samedi 29 décembre 2012

Le Train de Tarkos 17

Christophe Tarkos
Le Train (17)

Je n'ânonne, je n'ai pas deviné, non, je ne devine pas, j'ai ma poterne et mon plafonnier, c'est de la bonne manière, il n'y a pas à en demander plus. Je ne rechigne pas, je garde les plafonnier et poterne qui m'appartiennent, je garde mes poterne et plafonnier, je suis le chevalier de sa majesté, j'ai un siège, installé personnellement, je ne lanterne, je ne lambine, je ne lésine pas, je ne vais pas lésiner, je ne lésine. Je ne rechigne pas. Je ne vais ni me perdre ni m'en aller, ni m'alarmer, ni sonner. Je suis prêt. L'honneur sauf, les cheveux saufs, les yeux saufs, les oreilles, les couilles sauves, je ne rechignerai jamais, je ne m'affinerai, je suis prêt.

Le départ, Départ

Je ne fais pas l'aumône. Je me suis installé dans la salle. Je ne demande pas. Je suis bien. Et n'ânonne, et ne mâche et n'encolle. J'ai entendu ce qu'en son temps son temps en parlait. Je ne transporte pas de denrées. Je n'ai pas à faire l'aumône, je n'ai pas de cheval qui chevauche, ni de poulain et pas plus de jument. Je suis parti en prenant mon bagage et montant.

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posted by Lucien Suel at 10:33

3 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Oh! Là, ce n'est plus du doute dont il s'agit. Je crois que le passager est tombé de l'autre côté de la falaise, là où lèchent les pieds, les jambes, le torse, le cou, la tête, les flammes infernales de l'infâme angoisse

Superbe.

Zéo ¦-)

10:40  
Blogger Elise said...

au-delà des mots

13:41  
Blogger Lucien Suel said...

Merci à vous deux. Rien à ajouter.

08:16  

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