samedi 1 décembre 2012

Le Train de Tarkos 14

Christophe Tarkos
Le Train (14)

Des traits nombreux et vifs, transportés

Je n'ai pas attendu pour neutraliser mes envies de manger. Je n'attendais pas, je ne me suis pas attendu pour, je n'ai pas attendu ni pour neutraliser ni pour manger. J'ai mangé. Je n'aimerais pas m'attendre des heures, des jours et des nuits, où m'attendrais-je, pendant des heures, pendant des jours, je n'aurais même pas où m'attendre. Nulle envie de neutraliser la faim en mangeant. En mangeant une de mes denrées qui m'entourent portées dans un de mes sacs de bagage qui s'y trouvent.

Chevauchement saccadé, doucettement saccadé

Moi qui n'ai emmené qu'un bagage. Mais moi qui n'ai qu'un sac pour voyager. Il n'y a qu'un bagage qui m'appartienne. Je n'ai emmené qu'un bagage, c'est un sac. Où on ne trouve qu'un menu fretin, menues miennes, et mon amabilité. J'empaquette, je porte, je range, j'emmène, je ne fane pas.

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posted by Lucien Suel at 10:19

2 Comments:

Anonymous Anonyme said...

J'adore.

Toutes denrées ici consommables avec béatitude et sans ambages ni galbage. Je n'en ai pas l'âge. N'en mène pas large non plus. Je valise, je ne balise pas, je ne valse pas, je n'ai pas le temps. Ni un, ni deux ni trois. Je ne suis pas Brel. Pas très et peut-être que je m'en pou. Je ne mens pas, ne m'en fais pas. Avec ça. Mais si. Si quoi. Du bois sur la planche. Pas de pain.Mais du pin, si.A moi. :D

Zéo ¦-)

09:12  
Blogger Lucien Suel said...

Merci Zéo Tarko !

07:27  

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