient la trouver et lui en lit quelque pages (c'est ce qui vient, voilà un peu plus de dix ans) à chacune de ses visites jusqu'à l'ultime - ce livre qui raconte les jours passés des années cinquante soixante, où son Amand de mari forgeait (à la forge 62) à Billancourt (c'est une vraiment belle évocation, je suis content qu'elle me soit venue) (on devrait en faire un film ) (on pense aussi - un peu de loin, donc - à cet Établi (Robert Linhart, minuit 1978) mais c'était chez Citron à la porte de Choisy)

17:18  
Blogger Lucien Suel said...

Entièrement d'accord pour Atelier 62 !

07:41  

Publier un commentaire

<< Home