mardi 5 mars 2013

Sombre Ducasse (version justifiée) 21

rêvé pour l'été ouverte au soleil qui
sèche le sable brun sur les roses des
plages dans le blanc lumineux cuisses
océanes pur canaan laiteux les algues
amollies flottent dans les lagunes tu

verses dans le couchant sur le sommet
des dunes ton doigt tendre glisse qui
tend les corps caverneux et la langue
lape la peau lèche le pieu dessale la

vie animale hâbleur de la fortune tel
un parfum marin a bu dans ce triangle
blond comme souffle une vague sur ces
fauves poissons deux mouettes glacées

gravent nouent leurs noms frissonnant
sous une étoile envapée déroulée dans
le bleu dressant mon raide amour avec
le fil du vent pour ces lèvres rouges

rythmant très pieusement l'entre-deux

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posted by Lucien Suel at 08:18

2 Comments:

Blogger Cédric said...

ducasse bien plus intime

cette plage me parle
l'ai-je foulée

merci pour le souvenir

11:17  
Blogger Lucien Suel said...

Oui. Intimité. Plage. Peut-être, une entre Berck-Plage et Wimereux... Merci pour la lecture.

15:35  

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