mercredi 18 juin 2008

Les Coleman (1)

Nous publions sur ce blog le contenu de l'ouvrage de Les Coleman "Je suis trop vieux pour mourir jeune" , irréflexions & dessins, édité par la Station Underground d'Emerveillement Littéraire en 2005, et aujourd'hui épuisé.

Le crime de l’oiseau en cage est sa capacité à voler.
Pan : le mot qui tue.
L’argent est la base de toute richesse.
Les Martiens ont sans doute cru à l’existence des humains de la même façon que les humains croient à l’existence des Martiens.
Le verre est là pour empêcher l’extérieur de rentrer et l’intérieur de sortir.
Les pigeons chient sur toutes les statues sans discrimination.
L’organe de reproduction des châteaux de sable est le seau.
Les jours font la queue pour devenir aujourd’hui.
Les fenêtres ne font pas comme les gens : elles sont nues dans la journée et habillées la nuit.
Nous sommes le métal attiré par l’aimant de la mort.
Quand les couleurs passent et ternissent, on les remplace par des couleurs fraîches et pimpantes.
On a rarement entendu parler d’un cinéma installé au sommet d’une montagne.

Les sous-marins de luxe ont leurs propres piscines.

Les trains s’arrêtent en gare pour attendre le départ des rails.

Le jour décida de se séparer de la nuit et de suivre sa voie personnelle.

Le verre est silencieux jusqu’à ce qu’il se brise.

Toutes les pièces du puzzle joignirent leurs efforts pour retrouver celle qui manquait.

Chaque page d’un livre connaît la page d’en face par cœur.

Les fenêtres propres voient mieux.

L’œil pense et le cerveau voit.

Le jaune et le bleu se perdent toujours quand ils cherchent le vert.

Le feu a signé un pacte suicidaire avec l’essence.

Le bâton de marche n’était pas trop sûr de ce qu’il devait faire lorsque l’homme commença à courir.

La cuillère adore la chaude caresse de la soupe.

Les jouets sont les enfants du réel.

Le feu d’artifice ne se donne en spectacle qu’une seule fois.

La lumière se cache dans l’ombre.

Tout finit par arriver à ceux qui attendent et si ce n’est pas le cas, il leur suffit d’attendre davantage.

Les gens qui n’ont pas le sens de l’humour ont de la chance. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent.

Traduction L. Suel

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posted by Lucien Suel at 08:44

1 Comments:

Blogger thomas vinau said...

délicieux !

09:58  

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