lundi 5 novembre 2018

Liste de courts extraits de mes livres préférés - RDO - 61


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Six extraits du roman « Mort d'un jardinier »

ça a débuté comme ça, quelque part sur le chemin tu savais qu’il y aurait des filles des visions, tout quoi, quelque part sur le chemin on te tendrait la perle rare, peut-être que le K-Priss tout comme le D-Liss est une drogue prohibée, dans la brume électrique avec les morts confédérés, le magasin de vins et spiritueux était situé à l’extrémité d’un long ruban de néons, tu as vu pendant toute ta vie sans en excepter un seul les hommes aux épaules étroites faire des actes stupides et nombreux, et déjà tu t’imaginais la nuit, enveloppant ta fille dans un manteau et partant avec elle pour de nouvelles aventures, dussent blanchir tes os jusques en ton cœur, le vent pénètre ton corps, ta colère n’est que l’effervescence de ta pitié, tu n’es pas né dans la chambre de ta mère tu es né sur la table de la cuisine, qu’est-ce que cela fait ? tout est grâce, tu crois que tu es mort presque aussitôt, à travers la barrière entre les vrilles des plantes, tu pouvais les voir frapper, étant enfant quand as-tu entendu parler pour la première fois de la pêche à la truite en Amérique ? tes yeux immenses, ton regard doux et patient où brûle ce feu qui te consume, tout cela est si lent si lourd si triste bientôt tu seras vieux, c’était pendant la première semaine de novembre la semaine où se célèbre l’octave des morts, avec tes yeux de Ma Rainey mourant dans une ambulance, tu avais conscience de l’obscurité et du silence qui régnaient dans le corridor, continue tes promenades et nourris en toi l’amour de la nature c’est la meilleure manière d’apprendre tout ce qu’il faut savoir de l’essence de l’art, quand tu écrivis les pages suivantes tu vivais seul dans les bois en une maison que tu avais bâtie toi-même au bord de l’étang,

PS : "Mort d'un jardinier" publié aux éditions de La Table Ronde, est sorti en librairie, il y a dix ans, le 6 novembre 2008.
Considérons le texte-collage ci-dessus comme un jeu. A vous, lectrices et lecteurs du Silo, d'ajouter dans les commentaires, les titres des livres cités ici.

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posted by Lucien Suel at 07:48

8 Comments:

Anonymous Ph. Billé said...

Je reconnais le début de Voyage au bout de la nuit, me semble-t-il. Pour le reste je cale, quelle honte.

08:25  
Blogger Lucien Suel said...

Merci Philippe. Oui pour débuter le voyage dans les citations, c'est un bon début ! Plus tard (dans un délai raisonnable), je publierai les réponses...

11:49  
Blogger dhytrpo lvhvuu said...

après "Le voyage", c'est "Sur la route", Kerouac. Après Kerouac, les "K-priss" et "D-liss", c'est "le dieu venu du centaure" de Philip K. Dick. Après c'est James Lee Burke (mais là, j'ai triché, j'ai simplement reconnu le titre du film de Tavernier. Le livre, je ne l'ai pas lu). Après, "le ruban de néons", là, je sèche. Et ensuite, "les hommes aux épaules étroites" ça c'est Lautréamont, mais pas l'incipit des "Chants de Maldoror". Et puis après, une longue suite de points d'interrogation jusqu'à "la pêche à la truite en Amérique",où, là, j'ai reconnu le titre du livre de Brautigan. Quant à "tout cela est si lent si lourd si triste", ça, c'est "Mort à crédit" de Céline. Pour le reste, je cale également.

ps : "dhytrpo lvhvuu" = Aldo Qureshi

11:54  
Blogger Lucien Suel said...

Bravo Aldo ! Tout n'y est pas, mais tout est exact ! Oui pour les Chants de Maldoror, ce n'est pas l'incipit. En fait, c'est une erreur de ma part. Ce sont des extraits mais pas toujours pris au début des livres. Je corrige le titre du post en ce sens.

12:07  
Blogger dhytrpo lvhvuu said...

Pour "la première semaine de novembre la semaine où se célèbre l’octave des morts" j'avais pensé à "Under the volcano" de Malcom Lowry, mais, non (je viens de vérifier) ce n'est pas ça...

Ps : je vous remercie encore une fois pour Al Ackerman. C'est le coup de foudre.

12:51  
Blogger Lucien Suel said...

Oui cela aurait pu avoir à faire avec le consul, mais il s'agit d'un livre "fin de siècle". Pour Ackerman, je vous recommande "Maître Ling et autres histoires" excellemment traduit par Philippe Billé.

13:10  
Anonymous Anonyme said...

je n'ai reconnu que Brautigan - j'ai posé "tout cela est si lent si lourd si triste bientôt tu seras vieux," dans google qui m'a fait Céline "Mort à crédit" mais je ne peux pas lire ce type - pour "avec tes yeux de Ma Rainey mourant dans une ambulance" j'ai pensé à Kerouac mais où ? - enfin voilà - j'aime bien "la nature ne fait rien en vain" mais je ne le vois pas cité... :°) - mon inculture me rattrape toujours PCH

07:58  
Blogger Lucien Suel said...

Oui, c'est Mort à crédit. Et pour l'autre, Kerouac n'était pas loin. C'est un extrait du Kaddish que Ginsberg a écrit pour la mort de sa mère.

10:06  

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